Jean Luc Navette incarne une génération d’illustrateurs et de tatoueurs qui ont réinventé le tatouage d’auteur sur le plan graphique et narratif. Né à Lyon, Navette s’est imposé par un style noir et blanc ciselé, à la frontière entre gravure, illustration contemporaine et art corporel. Son ouvrage Dernier été du vieux monde fait figure de manifeste pour toute une scène en quête de sens et de singularité.
Dans ce dossier, je retrace son parcours, ses influences, sa manière d’aborder l’illustration et la peau, et je propose une analyse détaillée de son livre phare. Vous trouverez aussi ses conseils aux artistes, les liens avec la scène Fine Art et la place de Navette dans le renouveau du tatouage graphique contemporain.
En m’appuyant sur deux décennies de terrain, sur des rencontres en festivals ou en studio, et sur l’actualité 2026, je vous invite à plonger dans l’univers de Jean Luc Navette, entre transmission, création et héritage.
Jean Luc Navette a vu le jour à Lyon en 1977, dans un quartier populaire où la culture underground résonnait sur les murs. Dès l’enfance, l’appel du dessin est fort. Il noircit les pages de ses cahiers, fasciné par les gravures et les affiches anciennes croisées dans les brocantes.
Son passage à l’École Émile Cohl, référence lyonnaise de l’illustration, marque un tournant. C’est là qu’il affine son trait, s’imprègne de la tradition de la gravure et développe une sensibilité pour le noir et blanc, bientôt signature de son travail. L’école encourage l’expérimentation, la rigueur et le regard personnel, trois piliers que Navette n’a jamais quittés.
À la sortie de Cohl, il oscille entre illustration pour la presse, affiches de concerts et premiers pas dans la scène du tatouage. Cette période de recherche, entre 1998 et 2003, forge un style à la fois brut et poétique. Le bouche-à-oreille fonctionne : ses dessins circulent, intriguent, s’exposent dans les galeries indépendantes.
- Enfance lyonnaise : ancrage urbain, influence des images populaires
- École Émile Cohl : formation en gravure, dessin d’observation
- Débuts professionnels : illustration presse, scène alternative
Navette se démarque par un univers graphique reconnaissable : noir et blanc profond, lignes gravées, motifs inspirés du bestiaire ancien et des mythologies urbaines. Il revendique l’héritage de l’illustration naturaliste, du tatouage traditionnel et de la bande dessinée des années 80. Parmi ses influences, il cite Gustave Doré, l’iconographie gothique, mais aussi des contemporains comme Vania Zouravliov et Mike Giant.
La technique est au cœur de son identité. Navette travaille à la plume, à l’encre de Chine, parfois au Rotring, puis transpose son trait sur la peau avec une machine rotative. Son approche du tatouage reste fidèle à l’esthétique du papier : précision du trait, réserves de blanc, compositions narratives. Le passage du dessin au tatouage se fait sans compromis.
Les thématiques sont sombres mais jamais cyniques : animaux hybrides, squelettes poétiques, paysages de ruines, figures humaines mélancoliques. Navette crée des univers où l’ombre dialogue avec la lumière, où chaque pièce raconte une histoire. Son style graphique influence aujourd’hui toute une génération d’illustrateurs et de tatoueurs en France et à l’international.
« Le noir c’est la couleur de la mémoire, de la trace. J’ai besoin de cette épure pour raconter ce qui ne se dit pas », confiait Navette lors d’une interview en 2025.
- Noir et blanc graphique, gravure
- Plume, encre, Rotring
- Motifs animaliers, mythologies, ruines
- Influences : Doré, Zouravliov, Giant

Du papier à la peau : l’essor du tatouage d’auteur
Au fil des années 2000, Jean Luc Navette s’impose sur la scène du tatouage d’auteur. Sa transition de l’illustration papier à la peau marque un tournant pour le tatouage français, encore dominé alors par le style old school ou tribal. Il apporte au tatouage une dimension narrative et artistique, où chaque motif est pensé comme une œuvre unique.
L’impact est fort. Navette devient une référence, ses carnets circulent dans les studios, il est sollicité par des collectionneurs et des amateurs d’art corporel. En 2025, plus de 2000 pièces originales sont référencées, dont de nombreux projets collaboratifs avec d’autres artistes visuels. Cette reconnaissance élargit le champ du tatouage d’auteur en France, inspirant une nouvelle génération à dépasser la simple reproduction de motifs.
Le tatouage selon Navette n’est jamais décoratif. Il s’inscrit dans la peau comme un récit, une mémoire. Cette approche influence aujourd’hui des studios à Paris, Lyon, Berlin, mais aussi à Montréal ou Tokyo, où l’on parle désormais de « tatouage graphique narratif ».
| Année | Événement clé |
|---|---|
| 2005 | Premiers tatouages d’auteur exposés à Lyon |
| 2010 | Collaboration avec musiciens et artistes urbains |
| 2016 | Sortie du livre Dernier été du vieux monde |
| 2025 | Retrospective à Paris, plus de 2000 tatouages originaux |
Dernier été du vieux monde : un livre majeur
Publié en 2016 et réédité en 2025, Dernier été du vieux monde concentre l’essence du travail de Navette. Le livre regroupe plus de 120 dessins, réalisés principalement à la plume et à l’encre, accompagnés de courts textes poétiques. Il s’articule comme un carnet intime, une traversée des obsessions de l’artiste : mort, renaissance, ruines, animaux totémiques.
La genèse du livre remonte à une série de carnets entamés lors d’une résidence à Marseille. Navette y retravaille ses motifs favoris, expérimente le format du leporello, joue sur les pleins et déliés du trait. L’édition Noire Méduse 2025 propose une version enrichie, avec des fac-similés de croquis et une postface signée par le critique Pierre E. Dufour.
La réception critique est remarquable. En 2025, le livre décroche le prix du « Livre Illustré d’Auteur » lors des TIFA Gold Awards et figure parmi les meilleures ventes du rayon art contemporain selon Livres Hebdo. Plusieurs expositions sont organisées autour du livre, dont une installation immersive à Lyon et une présentation lors du festival Les Rencontres d’Arles.
- 120 dessins originaux
- Édition enrichie Noire Méduse 2025
- Prix TIFA Gold 2025
- Expositions à Lyon et Arles
« Un livre rare, hanté, entre mémoire et création, qui fait dialoguer l’intime et le collectif » — critique Artpress, mai 2025.




Collaborations, expositions et héritage artistique
Depuis 2015, Jean Luc Navette multiplie les projets croisés : fresques murales, résidences artistiques, collaborations avec musiciens et photographes. Il a signé des pochettes pour des groupes indépendants, réalisé des affiches pour des festivals de tatouage ou de musique, et participé à des expositions collectives. En 2026, une fresque monumentale inaugurée aux Subsistances de Lyon a fait la une de la presse culturelle.
Sa démarche attire l’attention au-delà du tatouage. Plusieurs galeries, comme la galerie Socle, exposent ses dessins et planches originales aux côtés de photographes contemporains ou d’artistes issus de la scène alternative. L’héritage de Navette se lit aussi dans la formation d’apprentis tatoueurs qui revendiquent son influence, et dans la reconnaissance institutionnelle : en 2025, il a été invité à donner une masterclass lors du festival Les Rencontres d’Arles.
La transversalité de son parcours fait aujourd’hui école. Son approche inspire les artistes désireux de croiser illustration, tatouage, photographie et édition. L’héritage de Navette, c’est cette porosité entre les supports, cette volonté de raconter autrement.
- Fresques à Lyon, Paris, Berlin
- Collaborations musicales (groupes post-rock, indie)
- Expositions en galeries et festivals d’art
- Transmission auprès de jeunes tatoueurs
- galerie Socle pour découvrir ses expositions contemporaines
- photos Lucky Peterson pour explorer d’autres artistes croisés en galerie
Conseils aux artistes et apprentis tatoueurs
Jean Luc Navette insiste sur l’importance du croquis et de l’observation. Il conseille aux jeunes artistes de remplir des carnets, chaque jour, de dessiner sans relâche, de sortir du studio pour croquer la vie réelle. L’observation de la lumière, des corps, des textures nourrit le trait, l’enrichit.
Pour développer sa singularité, Navette invite à ne pas céder à la facilité du mimétisme. Il met en garde contre l’uniformisation des styles, la course à la tendance sur les réseaux sociaux. « Ce qui compte, c’est la sincérité du geste », répète-t-il lors de ses ateliers. Oser explorer la technique, accepter l’accident, travailler le noir et blanc comme une matière vivante.
Enfin, il rappelle qu’un tatouage ou une illustration d’auteur doit raconter une histoire, porter une mémoire. La patience, la rigueur et la curiosité restent les clefs pour progresser, se démarquer et inscrire son travail dans la durée.
- Remplir ses carnets de croquis
- Observer la lumière, les formes, les textures
- Éviter l’imitation, chercher sa voix personnelle
- Privilégier la narration, l’émotion
- Expérimenter le noir et blanc, la gravure
| Question | Réponse |
|---|---|
| Quel est le style de Jean Luc Navette ? | Un univers graphique noir et blanc, proche de la gravure, inspiré de l’illustration naturaliste et du tatouage narratif. Ses œuvres mêlent animaux, ruines, figures poétiques. |
| Où peut-on acheter Dernier été du vieux monde ? | Le livre est disponible chez les librairies spécialisées en art, parfois en édition limitée sur la boutique livres et objets collector du site EricCanto.com. |
| Jean Luc Navette est-il exposé à l’international ? | Oui, il a exposé à Berlin, Montréal, Tokyo et Londres depuis 2022. Plusieurs galeries européennes proposent ses dessins et tirages en 2026. |
| Quels sont ses conseils pour jeunes artistes ? | Croquer chaque jour, observer, éviter l’imitation, privilégier la narration et travailler le noir et blanc comme une matière expressive. |
| Quels outils utilise Jean Luc Navette ? | Principalement la plume, l’encre de Chine, le Rotring, et pour le tatouage, une machine rotative adaptée au trait graphique. |
Pour aller plus loin : ressources, tirages, liens utiles
Pour prolonger la découverte de Jean Luc Navette, je recommande de consulter les tirages disponibles en édition limitée, certains proposés sur des papiers Fine Art. Les collectionneurs trouveront des pièces uniques dans la section livres et objets collector et dans la galerie Socle. Ces supports garantissent une conservation optimale et une valorisation sur le marché de l’art contemporain.
Si vous souhaitez explorer l’univers du tatouage d’auteur et de l’illustration contemporaine, je conseille aussi de suivre les actualités d’artistes croisés sur EricCanto.com, comme David LaChapelle et photographie d’auteur, ou encore de consulter le dossier tirages et photos d’art pour des inspirations croisées.
Enfin, pour ceux qui s’intéressent à la scène Fine Art, l’impression sur papier haut de gamme, la gravure contemporaine et la photographie de collection, le site de la Maison Noire Méduse propose un panorama des artistes et éditions de référence en 2026.
- tirages en galerie Socle
- livres et objets collector
- tirages et photos d’art
- David LaChapelle et photographie d’auteur


- Quel est le style de Jean Luc Navette ?
Navette développe un style noir et blanc, inspiré par la gravure, les affiches anciennes et la bande dessinée indépendante. Son univers est marqué par la poésie du trait et des motifs narratifs. - Où peut-on acheter Dernier été du vieux monde ?
L’ouvrage est disponible en librairie spécialisée et sur la section livres et objets collector du site EricCanto.com. - Jean Luc Navette est-il exposé à l’international ?
Oui, ses œuvres ont été montrées à Berlin, Montréal, Tokyo et Londres entre 2022 et 2026, avec une présence renforcée dans les galeries européennes depuis 2025. - Quels sont ses conseils pour jeunes artistes ?
Pratiquer le croquis quotidien, travailler la lumière, rester sincère dans sa démarche et privilégier la narration plutôt que la simple reproduction de motifs. - Quels outils utilise Jean Luc Navette ?
La plume, l’encre de Chine, le Rotring, et pour le tatouage, une machine rotative adaptée aux traits fins et précis.
Vous souhaitez aller plus loin ? Je vous invite à explorer les livres et objets collector du site, à suivre les actualités d’artistes majeurs comme David LaChapelle, ou à découvrir la sélection tirages et photos d’art pour enrichir votre collection personnelle. Pour comprendre l’impact du tatouage d’auteur dans le champ artistique, la Maison Noire Méduse reste une référence incontournable en 2026.
Jean Luc Navette continue d’inspirer, de transmettre, de faire bouger les lignes du tatouage et de la création graphique. Si vous êtes illustrateur, tatoueur ou amateur d’art, puisez dans ses carnets, ses livres, ses expositions pour nourrir votre propre démarche.
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