par Eric CANTO | Oct 31, 2026 | Décorer avec une photo
Justice a fait quelque chose que personne n’avait tenté en électronique : mettre un mur d’amplis Marshall sur scène, une croix lumineuse au centre, et jouer debout derrière une console comme un groupe de rock. Sur l’Access All Arenas Tour, en 2012, ce dispositif est à son sommet.

Le tirage Justice
Edition originale de 30 exemplaires, signes et numerotes a la main, tires sur Hahnemuhle Photo Rag et fabriques en France.
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Le duo qui a mis le rock dans l’électro
Gaspard Augé et Xavier de Rosnay forment Justice à Paris au milieu des années deux mille. Le premier album, souvent désigné par sa croix, sort en 2007 et impose un son saturé, compressé, plus proche du hard rock que de la house.
« D.A.N.C.E. » puis « Genesis » installent le duo à l’échelle internationale. Le live A Cross the Universe remporte un Grammy en 2009. Audio, Video, Disco (2011) précède cette tournée et pousse encore le rapprochement avec le rock des années soixante-dix.
Le dispositif scénique, avec sa croix lumineuse et son mur d’amplis, devient une signature visuelle si forte que des dizaines d’artistes électroniques la reprendront ensuite sous une forme ou une autre.

Photographier deux personnes immobiles
Le problème est frontal : les deux musiciens restent derrière leur console pendant tout le concert, à peu près au même endroit, avec des gestes courts. Il n’y a ni déplacement, ni chorégraphie, ni contact avec la salle.
Le sujet réel devient donc le dispositif. La croix, le mur d’amplis, les faisceaux qui partent vers le public. On cadre large, on compose autour de la symétrie, et les musiciens deviennent deux silhouettes au centre d’une architecture lumineuse. C’est de la photographie de scénographie plus que de portrait.
La difficulté technique tient au décalage d’intensité : la croix et les amplis sont beaucoup plus lumineux que les visages. Exposer pour les visages fait exploser tout le décor et détruit précisément ce qui fait l’image. Il faut exposer pour la croix et accepter deux silhouettes sombres devant.

La symétrie comme parti pris
Rares sont les concerts où le cadrage strictement centré et symétrique est le bon choix. Ici, c’en est un. La scénographie est construite sur un axe, et une image décentrée donne une composition bancale sans rien gagner en dynamisme.
Cela suppose de se placer au centre exact de la fosse, ce qui est la position la plus disputée. Comme souvent, l’image tient à un choix logistique fait avant le premier morceau plutôt qu’à un réglage de boîtier.
Le tirage : une géométrie qui appelle le grand format
Une image construite sur une architecture lumineuse symétrique fonctionne comme une affiche : elle se lit à distance, immédiatement, et gagne à occuper un mur entier. En petit format, la croix et le mur d’amplis deviennent des détails et l’image perd tout son sens.
Le Hahnemühle Photo Rag® 308 g, coton mat, tient les zones saturées de lumière sans les rendre plates et conserve un noir dense autour. Tirage en édition originale de trente exemplaires, tous formats confondus, numérotés de 1/30 à 30/30, signés à la main, avec certificat d’authenticité nominatif et embossé. Fabrication française. Formats et conditions sur la page tirages électro.
Quand le décor devient le sujet
Il existe une catégorie de concerts où la scénographie compte davantage que les musiciens, et où le photographe doit l’admettre. C’est vrai des grandes productions électroniques, ça l’est aussi des tournées à dispositif fort comme celle-ci.
Le réflexe de chercher malgré tout le portrait est ce qui produit les images les plus décevantes de ce genre de soirée : un visage mal éclairé derrière un ordinateur, sans intérêt ni pour le fan ni pour le collectionneur. Assumer que l’image raconte un dispositif, une époque et une esthétique donne des tirages beaucoup plus forts.
Retrouvez cette image en tirage d’art signé et numéroté : Justice, Access All Arenas Tour (2012).
par Eric CANTO | Oct 30, 2026 | Décorer avec une photo
Au Secret Place de Montpellier, en 2019, il n’y a pas de fosse, pas de barrière, pas de zone photographes. On est dans le public, le public est dans le groupe, et le groupe descend régulièrement dans la salle. Le hardcore se photographie à hauteur d’homme ou pas du tout.
Le tirage WALLS OF JERICHO
Tirage d’art en édition originale, 30 exemplaires numérotés et signés à la main, papier Hahnemühle Photo Rag®, permanence 115 ans sous verre anti-UV.
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Walls of Jericho, une voix féminine dans le metalcore américain
Rien de décoratif ici, l’énergie est brute, l’attitude directe, l’intégrité hardcore revendiquée.
Sur scène, le groupe se donne pour ce qu’il est : rapide, tendu, physique. La réputation de Walls of Jericho s’est bâtie sur ses concerts, souvent dans des salles modestes où la distance entre le groupe et le public disparaît. C’est là que la voix de Candace prend toute sa dimension, à quelques mètres, dans le grain et la sueur.

Photographier Walls of Jericho : renoncer au recul
Dans ce genre de salle, sans recul possible, le choix se fait avant tout à l’objectif : un grand angle assumé, quitte à déformer les premiers plans, pour rester fidèle à la sensation de proximité brutale du concert. La difficulté n’est pas de cadrer large, c’est de garder une image lisible au milieu d’une fosse qui déborde en permanence dans le champ.

Le tirage : édition originale et papier Hahnemühle
Les images faites dans ces conditions sont brutes, souvent à haute sensibilité, avec un grain assumé. Un papier mat coton comme le Hahnemühle Photo Rag® restitue cette texture sans la transformer en défaut. Tirage en édition originale de trente exemplaires numérotés et signés à la main, avec certificat d’authenticité. Formats et conditions sur la page tirages metal.
Accroché, ce type de tirage détonne à côté d’une photo de stade. Il ne montre pas un spectacle, il montre une salle, une distance courte et une intensité qui ne se met pas en scène.
Photographier sans barrière, ce que ça change vraiment
Dans une salle de trois cents personnes sans séparation, la première contrainte n’est pas la lumière mais l’intégrité du matériel. Un boîtier à bout de bras dans un pit hardcore prend des coups, et une optique à pare-soleil sorti fait office de bélier. On travaille avec une sangle courte, un seul boîtier, et une focale fixe pour éviter d’avoir à changer d’objectif au milieu de la foule.
La deuxième contrainte est la lumière : quelques projecteurs fixes, souvent rouges, parfois un seul blanc de face. On tourne à pleine ouverture, à des sensibilités qui feraient hurler un puriste, et on accepte le résultat. Le grain n’est pas un accident sur ce répertoire, il en fait partie.
Le bénéfice est unique. Sans barrière, la distance entre le musicien et l’objectif devient la même que celle entre le musicien et le public, et l’image le montre. Ce sont des photographies impossibles à refaire en salle assise ou en festival, et c’est ce qui leur donne leur valeur documentaire.
Une scène qui se photographie en connaissance de cause
Le hardcore a ses codes, et les ignorer se paie immédiatement. Le chanteur tend le micro vers la salle et attend qu’on reprenne, les gens montent sur scène et sautent, le pit s’ouvre et se referme au signal. Un photographe qui ne connaît pas ces mécaniques passe le concert à réagir avec une seconde de retard.
Connaître le répertoire change tout : on sait quel morceau déclenche le mur, à quel moment le micro part dans le public, quand le chanteur va descendre. Les images fortes de ce type de soirée ne sont jamais des surprises pour celui qui les fait, elles sont attendues et préparées, parfois plusieurs morceaux à l’avance.
Retrouvez cette image en tirage d’art signé et numéroté : Walls of Jericho – Secret Place, Montpellier (2019).
par Eric CANTO | Oct 29, 2026 | Décorer avec une photo
The Prodigy jouait de la musique électronique avec l’attitude d’un groupe punk, et cela se voyait d’abord sur scène. Keith Flint courait d’un bout à l’autre du plateau, Maxim haranguait la salle, et la lumière suivait le beat plutôt que les musiciens. En 2009, en tournée européenne, cette formule tournait à plein régime.

Le tirage The Prodigy
Edition originale de 30 exemplaires, signes et numerotes a la main, tires sur Hahnemuhle Photo Rag et fabriques en France.
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De la rave aux stades
The Prodigy se forme dans l’Essex au début des années quatre-vingt-dix, dans la culture rave britannique. Liam Howlett compose, Keith Flint et Maxim assurent la présence scénique, ce qui distingue immédiatement le groupe des DJ sets de l’époque.
Music for the Jilted Generation (1994) marque le virage vers le rock. The Fat of the Land (1997) devient numéro un dans une vingtaine de pays avec « Firestarter » et « Breathe », et fait entrer l’électronique dans les festivals rock.
Keith Flint disparaît en 2019, ce qui met fin à cette configuration scénique. Les images de cette période documentent une formule qui n’existe plus.

Une lumière calée sur le beat, pas sur les musiciens
Sur un concert rock, la lumière suit le chanteur. En électronique, elle suit la musique : stroboscopes synchronisés sur la caisse claire, blackouts complets entre deux séquences, faisceaux qui balaient la salle sans se préoccuper de savoir qui est dessous.
Photographier dans ces conditions revient à jouer contre la montre. Le sujet est éclairé pendant des fractions de seconde, puis disparaît totalement. La rafale ne sert à rien : elle produit une majorité d’images noires. Ce qui fonctionne, c’est d’écouter la structure du morceau et de déclencher sur les temps forts, parce que c’est là que la lumière remonte.
Le stroboscope pose un problème supplémentaire. À vitesse rapide, on capture un éclair complet ou rien du tout, sans état intermédiaire, ce qui rend l’exposition binaire. Le réglage se fait donc en manuel, calé sur l’intensité de l’éclair, et l’on accepte que les images prises entre deux éclairs soient perdues.

Deux frontmen, deux traitements
La particularité de ce groupe est d’avoir deux performeurs distincts, avec des gestuelles opposées. L’un est en mouvement permanent, très bas sur les jambes, souvent au bord de la scène. L’autre reste plus vertical, bras levés, tourné vers la salle.
Il faut choisir. Alterner entre les deux pendant trois titres donne des images médiocres des deux côtés. La méthode qui marche consiste à consacrer un morceau entier à l’un, puis un morceau entier à l’autre, en adaptant la focale : plus courte et rapide pour celui qui court, plus longue et posée pour celui qui tient une position.
Le tirage : du contraste extrême
Ces images ne comportent presque pas de valeurs intermédiaires. Un sujet violemment éclairé sur un fond entièrement noir, sans dégradé. C’est graphique, presque affiche, et c’est un rendu qui exige un noir profond et stable pour ne pas paraître délavé.
Le Hahnemühle Photo Rag® 308 g, coton mat, donne cette densité sans reflet parasite. Tirage en édition originale de trente exemplaires, tous formats confondus, numérotés de 1/30 à 30/30, signés à la main, avec certificat d’authenticité nominatif et embossé. Fabrication française. Formats et conditions sur la page tirages électro.
Le public électro, un autre rapport à la scène
Sur ce type de concert, la fosse ne regarde pas la scène de la même façon. Les gens dansent face à la musique plus qu’ils ne fixent les musiciens, et une bonne partie du public a les yeux fermés. Cela change ce que l’on peut photographier dans la salle : moins de visages tournés vers l’avant, plus de corps en mouvement.
C’est aussi ce qui rend ces images utilisables longtemps. Elles documentent une pratique collective, pas seulement un groupe. Un tirage de fosse électro de 2009 raconte une époque et une manière de faire la fête, ce qu’aucun portrait de scène ne dit.
Retrouvez cette image en tirage d’art signé et numéroté : The Prodigy, Europe Tour (2009).
par Eric CANTO | Oct 28, 2026 | Décorer avec une photo
Je suis directeur artistique de Mass Hysteria depuis 2009, et j’ai signé plusieurs de leurs pochettes d’albums. Photographier ce groupe n’est donc pas un travail de fosse ordinaire : je connais les morceaux, je sais quand la scène va basculer, et j’ai le temps que la plupart des photographes n’ont pas.

Le tirage Mass Hysteria
Edition originale de 30 exemplaires, signes et numerotes a la main, tires sur Hahnemuhle Photo Rag et fabriques en France.
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Trente ans de metal français
Mass Hysteria se forme à Paris au milieu des années quatre-vingt-dix et devient l’un des rares groupes français de metal à tenir dans la durée sans jamais chanter en anglais. Le groupe mêle riffs lourds, samples industriels et textes en français portés par Mouss Kelai.
Contraddiction (1999) installe la formule. Les albums suivants alternent entre le studio et le live, avec une réputation scénique qui dépasse largement leur exposition médiatique. Matière Noire (2015) donne son nom à cette tournée.
J’ai réalisé la direction artistique de huit de leurs albums, dont Failles, L’Armée des Ombres, Matière Noire et Maniac. Le livre 10 ans de Furia, consacré au groupe, a reçu la Victoire de la Musique Rock et Métal du Livre de l’Année en 2021.

Ce que change le fait de connaître un groupe
Un photographe accrédité découvre le concert en même temps qu’il le photographie, et n’en voit que les trois premiers morceaux. Quand on travaille avec un groupe depuis des années, la situation est inversée : on connaît la setlist, on sait quel morceau déclenche le mur de public, à quelle mesure le chanteur descend de la scène, et où se placer avant que ça n’arrive.
Cela ne rend pas les images plus faciles techniquement, la lumière reste la même. Mais cela déplace complètement le taux de réussite. Là où un photographe de passage rentre avec deux ou trois images utilisables, l’anticipation permet de construire une série cohérente sur toute la durée du set.
C’est aussi ce qui autorise les images que personne d’autre ne fait : les coulisses, les minutes avant l’entrée en scène, le retour au loge juste après. Ces moments ne s’obtiennent pas avec une accréditation, ils s’obtiennent avec une relation de travail installée dans le temps.

La fosse comme sujet
Sur ce répertoire, le public fait partie du spectacle au sens propre. Les mouvements de foule sont organisés depuis la scène, et la salle exécute. Photographier uniquement le groupe revient à documenter la moitié du concert.
Se retourner et cadrer la fosse depuis la barrière donne des images d’une densité que la scène seule ne produit jamais : des centaines de bras levés, des visages éclairés par le retour de la lumière de scène, une masse en mouvement. Techniquement, il faut du grand-angle, une vitesse élevée et accepter beaucoup de bruit, parce que le public reçoit toujours cinq fois moins de lumière que le plateau.
Le tirage : une image dense
Ces photographies contiennent énormément d’information : beaucoup de personnages, de la fumée, des contrastes marqués. C’est typiquement le type d’image qui perd tout en petit format, où la foule devient une texture indistincte, et qui prend une autre dimension à partir du 60 par 80.
Le Hahnemühle Photo Rag® 308 g, coton mat, garde la lisibilité des visages dans la masse sans durcir l’ensemble. Tirage en édition originale de trente exemplaires, tous formats confondus, numérotés de 1/30 à 30/30, signés à la main, avec certificat d’authenticité nominatif et embossé. Fabrication française. Formats et conditions sur la page tirages metal.
Retrouvez cette image en tirage d’art signé et numéroté : Mass Hysteria, Matière Noire Tour (2016).
par Eric CANTO | Oct 27, 2026 | Décorer avec une photo
Rival Sons joue un rock qui aurait pu sortir en 1972, avec l’équipement qui va avec : amplis à lampes, batterie sans triggers, et un chanteur qui tient ses notes sans filet. Sur la tournée européenne de 2015, le groupe passe encore dans des salles de taille moyenne, ce qui change tout pour un photographe.
Le tirage RIVAL SONS
Tirage d’art en édition originale, 30 exemplaires numérotés et signés à la main, papier Hahnemühle Photo Rag®, permanence 115 ans sous verre anti-UV.
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Rival Sons, le renouveau du blues rock américain
Rival Sons s’impose au début des années 2010 comme l’un des groupes les plus crédibles du renouveau blues rock américain.
La voix de Buchanan n’a rien d’une démonstration technique, elle vit, elle respire, elle grince parfois, elle explose quand il le faut.
Sur scène, Rival Sons ne cherche pas l’explosion permanente.
Ce refus de la surenchère a valu au groupe une reconnaissance progressive mais durable, davantage construite sur la crédibilité et le bouche-à -oreille que sur un coup médiatique isolé, une trajectoire assez rare dans le paysage du rock contemporain.

Photographier Rival Sons : travailler avec la matière
Photographier Rival Sons, c’est travailler avec la matière. L’image se construit dans la sueur, dans l’effort, dans cette musique qui semble jaillir directement du sol. Rien n’est spectaculaire, tout est incarné.
C’est cette dimension organique, loin des effets numériques et des scénographies calibrées, qui rapproche Rival Sons de groupes comme Slash ou ZZ Top dans ma collection LIVE : une photographie de concert pensée pour restituer la matière du rock plutôt que son spectacle.

Le tirage : édition originale et papier Hahnemühle
Les petites salles produisent des images à forte matière : peu de lumière, beaucoup de grain, des contrastes marqués. Un papier mat coton comme le Hahnemühle Photo Rag® assume ce grain au lieu de le lisser. Tirage en édition originale de trente exemplaires numérotés et signés à la main, avec certificat d’authenticité. Formats et conditions sur la page tirages rock.
En grand format, ces images gardent quelque chose de brut qui manque souvent aux photos de stade. On sent la proximité, la chaleur de la salle, la distance réelle entre le photographe et le musicien.
Les petites salles, un terrain plus exigeant que les stades
Une salle de mille places offre à peu près le contraire d’un stade : on est à deux mètres du chanteur, mais il n’y a ni fosse, ni éclairage conçu pour la photo, ni les trois titres habituels. Souvent, on peut rester tout le concert, ce qui est un luxe, mais avec un kit lumière minimal et parfois deux poursuites en tout.
Cette proximité impose des focales courtes. Le 70-200 devient inutilisable, on travaille au 24-70 voire au 35 mm fixe, à pleine ouverture. La profondeur de champ tombe alors à quelques centimètres, et la mise au point devient le vrai sujet : sur les yeux du chanteur, jamais sur le micro, sous peine d’avoir un micro net et un visage flou.
Le bénéfice, c’est l’accès. En petite salle, on photographie les regards entre musiciens, le batteur vu depuis le côté, les échanges qui n’existent plus dans les grands formats de tournée. Ce sont ces images-là qui vieillissent le mieux, parce qu’elles montrent un groupe au travail plutôt qu’un spectacle rodé.
Photographier un son plutôt qu’un décor
Quand la scénographie se réduit à deux poursuites et un mur d’amplis, l’image ne peut pas reposer sur l’effet. Elle repose sur ce que fait le musicien avec son corps : la nuque tendue sur une note haute, le pied qui marque le tempo, la main gauche qui reste en l’air une demi-seconde après l’accord.
C’est ce qui rend ce type de tirage lisible par quelqu’un qui ne connaît pas le groupe. Il n’y a rien à décoder, aucun code visuel de tournée à identifier, juste un effort physique rendu visible. Une image de concert réussie se reconnaît à ceci : on entend à peu près ce qui se passait au moment du déclenchement.
Retrouvez cette image en tirage d’art signé et numéroté : Rival Sons – Europe Tour (2015).