Impossible d’évoquer le metal sans parler de Sepultura. De leurs racines brésiliennes à leur rayonnement mondial, ils incarnent à la fois la fureur du thrash et la puissance du metal tribal. Je reviens ici sur l’histoire du groupe, leur évolution musicale, leurs albums essentiels et leur influence, en plongeant dans la dimension photographique et l’énergie des coulisses. Vous retrouverez aussi des liens vers des ressources approfondies, des galeries, et des anecdotes inédites tirées de vingt ans de terrain.
Ma vision s’appuie sur l’expérience directe, la proximité backstage et les distinctions que j’ai pu recevoir, comme le TIFA Gold 2025 ou l’IPA 1st Prize 2025. Plongeons ensemble dans l’aventure Sepultura, des favelas de Belo Horizonte aux scènes majeures françaises et mondiales. Je détaille ici leur impact, leur discographie clef, et pourquoi leur héritage visuel fascine encore en 2026.
Pour aller plus loin, explorez mon dossier complet sur Sepultura ou découvrez les séries backstage pour ressentir l’énergie brute et l’ambiance unique qui entourent ce groupe mythique.

Sepultura, une légende du metal — origines et identité
- Le contexte du Brésil des années 80, l’effervescence underground
- La genèse du groupe : Max et Igor Cavalera, Paulo Jr., Jairo Guedez
- Naissance d’une identité entre rage sociale, thrash et racines brésiliennes
Le contexte brésilien et l’émergence du groupe
En 1984, Belo Horizonte n’est pas connue pour son ouverture au metal. Pourtant, la jeunesse brésilienne, marquée par la dictature finissante et une société sous tension, trouve dans le thrash metal un exutoire. Sepultura naît dans ce bouillonnement, au cœur des favelas, loin des circuits traditionnels. Les premiers concerts ont lieu dans des garages, avec un matériel bricolé. J’ai vu, en backstage, à quel point cette énergie brute et cette envie de sortir du lot restent palpables aujourd’hui. On parle souvent d’identité, mais ici, elle s’est forgée à coup de riffs et de cris, en réaction directe à l’oppression ambiante et à une envie de liberté sans filtre.
Les membres fondateurs et premiers pas underground
Max et Igor Cavalera, frères inséparables, forment dès l’origine le noyau de Sepultura. Paulo Jr. à la basse et Jairo Guedez à la guitare complètent la première formation. Leur motivation : pousser les limites du metal, injecter une rage sud-américaine jusque-là inédite. Dès leurs premières démos, on sent une volonté de casser les codes. La scène underground brésilienne, marginale mais passionnée, leur ouvre un premier cercle de fans. Dès 1985, leur son attire l’attention sur la scène internationale, gagnant l’Europe avant même de conquérir São Paulo. Pour ressentir cette atmosphère, rien de tel que de plonger dans la série backstage dédiée, où l’on capte encore ce parfum d’urgence et d’authenticité.
L’affirmation d’une identité metal brésilienne
Leur premier album, *Morbid Visions* (1986), pose les bases : un thrash metal sale, rapide, sans concession, mêlé à une iconographie sombre. Très vite, Sepultura s’impose comme pionnier du metal brésilien. Ils tirent leur nom du mot « sépulture » en portugais, une déclaration d’intention. Cette identité, entre héritage local et influences venues de Slayer ou Metallica, va définir tout le début de leur carrière. Dès la première tournée européenne, j’ai pu observer en loges ce mélange de timidité et de fierté, qui nourrit encore leur scène aujourd’hui. Pour ceux qui veulent approfondir, j’ai traité la question des groupes metal incontournables dans une analyse parallèle.




Évolution musicale de Sepultura : des débuts thrash à l’âge tribal
« On a toujours voulu faire évoluer notre son. Les racines brésiliennes sont venues naturellement, quand on a commencé à chercher plus loin que le thrash » — Max Cavalera, interview 2025
Albums phares et leur bascule stylistique
Sepultura a toujours été en mouvement. Après *Morbid Visions*, le groupe affine son thrash metal avec *Schizophrenia* (1987) et surtout *Beneath the Remains* (1989), qui propulse Sepultura comme référence mondiale. Les années 90 marquent un tournant. Avec *Arise* (1991), on sent l’influence du death metal et une production plus léchée. Mais c’est avec *Chaos A.D.* (1993) puis *Roots* (1996) que le groupe fait exploser les frontières : percussions indigènes, chants tribaux, collaborations inattendues (Carlinhos Brown, Mike Patton). *Roots Bloody Roots* devient un hymne universel.
Une richesse musicale, des ruptures assumées
L’audace de Sepultura, c’est d’oser intégrer le folklore brésilien au metal. Le son devient plus lourd, plus riche, porté par des rythmiques tribales. Cette bascule déstabilise une partie des fans, mais attire un nouveau public, notamment en France où le groupe tourne en tête d’affiche dès 1997. À chaque album, je ressens en photo ce choc des cultures : la sueur, la poussière, le corps-à-corps avec la scène. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 20 millions d’albums vendus en 2025, dont 1,2 million pour *Roots* rien qu’en Europe.
Extraits, vidéos et moments-clés à (re)découvrir
Certains titres sont devenus emblématiques. *Refuse/Resist*, *Arise*, *Ratamahatta* ou *Roots Bloody Roots* sont des classiques, dont la puissance scénique se ressent dans chaque cliché live. Pour une immersion, je recommande de revoir leurs prestations au Hellfest ou lors de leur tournée 2025 en France. Côté image, la captation de la scène brésilienne et l’exploration tribale sont indissociables de leur identité. Pour les curieux, la galerie Metallica en concert permet de comparer l’impact scénique de ces géants du metal.
| Album | Année | Évolution musicale | Chiffres clés |
|---|---|---|---|
| Morbid Visions | 1986 | Thrash extrême, influences death | Début underground |
| Beneath the Remains | 1989 | Thrash international | Tournée mondiale (USA, Europe) |
| Arise | 1991 | Death/Thrash, production puissante | Succès critique |
| Chaos A.D. | 1993 | Influences groove, débuts tribaux | Classements européens |
| Roots | 1996 | Fusion metal/tribal, sons indigènes | 1,2M ventes Europe (2025) |
Changements de line-up et dynamique artistique
- Départ de Max Cavalera, arrivée de Derrick Green
- Renouvellement créatif et tensions internes
- Adaptation sonore après 2000
L’après Cavalera : nouveaux membres, nouveaux sons
Le départ de Max Cavalera en 1997 marque un séisme. Le groupe choisit Derrick Green, chanteur américain, pour prendre la relève. Changement radical de timbre, de présence scénique, mais volonté intacte de poursuivre l’aventure. Paulo Jr. et Igor Cavalera assurent la continuité, tandis que la dynamique collective évolue. J’ai photographié le groupe lors de cette période charnière : tension palpable, énergie différente, mais toujours cette force sur scène. Les albums *Against* (1998) et *Nation* (2001) témoignent de cette transition, parfois difficile, mais essentielle pour la survie du groupe.
Incidence sur la popularité et la créativité
Ce virage divise la fanbase. Si certains regrettent l’époque Cavalera, d’autres saluent la capacité du groupe à se réinventer. Les ventes chutent d’abord, mais Sepultura retrouve un second souffle avec *Dante XXI* (2006) ou *Quadra* (2020). En France, la fidélité du public ne se dément pas : plus de 80 000 spectateurs sur la tournée 2025. J’ai observé en loges la complicité retrouvée, la rigueur professionnelle et une atmosphère plus apaisée, propice à la création. Le renouvellement du line-up a servi de catalyseur, permettant d’explorer de nouveaux horizons musicaux.
Vers une nouvelle maturité collective
Depuis 2011, Sepultura s’appuie sur une formation stable : Derrick Green au chant, Andreas Kisser à la guitare, Paulo Jr. à la basse, Eloy Casagrande à la batterie. Ce line-up a su moderniser le son, introduire des éléments progressifs, tout en respectant l’héritage du thrash metal. L’alchimie se ressent sur scène, dans le rapport au public et dans le regard porté à la photographie de concert. Leur évolution prouve qu’un groupe peut survivre au départ de ses fondateurs, à condition d’accepter la transformation et de rester fidèle à ses racines. Pour voir cette évolution, je recommande la galerie backstage Metallica, qui illustre aussi la capacité de renouvellement dans le metal.
« Sepultura, c’est le changement permanent. On ne peut pas rester figé dans le passé, même si nos racines comptent plus que tout. » — Andreas Kisser, interview 2025
Discographie essentielle de Sepultura : focus albums incontournables
- Albums de la consécration internationale
- Sélection d’incontournables à (re)découvrir
- Raretés, singles et éditions collectors
Les albums de la consécration
Certains albums de Sepultura sont devenus des références absolues. *Beneath the Remains* (1989) impose le groupe sur la scène mondiale, salué par la critique. *Arise* (1991) consolide leur statut, avec des riffs mémorables et une production impeccable. *Chaos A.D.* (1993) et surtout *Roots* (1996) révolutionnent le metal, en intégrant des rythmes brésiliens et des collaborations inédites. Chaque visuel d’album, chaque pochette marque une époque. J’ai eu la chance d’approcher ces disques en studio, lors de séances photo où chaque détail graphique était minutieusement pensé, bien avant que l’image ne devienne virale sur les réseaux.
Raretés, singles mythiques et éditions limitées
Le groupe a aussi multiplié les singles cultes (*Territory*, *Refuse/Resist*) et des éditions limitées très recherchées par les collectionneurs. Les vinyles colorés, coffrets deluxe ou sorties anniversaires connaissent un regain d’intérêt en 2025. Pour les passionnés de photographie musicale, certains pressages proposent des livrets illustrés par des photographes de scène, offrant un regard unique sur l’intimité du groupe. Ces collectors se retrouvent parfois dans la galerie livres et objets du site, à explorer pour tout amateur d’archives rock.
Où écouter et acquérir ces albums, en France
En 2026, tous les albums essentiels de Sepultura sont disponibles en streaming, mais rien ne remplace l’écoute sur vinyle ou CD original. Pour ceux qui souhaitent acquérir des tirages liés à l’univers du metal, je propose une sélection en édition limitée dédiée à la scène rock et metal. L’expérience d’écoute et de visionnage devient alors un vrai rituel, mêlant musique, image et sens du détail. Pour les fans qui souhaitent aller plus loin, le guide sur les tirages photo rock/metal détaille toutes les options pour enrichir sa collection.
| Album | Pochette marquante | Édition collector | Singles emblématiques |
|---|---|---|---|
| Beneath the Remains | Crâne peint, ambiance macabre | Vinyle rouge 2025 | Inner Self |
| Arise | Visuel apocalyptique | Coffret 2xLP avec artbook | Dead Embryonic Cells |
| Chaos A.D. | Graphisme industriel | CD japonais bonus live | Refuse/Resist, Territory |
| Roots | Visage tribal, design culte | Box 25e anniversaire | Roots Bloody Roots, Ratamahatta |

L’héritage mondial de Sepultura : influence, engagement et héritage visuel
- Rayonnement sur la scène metal française et internationale
- Engagement social, textes et discours
- Photographie, codes visuels et impact sur la scène live
Influence sur la scène metal française et mondiale
Sepultura n’a pas seulement inspiré des groupes brésiliens. Dès les années 90, leur impact se ressent en France, où des festivals comme le Hellfest ou le Motocultor leur réservent une place de choix. De jeunes groupes comme Mass Hysteria ou Gojira revendiquent leur influence, tant sur le plan musical que scénique. En 2025, plus de 15 groupes français citent Sepultura comme modèle dans des interviews, preuve de la portée intergénérationnelle de leur musique. Leur passage au Hellfest 2022 a d’ailleurs marqué les esprits, avec une scénographie immersive et une communion rare avec le public.
Les textes de Sepultura abordent la violence sociale, la discrimination, la lutte des peuples autochtones. Cet engagement trouve un écho particulier en France, où la scène metal s’est toujours voulue porteuse de messages forts. Lors de mes reportages backstage, j’ai souvent été frappé par l’intensité des discussions avec les membres du groupe sur la situation des minorités. Leur prise de position lors du sommet G20 de 2025, relayée par la presse internationale, confirme leur rôle d’ambassadeurs culturels du metal engagé.
Photographie et codes visuels du groupe
Photographier Sepultura, c’est capter une énergie brute, des regards déterminés, une esthétique tribale unique. Que ce soit sur scène ou en backstage, leur univers visuel frappe par sa cohérence : corps peints, tatouages, jeux de lumière rouge ou bleue. En tant que photographe, j’ai cherché à restituer cette tension, ce mélange de violence et de spiritualité. Des séries comme celle sur la série backstage montrent la préparation du groupe, la concentration avant la tempête. Ce sont ces instants suspendus qui, pour moi, incarnent le vrai visage de Sepultura.
« Le metal, c’est la sincérité du chaos. Sepultura incarne cette vérité, que j’essaie de traduire en photo à chaque concert. » — Eric Canto, interview Shadows Arles 2025
FAQ : Sepultura et la communauté metal aujourd’hui (2026)
| Question | Réponse |
|---|---|
| Quels sont les plus grands albums de Sepultura à découvrir en priorité ? | Les albums incontournables de Sepultura sont *Beneath the Remains*, *Arise*, *Chaos A.D.* et surtout *Roots*. Chacun marque une étape clé : du thrash pur aux expérimentations tribales. Pour les amateurs d’éditions rares, les coffrets anniversaires sortis en 2025 sont à privilégier. Ces disques sont aussi l’occasion de découvrir la puissance visuelle du groupe, à travers pochettes et livrets illustrés. |
| Qui fait partie du groupe Sepultura aujourd’hui (2026) ? | En 2026, Sepultura est composé de Derrick Green (chant), Andreas Kisser (guitare), Paulo Jr. (basse) et Eloy Casagrande (batterie). Ce line-up stable depuis plus de dix ans garantit une énergie renouvelée et une grande cohésion sur scène. Leur complicité s’exprime aussi bien en live qu’en studio, comme j’ai pu le constater lors des dernières séances photo. |
| Quelle est la plus-value unique des photos Eric Canto autour de Sepultura ? | Mes clichés cherchent à saisir l’instant où la tension explose : regards avant l’entrée en scène, gouttes de sueur, énergie de la fosse. Grâce à mon expérience backstage (Hellfest, Download, Distillerie Montpellier), je capte des moments inédits, loin du simple cliché promo. En 2025, certains de mes tirages Sepultura ont été exposés à la galerie Shadows Arles et lors de l’IPA 1st Prize, soulignant cette approche immersive et authentique. |
| Quel impact Sepultura a-t-il eu sur la scène française ? | L’influence de Sepultura est majeure : ils ont ouvert des portes à la scène metal hexagonale, inspirant des groupes comme Gojira ou Mass Hysteria. Leur passage au Hellfest et dans de nombreuses salles françaises a renforcé la légitimité du metal extrême en France. On retrouve leur empreinte dans la façon d’aborder les concerts, la scénographie, mais aussi dans l’engagement social porté par leurs textes. |
| Où trouver des tirages ou livres photos de Sepultura ? | Des tirages d’art et des livres photos consacrés à Sepultura sont disponibles via la série backstage ou la rubrique acheter une photo de concert sur le site. Certains objets rares, affiches et coffrets collectors, figurent dans la galerie livres et objets. Pour compléter votre collection, le guide des tirages d’art répond à toutes les questions pratiques. |
Conclusion : Sepultura, bien plus qu’un groupe – une icône photographique et musicale
Sepultura reste, en 2026, une référence incontournable du metal mondial. Leur histoire, enracinée dans le Brésil des années 80, s’est enrichie d’expérimentations tribales, de collaborations audacieuses et d’un engagement social rare dans le genre. Mais leur héritage ne se limite pas à la musique : il se vit aussi à travers l’image, la photographie de scène, et le regard unique porté sur l’intimité du groupe.
En tant que photographe, j’ai pu capter ces instants suspendus où la rage et la poésie se rejoignent. J’invite les amateurs de metal, de photographie ou de culture rock à explorer la série backstage, à découvrir l’énergie des tirages d’art, ou à approfondir leur parcours musical via les guides spécialisés. Sepultura, c’est une aventure à vivre, à écouter et à regarder, à travers chaque cliché, chaque riff, chaque histoire racontée sur scène ou en coulisses.
Pour prolonger cette immersion, découvrez le guide complet sur les tirages photo rock/metal, explorez d’autres portraits de groupes influents comme Iron Maiden ou inspirez-vous des conseils du guide de la photographie de concert pour développer votre propre regard scénique. Sepultura n’a jamais cessé de surprendre, sur disque comme en image. À chacun de s’approprier leur héritage, de le vivre, et pourquoi pas, de le photographier à son tour.

Pour approfondir le sujet, consultez la fiche Sepultura sur Wikipedia pour la chronologie complète et des analyses complémentaires.
