The ARRS : discographie, pochettes et identité visuelle

L’essentiel en 30 secondes

  • The ARRS, groupe de metal hardcore et metalcore français, formé à Paris en 1998.
  • Cinq albums studio, une démo fondatrice, deux live et un EP de fermeture.
  • Une singularité rare dans le metal extrême hexagonal : tout est écrit et chanté en français.
  • Des textes qui convoquent Baudelaire là où le genre se contente en général du slogan.
  • Séparé en 2017 au Trabendo, de retour en 2027 avec un album concept annoncé sur la mainstage du Hellfest.

 

Il y a des groupes qu’on photographie et qu’on oublie. Et il y a ceux devant lesquels on baisse l’appareil deux secondes, parce qu’il se passe dans la salle quelque chose qui ne tient pas dans un cadre.

The ARRS fait partie de la seconde catégorie.

Formé à Paris en 1998, séparé en 2017, de retour en 2027, ce groupe occupe une place à part dans le metal français. Pas seulement parce qu’il a tenu près de vingt ans sans jamais lisser son propos, ni parce qu’il a partagé l’affiche avec Killswitch Engage, Sick Of It All ou Meshuggah. Mais parce qu’il a fait un choix que très peu de groupes de metal extrême français ont osé assumer jusqu’au bout : écrire et chanter dans sa langue. En français. Sans traduction de secours, sans refrain en anglais pour rassurer l’export, sans filet.

Et surtout, parce qu’il l’a fait avec une plume.

Le groupe The ARRS en formation, photo de promo en noir et blanc, attitude déterminée

 

The ARRS en bref

Origine Paris, Île-de-France
Formation 1998
Genres Metalcore, metal hardcore, avec des teintes thrash et death
Langue Français, sur toute la discographie
Albums studio 5
Séparation 11 novembre 2017, Le Trabendo, Paris, complet
Retour Annoncé en juillet 2026 au Hellfest, album concept prévu pour 2027
Site officiel thearrsmetal.com

 

1998, Paris : la persévérance en héritage

The ARRS naît sur les bancs du lycée. Des gamins qui ne se contentent pas d’écouter du metal, ils le vivent à plein temps. On les retrouve à tous les concerts parisiens, dans toutes les salles, à toutes les affiches. Fans avant d’être musiciens, et ça se sentira toute leur carrière.

Alors ils font ce que fait un groupe qui veut exister sans rien attendre de personne. Ils tractent. Flyers à la sortie des concerts, stickers collés dans tout Paris, pochoirs sur les murs et sur les trottoirs. Une campagne de terrain artisanale, à la main, semaine après semaine. Et surtout ils jouent. Partout où c’est possible, tout le temps : des cafés, des squats, des petites salles, et de plus en plus de premières parties qu’on finit par leur proposer parce que leur nom circule. Nostromo, Eths, Inside Conflict, L’Esprit du Clan : la scène parisienne les repère avant l’industrie.

Le tournant arrive avec une date restée mythique pour ceux qui y étaient : l’ouverture pour Eths à La Loco. Ce soir-là, The ARRS passe du statut de groupe de la scène à celui de groupe qu’on suit. Les médias parisiens s’y intéressent, le public aussi.

En mars 2003, le groupe grave enfin quelque chose : Condition Humaine, une démo pensée au départ comme un simple outil de démarchage, pressée à 500 exemplaires. Ils partent si vite qu’il faut en presser 500 de plus. Elle fera bien plus que démarcher. Elle installe The ARRS dans le paysage et fixe les deux marqueurs qui ne bougeront plus : un metal de croisement entre hardcore, thrash et death, et des textes en français assumés.

Reste le nom, un acronyme que le groupe n’a jamais eu besoin d’expliquer. Le mot qui compte, tout le monde l’a entendu sans qu’on le prononce : secte. Pas au sens sombre du terme, au sens de ce qui fédère. The ARRS a toujours eu un public à part, qui ne consomme pas des morceaux mais qui suit un groupe, album après album, année après année, et qui est toujours là dix ans après la séparation. Ce nom, sans avoir jamais servi d’argument de vente, décrivait exactement ce qui allait se passer.

À retenir : cinq ans de scène, de flyers et de premières parties avant le premier enregistrement. Tout le reste de la carrière de The ARRS découle de ce travail de terrain.

 

 

La discographie complète de The ARRS

Année Titre Format Label
2003 Condition Humaine Démo Autoproduction
2005 …Et la douleur est la même Album Beat Them All / PIAS
2007 Trinité Album Active Entertainment / PIAS
2009 Héros Assassin Album Season of Mist
2010 Just Live at Trabendo DVD live Customcore / Season of Mist
2011 Dans la chair et par le sang Live
2012 Soleil Noir Album Verycords / Warner Music France
2015 Khrónos Album Verycords / Warner Music France
2017 Crépuscule EP Autoproduction

 

…Et la douleur est la même (2005)

Le premier album, et le premier choc. Dix titres enregistrés avec Francis Caste, l’une des grandes références de la production metal française, l’homme du Studio Sainte-Marthe à Paris qui signera plus tard le son de Loudblast, Hangman’s Chair, Seth ou Regarde les Hommes Tomber. Pour un premier disque, le groupe ne fait pas les choses à moitié.

Le résultat se vérifie immédiatement sur scène. La date de sortie au Nouveau Casino affiche complet, avec autant de monde dehors que dedans. Pour un premier album, dans un genre extrême, chanté en français, c’est le genre de soirée qui règle le débat.

 

Pochette de l'album Trinité de The ARRS, motif religieux détourné, croix stylisée sur fond sombre

Trinité (2007)

Le disque de la consécration, à nouveau produit par Francis Caste. The ARRS joue le Hellfest cette année-là, et Trinité impose une identité sonore reconnaissable entre mille, portée par un son de basse à part et par une écriture qui attaque frontalement la question religieuse.

C’est aussi le disque où l’ambition littéraire du groupe devient impossible à ignorer. Un exemple, et il vaut toute une démonstration :

« Un ciel lourd et bas, un spleen sans l’idéal. »

The ARRS, Trinité, 2007

Baudelaire est là deux fois dans la même ligne. Le ciel bas et lourd du Spleen, et Spleen et Idéal retourné en négatif : le spleen sans l’idéal, c’est-à-dire la chute sans la rédemption. Six mots. Dans un morceau de metal hardcore français. C’est exactement le niveau d’écriture dont on parle.

L’album pose aussi une image qui reviendra hanter tout le reste de la discographie :

« Héros sans visage, guerriers d’un autre âge. »

The ARRS, Trinité, 2007

C’est déjà, deux ans à l’avance, le titre de l’album suivant.

 

 

Pochette de l'album Héros/Assassins de The ARRS, portrait masqué, ambiance sombre

Héros Assassin (2009)

Le passage chez Season of Mist. Le groupe monte d’un cran en production sans rien perdre de son tranchant, et pose l’une de ses grandes obsessions : l’ambivalence morale, le bourreau qui aime, la victime qui consent. À mi-chemin entre rythmiques punk hardcore et mélodies heavy, l’album installe définitivement The ARRS comme une référence du genre en France.

C’est de là que vient l’une de leurs lignes les plus citées par les fans :

« Tu m’aimeras dans la mort, dans le creux de mes bras. »

The ARRS, Héros Assassin, 2009

Onze mots, une romance et un meurtre dans la même phrase. Trouvez-moi beaucoup de groupes de metalcore capables de ça dans leur propre langue.

L’année suivante, le groupe offre à son public un DVD live intégral, capté à dix caméras au Trabendo à Paris, et distribué gratuitement. Un geste qui dit beaucoup de leur rapport à leur communauté, et qui préfigure le fonctionnement très direct qu’ils ont toujours entretenu avec leur public.

 

Pochette de l'album Soleil Noir de The ARRS, visage en ombres, graphisme noir et or

Soleil Noir (2012)

L’album de la mue. Paskual et Jérôme quittent le groupe après de longues années, Stefo passe à la guitare et Phil à la basse. Nouveau line-up, nouvelle identité visuelle, nouveau label : Soleil Noir sort chez Verycords / Warner Music France.

Plus violent, plus sombre et plus abouti que tout ce qui précède, il est largement considéré comme la meilleure composition du groupe. C’est aussi le sommet de l’écriture :

« Du berceau à la tombe je ressens ma puissance. »

The ARRS, Soleil Noir, 2012

« Ma muse est une dague plantée dans ta poitrine. »

The ARRS, Soleil Noir, 2012

La première est une profession de foi qui tiendrait chez Ferré. La seconde est une définition de l’inspiration comme agression, et il faut avoir un peu fréquenté la poésie noire pour écrire ça sans que ce soit ridicule.

 

 

Pochette de l'album Khrónos de The ARRS, cercle stylisé, couleurs sombres et dorées

Khrónos (2015)

Cinquième album studio, deuxième avec la même formation, toujours chez Verycords / Warner Music France. Francis Caste revient aux manettes : l’album est enregistré, mixé et masterisé d’avril à juin 2015 au Studio Sainte-Marthe. La boucle se referme avec l’homme du premier disque.

Le temps devient le sujet central : ce qu’il prend, ce qu’il use, ce qu’il n’efface pas. Un disque conceptuel dans sa construction, sans jamais tomber dans l’exercice de style, et qui assume treize titres de violence quasi permanente.

C’est aussi l’album le plus collectif de leur carrière, avec quatre invités qui disent bien où se situe The ARRS dans le paysage : Julien Truchan de Benighted sur le titre Khrónos, Alex Erian d’Obey the Brave sur Hors-Norme, Poun de Black Bomb A sur Prophétie, et Kubi de Hangman’s Chair sur le final Le journal de ma haine. Le clip de Hors-Norme donnera au groupe l’une de ses plus larges exposition.

Et c’est sur ce disque qu’on trouve deux des plus belles constructions de toute la discographie :

« On fuit le bien qu’on sème, on fuit le mal qu’on est. »

The ARRS, Khrónos, 2015

« Infidèle aux lois, reste fidèle à toi-même. »

The ARRS, Khrónos, 2015

 

Crépuscule (2017)

Le 5 janvier 2017, le groupe annonce que la tournée à venir sera la dernière, qu’il n’y aura pas de nouvel album, et que l’aventure se terminera par un concert parisien.

Ce sera le 11 novembre 2017, au Trabendo, complet. Rien n’est laissé au hasard, et ceux qui suivent le groupe depuis longtemps le savent : The ARRS aime les signes, les chiffres et les dates. La salle est celle où avait été capté le DVD live offert au public sept ans plus tôt. La date est celle de l’armistice. On ne finit pas une histoire pareille un mardi soir dans une salle prise au hasard.

La raison de l’arrêt n’a rien d’une brouille ni d’une usure artistique. Elle est personnelle, et elle est simple : les enfants arrivent. Plusieurs membres deviennent pères. Et il y a un moment où deux passions ne tiennent plus dans la même vie, parce que la musique, à ce niveau d’intensité, est une passion égoïste. Elle prend les week-ends, les vacances, les mois de tournée, les absences. The ARRS a toujours été un groupe de gens passionnés par la vie autant que par le metal. Ils ont choisi de ne pas faire les choses à moitié, là non plus.

L’EP Crépuscule est le point final assumé, sorti en autoproduction, sans label, sans intermédiaire. Le titre était honnête. Ce n’était pas une nuit, c’était un crépuscule.

À retenir : cinq albums studio, une démo devenue culte, un DVD live offert au public et un EP de fermeture. Une discographie sans disque de trop.

 

Une plume dans un genre qui n’en demandait pas tant

C’est là que se joue l’essentiel, et c’est ce qui rend ce groupe unique dans le paysage.

Le pari du français

Le metal extrême français a très majoritairement chanté en anglais. Pour des raisons d’export, de codes de genre, et parce que le français, avec ses voyelles longues et ses liaisons, résiste à la scansion hardcore. Chanter en français dans ce genre-là, ce n’est pas une posture identitaire : c’est un handicap technique volontaire.The ARRS a fait ce choix dès le premier jour et ne l’a jamais renié. Mieux : le groupe s’en est servi comme d’une arme. Là où l’anglais permet de faire passer des textes faibles derrière une prosodie efficace, le français ne pardonne rien. Chaque phrase est intelligible. Chaque facilité s’entend. Chaque cliché se voit. Écrire en français dans le metalcore, c’est accepter d’être lu autant qu’écouté.

Et c’est exactement là que The ARRS gagne.

Une lignée française, et une place à part dedans

The ARRS n’est évidemment pas seul. Il existe une vraie tradition de metal français chanté en français, et elle a produit des groupes majeurs.

Mass Hysteria a ouvert la voie dès les années 90 et l’a maintenue ouverte pendant trente ans, avec une écriture de fédération, faite pour être reprise par dix mille personnes en même temps. Enhancer a apporté au néo-metal français une langue parlée, directe, urbaine, sans intermédiaire. L’Esprit du Clan a poussé le français vers le hardcore le plus rugueux, avec une gravité et une frontalité qui en ont fait une référence du genre. Lofofora tient depuis trente ans une écriture engagée et frontale qui reste l’une des plus fortes de la scène française. Chacun a résolu le problème du français à sa manière, et chacun l’a fait bien.

The ARRS occupe une case différente dans cette famille. Là où la plupart des groupes francophones cherchent l’impact, le slogan, la phrase qui claque en live, The ARRS a cherché autre chose : la ligne qu’on peut lire seul, sur une feuille, sans musique, et qui tient debout.C’est une différence de nature, pas de qualité. Un texte de Mass Hysteria est fait pour une foule. Un texte de The ARRS est fait pour une foule et pour la relecture. C’est extrêmement rare dans le metal extrême, dans n’importe quelle langue.La génération suivante a fait un autre choix, et il a très bien marché : Landmvrks et Rise of the Northstar ont conquis l’international en écrivant en anglais, et ont porté le metalcore français plus loin qu’il n’était jamais allé.

Mais il y a un détail que tout le monde a remarqué en concert. Rise of the Northstar glisse, sur quelques titres, des phrases en français. Et à chaque fois, l’effet sur le public est sans commune mesure avec le reste du morceau. La salle décolle. Ce n’est pas une coquetterie, c’est une démonstration : quand une foule française comprend chaque mot en temps réel, l’impact change de nature.

C’est exactement ce que The ARRS a compris vingt ans plus tôt, et ce qu’il a tenu sur cinq albums sans jamais cligner.

Il faut le dire clairement : sur le plan strictement littéraire, dans le registre le plus extrême du metal hexagonal, il n’y a pas beaucoup de plumes de ce niveau. On est plus proche de la chanson française noire, de Ferré ou de Thiéfaine, que du lyric sheet de metalcore.

Les grands thèmes

La foi et sa trahison. Dès Trinité, le religieux n’est pas un ornement esthétique mais un procès. Ce qui est visé, ce n’est pas la croyance : c’est ce qu’on en fait, l’autorité qu’on en tire, la soumission qu’on en exige. Le disque parle de martyrs oubliés, de bénédictions creuses, de sacrifices inutiles sur l’autel des erreurs passées.

La dualité morale. Héros Assassin pose le titre le plus juste de toute la discographie : deux mots qui ne devraient pas cohabiter, collés sans conjonction. Le héros est l’assassin. C’est la même personne, et tout le disque tient là-dessus.

La puissance et la mort. La ligne « Du berceau à la tombe je ressens ma puissance » n’est pas de la bravade adolescente. C’est une affirmation de continuité : la force ne vient pas malgré la finitude, elle vient de la finitude.

Le temps et la mémoire. Khrónos referme le cycle sur ce qui use tout et n’efface pas tout, entre les rives du temps, la vingt-cinquième heure et les quatre horizons.

L’orgueil comme survie. Et cette phrase, qui pourrait servir de devise à toute la carrière :

« Le regard des autres n’importe qu’aux faibles. Aucune marque de paix sur mon visage. »

The ARRS

À retenir : The ARRS est un groupe de metal français qui chante en français, et qui en a fait une exigence d’écriture tenue sur cinq albums. C’est ce qui le rend unique dans le metalcore hexagonal.

La scène : là où tout se vérifie

On peut discuter d’un album. On ne discute pas d’un concert de The ARRS. Leur réputation de prestations ravageuses est la constante la plus citée de toute leur carrière, et c’est elle qui a construit le reste.

Elle s’est bâtie là où elle doit se bâtir : dans la durée, salle après salle. Furyfest 2005. Hellfest 2007. Betizfest. Dour 2016. Des centaines de dates européennes après le premier album. Et des premières parties qui valent bulletin de notes, dont une à l’Olympia en ouverture de Mass Hysteria.

Détail qui vaut le détour : le 25 août 2007, à Saint-Avé dans le Morbihan, The ARRS ouvre l’affiche de la toute première édition du Motocultor Festival, devant plusieurs centaines de personnes. Le même festival réunit aujourd’hui des dizaines de milliers de festivaliers à Carhaix et programme Slayer, Sepultura ou Gojira. Il a commencé avec The ARRS en haut de l’affiche.

C’est ce genre d’image qui explique mieux qu’un texte pourquoi ce groupe compte. La fin d’un set, quand la salle est encore debout et que plus personne ne joue.

Sur scène, le français change tout. Le public ne subit pas un texte, il le renvoie. Une salle française qui reprend une ligne écrite en français, ce n’est ni le même volume ni le même engagement corporel qu’un refrain anglais appris phonétiquement. C’est là que le choix de la langue cesse d’être un handicap et devient l’avantage décisif du groupe.

À retenir : la scène est le lieu où la thèse de The ARRS se démontre. Écrire dans sa langue, c’est se donner un public qui comprend ce qu’il hurle.

Le line-up

Le noyau du groupe, c’est un trio resté en place de la première démo au dernier concert : Nicolas Laurent au chant, auteur de l’intégralité des textes, Pierre Acedo à la guitare, et Vincent « Toki » Bertuit à la batterie, présent dès Condition Humaine en 2003. Quinze ans à trois, dans le metal, ça ne court pas les rues.

Autour d’eux, la formation a connu deux grandes époques. La première s’appuie sur Mathieu « Paskual » Arnal à la guitare et Jérôme Nalet à la basse, jusqu’en 2011. C’est le line-up des trois premiers albums.

En 2012, le renouveau : Stéphane « Stefo » Martin arrive à la guitare et Philippe Cavaciuti à la basse. C’est cette formation qui enregistre Soleil Noir puis Khrónos, et qui referme l’histoire au Trabendo en 2017.

Mise à jour, août 2026 : le retour

En juillet 2026, The ARRS a annoncé son retour. Pas par communiqué, pas par teaser Instagram : en direct, sur la mainstage du Hellfest, en featuring avec Enhancer.

Il faut mesurer ce que ça représente. Deux groupes du metal français chanté en français, sur la plus grande scène du plus grand festival metal d’Europe, et une annonce de retour lâchée au milieu d’un set devant plusieurs dizaines de milliers de personnes. Personne n’avait jamais tenté ce format. Ceux qui y étaient s’en souviennent encore.

Un nouvel album est annoncé pour 2027, conçu comme un concept album. Le site officiel a été entièrement reconstruit autour de ce projet et se transforme au fil des étapes de la création, avec une communauté de fans, le Premier Cercle, associée au processus.

Trois raisons de considérer ce retour comme l’un des événements majeurs du metal français de 2027.

1. Le disque le plus attendu de l’année. Dix ans après Crépuscule, sur un groupe qui n’avait rien laissé en suspens et dont la séparation était propre et assumée, un retour n’était pas dans les cartes. Le format concept album, sur une discographie déjà écrite comme un ensemble cohérent et par un auteur qui n’a jamais rendu une ligne faible, place la barre très haut.

2. La scène. C’est là que The ARRS a toujours été imbattable, et c’est la chose qui se perd le moins. Un groupe dont la réputation live a été le principal moteur pendant vingt ans revient avec exactement le même argument. Les programmateurs de festivals le savent, et The ARRS devrait être l’une des affiches françaises les plus demandées de la saison.

3. Le moment. Le metalcore français n’a jamais été aussi visible qu’aujourd’hui, et la question du chant en français n’a jamais été aussi ouverte. Le groupe qui a défendu cette position quand elle était minoritaire revient au moment exact où elle redevient centrale.

Les dates ne sont pas encore annoncées. Le site officiel, thearrsmetal.com, centralise les annonces.

À retenir : annonce en direct sur la mainstage du Hellfest en juillet 2026, album concept en 2027, et une réputation scénique intacte. Il y a peu de retours dont on peut dire ça.

 

The ARRS en concert, énergie scénique, lumière rouge, photo Eric Canto

LA photo de fin de concert à l’Olympia, première partie de Mass Hysteria.

FAQ : The ARRS

Qui est The ARRS ?

The ARRS est un groupe de metalcore et de metal hardcore français, formé à Paris en 1998. Il est l’une des rares formations du metal extrême hexagonal à avoir chanté intégralement en français sur toute sa discographie.

Quand The ARRS a-t-il été formé ?

En 1998, à Paris. La première démo, Condition Humaine, sort en mars 2003, et le premier album en 2005.

Combien d’albums studio compte The ARRS ?

Cinq : …Et la douleur est la même (2005), Trinité (2007), Héros Assassin (2009), Soleil Noir (2012) et Khrónos (2015). S’y ajoutent la démo Condition Humaine (2003), le DVD live Just Live at Trabendo (2010), Dans la chair et par le sang (2011) et l’EP Crépuscule (2017).

The ARRS chante-t-il en français ?

Oui, intégralement, depuis 1998. Tous les textes sont signés Nicolas Laurent.

Qui a produit les albums de The ARRS ?

Francis Caste, référence de la production metal française et fondateur du Studio Sainte-Marthe à Paris, a produit les deux premiers albums puis est revenu aux manettes pour Khrónos en 2015.

Pourquoi le groupe s’est-il séparé en 2017 ?

Pour des raisons personnelles, principalement l’arrivée d’enfants chez plusieurs membres. L’arrêt est annoncé le 5 janvier 2017 : une dernière tournée, pas de nouvel album, et un concert final le 11 novembre 2017 au Trabendo à Paris, à guichets fermés.

The ARRS est-il de retour ?

Oui. Le retour a été annoncé en direct sur la mainstage du Hellfest en juillet 2026, en featuring avec Enhancer, avec un album concept prévu pour 2027.

Quand sort le nouvel album de The ARRS ?

En 2027. Il s’agit d’un concept album, dont la création est documentée au fil des mois sur le site officiel et les réseaux du groupe.

Où voir The ARRS en concert en 2027 ?

Les dates ne sont pas encore annoncées à ce jour. Elles seront publiées sur thearrsmetal.com et sur les réseaux du groupe, où une liste de diffusion permet d’être informé en priorité.

Par quel album commencer ?

Soleil Noir (2012) pour l’équilibre entre violence et écriture, considéré par beaucoup comme leur sommet. Khrónos (2015) pour les invités et la construction. …Et la douleur est la même (2005) pour comprendre d’où ils viennent.

Pour aller plus loin

Liens internes suggérés pour le blog : l’article Mass Hysteria au Trianon, le dossier pochettes d’album, le guide photo de concert.

Photographies : Eric Canto. Toute reproduction sans autorisation écrite est interdite.

Extraits de textes reproduits avec l’autorisation du groupe. Paroles : Nicolas Laurent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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