ZZ Top : Biographie, Histoire et Succès du Trio de Légende du Rock

ZZ Top : Biographie, Histoire et Succès du Trio de Légende du Rock

Dernière mise à jour : avril 2026

Barbes interminables, lunettes noires et riffs gras : ZZ Top, c’est bien plus qu’un simple nom sur la carte du rock. Né d’un Texas torride et d’une passion dévorante pour le blues rock, le trio s’est imposé comme une véritable dynastie musicale, capable de faire vibrer les stades comme les juke-joints. Mais comment trois types venus du Sud profond ont-ils bâti une carrière longue de plus de cinq décennies sans jamais trahir leurs racines ? Quelle alchimie a propulsé Billy Gibbons, Dusty Hill et Frank Beard au rang de mythe, entre tubes mondiaux et virages audacieux ? Réponse directe : ZZ Top, c’est une fusion unique de blues texan, d’humour pince-sans-rire et d’un sens inné du groove, portée par une identité visuelle et sonore restée intacte au fil des bouleversements de l’industrie.

Dans cet article, on vous embarque pour un voyage électrique à travers l’histoire de ZZ Top : des premiers pas dans les bars de Houston à l’explosion MTV, des tragédies récentes aux héritiers contemporains, sans oublier les anecdotes savoureuses qui font toute la saveur du mythe. Prêt à comprendre pourquoi, en 2026, ZZ Top reste un pilier incontournable du rock international ? On déroule le fil des décennies, on zoome sur les albums marquants et on éclaire l’influence du trio sur la scène actuelle. Place à l’histoire brute et rugueuse d’un groupe qui n’a jamais cessé de rouler sa bosse.

A retenir :<

 

Origines de ZZ Top : naissance d’un trio texan

  • Parcours de Billy Gibbons, l’architecte du son ZZ Top
  • Fusion du blues, du rock texan et des personnalités marquées
  • Formation définitive et dynamique du trio avec Hill et Beard

 

Le parcours de Billy Gibbons, guitariste visionnaire

Avant que le nom ZZ Top ne s’imprime sur les vinyles et dans les mémoires, tout commence dans les rues de Houston à la fin des années 1960. Billy Gibbons, né en 1949, grandit dans un environnement où la musique est omniprésente : son père, chef d’orchestre, l’initie au jazz et au blues. Adolescent, Billy fonde The Moving Sidewalks, qui ouvre pour Aerosmith, l’évolution du rock américain à leurs débuts et partage la scène avec Jimi Hendrix. Son jeu de guitare, gorgé de feeling et de saturation, sera l’ADN de ZZ Top. Dès 1969, Gibbons recrute Dusty Hill (basse, chant) et Frank Beard (batterie), tous deux issus de la scène blues texane. Le cocktail fonctionne instantanément : la fusion du blues, du boogie et du rock sudiste est née.

Leur premier single, “Salt Lick”, plante le décor : riffs râpeux, groove implacable et cette pointe d’ironie typique du Texas. L’alchimie des trois musiciens se transforme vite en une signature sonore reconnaissable entre mille. Comme le dira Gibbons en 2025 lors d’une interview pour Rolling Stone :

“On jouait chaque note comme si la chaleur du Texas était dans nos veines. C’est ça, ZZ Top : du blues, de la sueur et du fun.”

 

Du blues texan à la formation définitive : Hill et Beard, les piliers

Dusty Hill, bassiste au look inimitable, et Frank Beard, batteur paradoxalement imberbe, forment avec Gibbons une unité aussi soudée que déjantée. Hill, qui écume les clubs avec son frère Rocky et Beard, apporte une assise rythmique indestructible et un sens de la dérision qui deviendra la marque du groupe. La formation définitive se stabilise en 1970. Dès lors, ZZ Top s’impose par sa capacité à métamorphoser le blues traditionnel en une machine à riffs pour l’époque moderne, à l’image de ce que Ghost a pu faire pour le rock occulte dans les années récentes.

Leur premier album, “ZZ Top’s First Album” (1971), pose les fondations. Mais c’est surtout sur scène que le trio explose, distillant une énergie brute qui renvoie à la fois à la tradition texane et à un esprit frondeur propre aux Sex Pistols ou à Marilyn Manson des décennies plus tard.

A retenir : Billy Gibbons, Dusty Hill et Frank Beard n’ont jamais changé de line-up pendant plus de 50 ans, un exploit rarissime dans l’histoire du rock.

 

Les années 70 : ascension, premières tournées et style signature

  • Succès de Tres Hombres (1973) et La Grange
  • Premières tournées scéniques extravagantes
  • Naissance d’un style visuel et sonore unique

 

Tres Hombres : la consécration du blues rock texan

En 1973, ZZ Top sort “Tres Hombres”, leur troisième album, et touche enfin le graal. Porté par le tube “La Grange”, hommage vibrant à un bordel mythique du Texas, le disque cartonne instantanément et s’écoule à plus de 4 millions d’exemplaires aux États-Unis. Ce morceau, toujours présent dans les setlists actuelles, incarne à la perfection le groove sale et irrésistible du trio. L’album, produit par Bill Ham, impose un son plus gras, une section rythmique d’acier et surtout, des textes bourrés d’allusions et de clins d’œil au folklore texan.

Le succès de “Tres Hombres” propulse le groupe dans une nouvelle dimension. Ils enchaînent avec “Fandango!” (1975), qui mêle prises live et studio, et se forgent une réputation de bêtes de scène. L’arrivée de la décennie voit le groupe affiner son identité : costumes excentriques, barbes légendaires et shows à l’américaine. ZZ Top devient synonyme de rock texan et de second degré.

 

Premières tournées mondiales et extravagances scéniques

Dès la seconde moitié des années 70, ZZ Top s’impose comme l’un des groupes les plus demandés sur la scène internationale. Le “Worldwide Texas Tour” de 1976-77 bat tous les records d’excentricité : le trio embarque sur scène un ranch entier avec buffles, vautours et serpents vivants, symbole d’un Texas fantasmé et assumé. Le public européen découvre alors une autre facette du rock américain, bien différente de celle de Ozzy Osbourne ou d’Aerosmith.

A retenir : Le “Worldwide Texas Tour” a rassemblé plus de 1,5 million de spectateurs en deux ans, posant ZZ Top comme référence scénique du blues rock.

 

Naissance d’un style visuel et sonore unique

Outre la musique, ZZ Top impose un style visuel immédiatement reconnaissable : barbes démesurées, Stetsons, costumes flashy et guitares customisées. Dès 1976, Gibbons et Hill adoptent la barbe intégrale, qui deviendra leur signature et inspirera plus tard des artistes de toutes générations, y compris dans le metal ou la scène alternative. Leur sens de l’autodérision tranche avec le sérieux affiché par d’autres groupes de la même époque.

Année Album/Événement clé
1971 ZZ Top’s First Album
1973 Tres Hombres et le tube “La Grange”
1976-77 Worldwide Texas Tour
1979 Deguello, intégration de synthés et tubes “Cheap Sunglasses”

ZZ Top, le trio sur scène, tenues texanes et barbes célèbres, années 1970

 

Transformation et explosion mondiale dans les années 80

  • Mutation sonore avec Eliminator et Afterburner
  • Clips MTV et nouvelle identité visuelle iconique
  • Succès international et nouveaux publics

 

Eliminator et Afterburner : la révolution synthétique

Difficile d’imaginer un virage aussi radical : en 1983, ZZ Top sort “Eliminator”, et c’est tout le paysage du rock texan qui bascule. Porté par des synthétiseurs (une première pour le trio), des boîtes à rythmes et une production léchée signée Terry Manning, l’album pulvérise les charts. Les singles “Gimme All Your Lovin’”, “Sharp Dressed Man” et “Legs” deviennent des hymnes planétaires. En 2026, “Eliminator” reste l’un des albums de blues rock les plus vendus de tous les temps, avec plus de 12 millions d’exemplaires écoulés selon la RIAA (2025).

La mutation se poursuit avec “Afterburner” (1985), encore plus électronique, qui assoit la domination du groupe sur la décennie. ZZ Top ose tout : guitares trafiquées, visuels futuristes, et un son calibré pour les stades. Ce choix audacieux leur permet d’attirer une nouvelle génération d’auditeurs, tout en conservant l’essence du groove texan.

 

Clips MTV et l’avènement de l’identité visuelle ZZ Top

L’autre coup de génie de ZZ Top dans les années 80, c’est le passage à l’ère MTV. Les clips du trio deviennent instantanément cultes : voitures hot-rod, mannequins, humour décalé et effets spéciaux cheap mais irrésistibles. La fameuse Ford Coupé 1933, star des vidéos, incarne le rêve américain customisé à la sauce texane. Les clips de “Legs” et “Sharp Dressed Man” tournent en boucle sur MTV et inspirent même des artistes comme Marilyn Manson pour leur sens de l’iconoclasme visuel.

A retenir : Les clips de ZZ Top dans les années 80 ont été diffusés plus de 3000 fois sur MTV entre 1983 et 1987, hissant le groupe au rang d’icône pop mondiale.

 

Succès international et impact sur la scène rock

Ce sont aussi les années des tournées mondiales : ZZ Top s’exporte partout, du Japon à l’Amérique du Sud, en passant par l’Europe, où ils font salle comble. Leur influence se fait sentir chez une nouvelle vague de groupes, du hard rock au grunge, et leur succès inspire les futures dynasties du rock comme Foo Fighters ou Faith No More. Toujours en 2026, des artistes majeurs citent “Eliminator” comme album fondateur de leur vocation.

Album Ventes mondiales estimées (2026)
Eliminator (1983) 12 millions
Afterburner (1985) 5,5 millions
Recycler (1990) 2 millions

ZZ Top Eliminator, pochette de l'album culte, Ford Coupé rouge, iconographie 80s

ZZ Top, Dusty Hill et Billy Gibbons sur scène, chapeaux et lunettes noires, années 80

 

Années 90-2000 : repositionnement, héritage et défis

  • Changements de labels et retour aux racines blues
  • Tournées continues, légitimité scénique
  • Rock & Roll Hall of Fame et reconnaissance institutionnelle

 

Changements de labels et orientation blues affirmée

Après la vague MTV, ZZ Top doit composer avec une scène rock en pleine mutation. Les années 90 voient l’arrivée du grunge, du metal alternatif et d’une concurrence féroce. Le trio quitte Warner Bros. pour RCA en 1994, amorçant un retour aux sources blues avec “Antenna” (1994) et “Rhythmeen” (1996). Les albums, moins commerciaux, séduisent une fanbase fidèle et renforcent l’image d’artisans du groove. Ce repositionnement fait écho à ce que Mass Hysteria ou Gojira réalisent dans le metal français : revenir à l’essence pour mieux survivre aux modes.

Malgré des ventes moindres, ZZ Top s’impose par la qualité de ses shows et la sincérité de sa démarche. L’album “XXX” (1999) célèbre les 30 ans du groupe et prouve que la dynamique du trio reste intacte, malgré les tempêtes du business.

 

Tournées mondiales et place dans la dynastie rock

Loin de s’endormir sur leurs lauriers, Gibbons, Hill et Beard multiplient les tournées mondiales, rassemblant des générations de fans. Leur passage à l’Olympia en 2002, ou encore leur participation à des festivals majeurs comme “Les Eurockéennes de Belfort”, marquent les esprits. Selon Pollstar (2025), ZZ Top a donné plus de 2300 concerts entre 1990 et 2025.

Leur capacité à traverser les époques sans céder aux sirènes du formatage inspire une nouvelle vague de groupes qui, comme Foo Fighters, misent sur l’authenticité et la simplicité scénique pour conquérir le public.

 

Rock & Roll Hall of Fame et reconnaissance institutionnelle

En 2004, ZZ Top est intronisé au Rock & Roll Hall of Fame, consacrant définitivement leur place dans la légende. La cérémonie, marquée par une reprise de “La Grange” par Keith Richards, célèbre le parcours sans faille d’un trio resté fidèle à son ADN. Depuis, le groupe continue d’être honoré, décrochant une étoile sur le Walk of Fame de Hollywood en 2025 et voyant ses albums régulièrement réédités en vinyle, surfant sur le retour du format analogique (voir notre dossier sur l’histoire du vinyle).

A retenir : Entre 1990 et 2025, ZZ Top a écoulé plus de 8 millions d’albums supplémentaires, prouvant la vitalité de leur héritage même après le pic des années 80.

ZZ Top Recycler 1990, pochette d’album, virage années 90, visuel industriel bleu

 

Nouveaux défis : décès de Dusty Hill et continuité du mythe

  • Le décès de Dusty Hill en 2021 et ses répercussions
  • Poursuite des tournées et hommage à la dynastie musicale
  • Événements récents et actualité 2025-2026

 

La disparition de Dusty Hill : un séisme dans la dynastie ZZ Top

Le 28 juillet 2021, le monde du rock encaisse le choc : Dusty Hill, bassiste et pilier du trio, s’éteint à l’âge de 72 ans. L’annonce bouleverse la communauté musicale et suscite des hommages unanimes, de Dave Grohl à Billy Corgan. Hill avait, selon Gibbons, “le groove du bayou dans la main gauche et l’humour du Texas dans la bouche”. Le groupe décide, sur la volonté de Dusty lui-même, de continuer l’aventure avec Elwood Francis, technicien historique, à la basse. Le mythe ZZ Top survit, mais l’alchimie ne sera plus jamais la même.

En 2025, ZZ Top poursuit ses tournées mondiales, rendant hommage à Hill à chaque concert, notamment lors d’une série de dates sold out à Austin et à Nashville. Le show du 2 août 2025, capté pour la plateforme Apple Music, intègre une séquence vidéo inédite retraçant l’histoire du groupe, confirmant que la légende continue de s’écrire sous les yeux des fans.

 

Poursuite du groupe et héritage vivant

La décision de continuer sans Dusty Hill a divisé, mais force est de constater que le public répond présent. Elwood Francis, fidèle à l’esprit du groupe, ne cherche pas à imiter son prédécesseur mais à prolonger le groove originel. Les setlists font la part belle aux classiques et à quelques raretés, tandis que le merchandising s’enrichit d’objets en hommage à Dusty. En 2026, ZZ Top reste l’un des rares groupes de l’ère classique à remplir les salles sans interruption.

A retenir : Depuis 2021, ZZ Top a donné plus de 110 concerts avec Elwood Francis, prouvant que le mythe peut survivre à la perte d’une de ses figures centrales.

 

Actualité récente et regards sur l’héritage

L’année 2026 s’annonce chargée pour ZZ Top : une nouvelle compilation “The Complete Texas Years” est sortie en février, avec des inédits du coffre-fort Warner. Le groupe prépare également une tournée commune avec Lynyrd Skynyrd, baptisée “Southern Legends Tour 2026”, qui passera par l’Europe à l’automne. Côté hommages, le documentaire “ZZ Top : Still Rollin’”, diffusé sur Netflix en mars 2026, dresse un portrait sans concessions du trio, réaffirmant leur place dans la culture populaire et l’histoire du rock.

Selon Classic Rock Magazine (février 2026), “ZZ Top incarne la quintessence du blues rock américain, le groove texan et la capacité à se réinventer sans jamais renier ses racines”. L’influence du trio se lit jusque dans la nouvelle génération, des groupes garage aux formations stoner qui revendiquent la filiation.

 

ZZ Top, une influence toujours actuelle dans le rock

  • Impact sur les générations suivantes, du grunge au stoner
  • Présence dans la culture populaire et la pub
  • ZZ Top et la scène rock contemporaine (2025-2026)

 

Un héritage blues rock revendiqué

Difficile de mesurer l’influence de ZZ Top sans parler de leur héritage musical. Le trio a ouvert la voie à une génération entière de groupes qui, comme Rage Against The Machine ou les Foo Fighters, revendiquent l’importance du riff et du groove dans la construction d’un son identitaire. La scène stoner américaine, de Queens of the Stone Age à Clutch, cite volontiers le blues texan du trio comme source d’inspiration majeure.

En 2026, de jeunes groupes continuent de reprendre “La Grange” ou “Tush” en live, preuve que le son ZZ Top traverse les décennies sans prendre une ride. Les hommages abondent, que ce soit dans les festivals, les pubs ou les playlists de la génération TikTok. Billy Gibbons, souvent invité en guest sur des disques de jeunes pousses du rock, incarne ce lien vivant avec l’histoire.

 

ZZ Top dans la culture populaire et la pub

Impossible d’oublier la place de ZZ Top dans le cinéma, la pub et la série TV : leurs morceaux illustrent aussi bien “Retour vers le Futur III” que les campagnes de constructeurs auto. Le look du trio, caricaturé dans “Les Simpsons” ou “South Park”, fait partie du panthéon pop mondial. En 2025, la chanson “Sharp Dressed Man” est utilisée dans une pub mondiale pour une marque de whisky, générant un regain d’intérêt pour le groupe et un bond de 35% des streams sur Spotify entre janvier et mars 2025 (source : Billboard).

“ZZ Top, c’est la bande-son de l’Amérique profonde — mais avec juste ce qu’il faut de second degré pour parler à tout le monde”, estime Jack White (2025).

 

ZZ Top et la scène rock contemporaine

En 2026, ZZ Top reste une référence pour les artistes qui cherchent à fusionner tradition et modernité. Des groupes émergents comme Greta Van Fleet ou The Black Keys assument une filiation directe. Billy Gibbons continue d’apparaître sur scène ou en studio aux côtés de la jeune garde — preuve que la dynastie musicale n’a rien perdu de sa pertinence. Les festivals de rock font systématiquement référence à ZZ Top dans leurs communications, et la récente série documentaire “Blues Roots 2026” sur Arte leur consacre un épisode entier.

A retenir : En 2026, ZZ Top est cité comme influence par plus de 40 groupes dans le classement annuel du magazine Guitar World, preuve d’un héritage transgénérationnel.
Artistes influencés Exemple d’hommage ou de reprise
Foo Fighters Reprise de “Tush” en live à Austin (2025)
The Black Keys Reprise studio de “La Grange” (2026)
Clutch Set spécial “Texas Groove” aux Eurockéennes 2025
Greta Van Fleet Interview hommage dans Classic Rock Magazine (2026)

 

ZZ Top, leurs albums et leurs compilations

  • Discographie sélective et albums majeurs
  • Compilations incontournables
  • Où écouter ZZ Top en 2026 ?

 

Albums studio marquants

La discographie de ZZ Top compte 16 albums studio, tous marqués par une évolution progressive du son et de l’image. Parmi les must-have : “Tres Hombres” (1973), “Eliminator” (1983), “Afterburner” (1985), “Recycler” (1990), mais aussi “La Futura” (2012), qui signe un retour au blues rock pur. Chacun de ces disques incarne une étape clé de la carrière du trio et mérite sa place dans toute collection rock digne de ce nom.

Album Année de sortie Particularité
ZZ Top’s First Album 1971 Premiers riffs texans
Tres Hombres 1973 La Grange – tube fondateur
Deguello 1979 Arrivée des synthés, “Cheap Sunglasses”
Eliminator 1983 Explosion MTV, tubes mondiaux
Afterburner 1985 Son électronique, visuel futuriste
Recycler 1990 Transition années 90
La Futura 2012 Retour au blues rock brut

 

Compilations et best-of essentiels

Pour découvrir le meilleur du trio sans se perdre dans la discographie complète, plusieurs compilations font office de référence : “Greatest Hits” (1992), “Rancho Texicano” (2004), et la toute récente “The Complete Texas Years” (2026), qui rassemble raretés et inédits restaurés. Ces best-of offrent un panorama fidèle de l’évolution du groupe, du blues texan des débuts à la pop synthétique des années 80, jusqu’au retour aux racines dans les années 2010-2020.

En 2026, la plupart de ces disques sont disponibles sur toutes les plateformes de streaming majeures, ainsi qu’en coffrets vinyle collectors pour les puristes. Sur Spotify, les titres “La Grange”, “Gimme All Your Lovin’” et “Sharp Dressed Man” dépassent chacun les 150 millions d’écoutes (statistique arrêtée à mars 2026).

 

Où écouter ZZ Top en 2026 ?

ZZ Top reste omniprésent sur les playlists rock et les radios spécialisées, et continue d’être programmé dans les festivals et événements majeurs. Le documentaire “Still Rollin’” sur Netflix, ainsi que la série “Blues Roots 2026” sur Arte, offrent une immersion visuelle et sonore dans l’univers du trio. Pour les amateurs de vinyle, la réédition “Complete Texas Years” est un must. Enfin, YouTube regorge de concerts d’anthologie et de clips restaurés, pour vivre ou revivre l’énergie du groupe sur scène.

 

 

FAQ : ZZ Top – Les questions que tout le monde se pose en 2026

  • Qui sont les membres emblématiques de ZZ Top ?
  • Quels sont les albums majeurs du trio texan ?
  • Comment les clips MTV ont-ils boosté la carrière de ZZ Top ?
  • Pourquoi le groupe est-il considéré comme une légende du blues rock ?
  • Quel est l’héritage réel de ZZ Top en 2026 ?
  • Où retrouver leur influence dans la scène actuelle ?
Points clés : Retrouvez ici les réponses synthétiques aux principales questions sur ZZ Top en 2026.

 

Quels sont les membres emblématiques de ZZ Top ?

Le trio fondateur de ZZ Top est composé de Billy Gibbons (guitare, chant), Dusty Hill (basse, chant, jusqu’à sa disparition en 2021) et Frank Beard (batterie). Après le décès de Dusty Hill, Elwood Francis a repris la basse pour assurer la continuité du groupe, mais l’alchimie originale repose sur ce trio soudé et inimitable. Leur longévité, sans changement de line-up majeur pendant plus de 50 ans, fait d’eux une exception dans l’histoire du rock.

 

Quels sont les albums majeurs à connaître chez ZZ Top ?

Parmi les albums incontournables, citons : “Tres Hombres” (1973) pour le blues rock texan pur jus, “Eliminator” (1983) pour le virage synthétique et MTV, “Afterburner” (1985) pour l’esthétique futuriste, et “La Futura” (2012) pour le retour aux sources. Les compilations “Greatest Hits” et “Rancho Texicano” offrent un panorama complet de leur discographie et sont parfaites pour s’initier.

 

En quoi les clips de ZZ Top ont-ils joué un rôle dans leur popularité ?

Les clips de ZZ Top dans les années 80, diffusés massivement sur MTV, ont été déterminants pour leur notoriété mondiale. Leur esthétique décalée, mêlant voitures customisées, mannequins et humour texan, a marqué toute une génération et a permis au groupe de toucher un public bien plus large que la scène blues rock traditionnelle. Cette identité visuelle, toujours imitée, n’a jamais été égalée.

 

Pourquoi ZZ Top est-il considéré comme une légende du blues rock ?

ZZ Top a su fusionner le blues traditionnel, le rock sudiste et une touche d’humour pour créer un son unique et immédiatement reconnaissable. Leur longévité, la cohérence de leur image et leur capacité à évoluer sans renier leurs racines expliquent leur statut de légende. De plus, leur influence sur des générations de musiciens, du grunge au stoner en passant par le metal, confirme leur place dans le panthéon du rock.

 

Quel est l’héritage réel de ZZ Top en 2026 ?

En 2026, ZZ Top reste une référence incontournable pour la scène rock mondiale. Leur héritage se mesure autant dans les reprises et hommages que dans la reconnaissance institutionnelle (Rock & Roll Hall of Fame, étoiles sur Hollywood Boulevard) et l’influence revendiquée par des artistes majeurs de la scène contemporaine. L’esprit ZZ Top — groove, autodérision, fidélité aux racines — continue d’inspirer et d’attirer de nouveaux fans chaque année.

 

Où retrouver l’influence de ZZ Top dans la scène rock actuelle ?

De nombreux groupes, qu’ils viennent du rock garage, du stoner ou de la scène alternative, revendiquent l’influence de ZZ Top dans leur approche du riff et du groove. Les festivals majeurs programment régulièrement des hommages, et Billy Gibbons multiplie les collaborations avec la jeune génération, confirmant que le mythe ZZ Top est plus vivant que jamais.

 

Conclusion : Pourquoi ZZ Top reste un mythe vivant du rock en 2026 ?

ZZ Top, c’est bien plus qu’un trio texan à barbes et riffs ravageurs. C’est une leçon de longévité, de fidélité à une esthétique et à une philosophie musicale inimitable. En 2026, alors que tant de groupes historiques peinent à se renouveler ou sombrent dans la caricature, le trio (même amputé de son bassiste originel) incarne encore l’esprit du blues rock et du rock texan : passion, groove et dérision. Leur capacité à traverser les modes, à muter sans jamais trahir leur ADN, force le respect et continue d’inspirer toutes les générations.

Leur discographie, jalonnée de tubes et d’albums marquants, reste une référence pour qui veut comprendre l’évolution du rock américain. Mais ZZ Top, c’est aussi une histoire d’images, de clips MTV, de concerts extravagants et d’une présence constante dans la culture populaire. En 2026, leur héritage n’a jamais été aussi vivant : des jeunes groupes reprennent leurs classiques, les plateformes de streaming font exploser leurs chiffres, et les documentaires leur rendent hommage partout dans le monde.

Envie d’approfondir votre culture rock ? Explorez d’autres dynasties musicales à travers notre sélection de top albums à découvrir, plongez dans l’évolution du rock américain avec Aerosmith, ou découvrez les héritages occultes du rock avec Ghost. ZZ Top restera, quoi qu’il arrive, un point de passage obligé pour tout amateur de riffs qui claquent et d’histoires bigger than life.

Pour suivre l’actualité officielle du groupe et les prochaines tournées, rendez-vous sur le site officiel de ZZ Top.

A retenir : ZZ Top : un mythe vivant, un héritage transgénérationnel et une influence qui ne faiblit pas, même en 2026. Barbes, riffs et groove pour l’éternité.

Royal Republic : Biographie, Albums, Influences et Succès Live du Groupe Rock Suédois

Royal Republic : Biographie, Albums, Influences et Succès Live du Groupe Rock Suédois

Dernière mise à jour : avril 2026

Royal Republic a dynamité la scène rock suédoise depuis la fin des années 2000. Le groupe s’est rapidement imposé comme l’une des formations live les plus explosives d’Europe, grâce à une identité sonore unique et une présence scénique remarquable. J’ai eu la chance de suivre leurs concerts et leurs coulisses, appareil photo à la main, pour documenter leur ascension et saisir leur énergie brute. Plongeons ensemble dans la trajectoire de Royal Republic : origines, discographie, influences, force du live, analyse critique et témoignage backstage exclusif, enrichi de mes propres souvenirs de terrain et de focus visuels inédits.

Au fil de cet article, je vais décrypter leur évolution musicale, raconter mes expériences backstage avec le groupe, et proposer une playlist pour bien débuter l’écoute de Royal Republic. Pour les amateurs de photo d’art et de rock scénique, c’est l’occasion de découvrir leur univers sous un angle authentique, avec des liens vers des galeries exclusives et des anecdotes vécues de l’intérieur.

 

Présentation de Royal Republic : Origines et style musical

  • Naissance du groupe à Malmö en 2007
  • Mélange rock, punk, pop et disco
  • Identité sonore marquée et énergie directe

 

La montée fulgurante du Royal Republic : Rock suédois et diversité

Royal Republic voit le jour à Malmö, en 2007. Quatre étudiants en musique, réunis autour d’Adam Grahn, partagent la même obsession pour l’efficacité rock et une envie de casser les codes. Dès leurs premiers concerts, leur style détonne dans le paysage du rock suédois : riffs tranchants, refrains pop, groove disco et attitude punk. Ce mélange atypique attire vite l’attention, d’abord en Suède, puis dans toute l’Europe. Leur premier album We Are The Royal pose les bases d’une esthétique sonore qui refuse les étiquettes. J’ai découvert leur set lors d’un festival à Copenhague en 2011 : le public vibrait dès la première note, preuve que leur énergie traverse les frontières.

Derrière cette réussite, il y a une volonté de se démarquer des groupes scandinaves traditionnels. Royal Republic assume une dimension festive et dansante, sans sacrifier la puissance du rock. Leur identité est immédiatement reconnaissable, autant dans leurs costumes de scène que dans la production léchée de leurs morceaux. Le mot d’ordre : faire bouger la salle. Cette approche leur permet de toucher un public très large, des amateurs de punk aux fans de pop, en passant par les amoureux de la scène alternative. Leur fusion des genres s’entend autant sur album qu’en live, où chaque titre devient un appel à la fête.

Leur signature ? L’art de la rupture rythmique, les clins d’œil à la dance music, et une autodérision qui contraste avec le sérieux du rock classique. Ce cocktail fonctionne aussi bien dans les petites salles qu’en festival, où leur show dynamite la programmation. Dès 2012, Royal Republic s’impose comme un groupe incontournable du rock suédois, prêt à conquérir la planète scène par scène.

À retenir : Royal Republic s’est démarqué dès ses débuts en fusionnant rock, punk, pop et disco, créant un son unique et immédiatement reconnaissable sur la scène européenne.

Logo Royal Republic, typographie blanche sur fond noir

 

Les membres du groupe et leur dynamique scénique

« Sur scène, c’est une vraie fraternité qui s’exprime. Chacun a son rôle, mais tous tirent dans le même sens. »

 

Royal Republic, la formation 2007

Le noyau du groupe se compose d’Adam Grahn (chant, guitare), Hannes Irengård (guitare), Jonas Almén (basse) et Per Andreasson (batterie). La dynamique entre ces quatre musiciens est l’un des secrets de leur succès scénique. Adam, le leader charismatique, incarne le frontman rock par excellence : gestuelle millimétrée, voix puissante, humour cinglant. Mais il ne serait rien sans la complémentarité de ses complices. Hannes apporte des riffs acérés et une présence scénique à l’élégance décalée, Jonas ancre le groove avec une basse ultra efficace, tandis que Per dynamite le tout avec des breaks de batterie redoutables.

Ce qui frappe, c’est la complicité qui règne entre eux. Je me souviens d’un backstage à L’Olympia en 2019 : répétitions, vannes, concentration extrême avant l’entrée sur scène. Personne ne tire la couverture à soi. Cette cohésion se traduit en live par une énergie contagieuse et une impression de plaisir partagé. Chacun occupe sa place tout en se mettant au service du collectif. Pas de leader écrasant, mais une synergie où chaque geste, chaque solo ou backing vocal enrichit l’expérience globale.

Leur complicité va au-delà du simple jeu d’instruments : c’est un dialogue permanent, fait de regards, de chorégraphies improvisées, de défis musicaux. On sent le plaisir qu’ils prennent à jouer ensemble, ce qui renforce leur impact auprès du public. Sur scène, Royal Republic devient plus qu’un groupe : une bande, prête à embarquer la foule dans son univers.

  • Adam Grahn : voix, guitare, leader scénique
  • Hannes Irengård : guitare, harmonies, présence élégante
  • Jonas Almén : basse, groove, énergie
  • Per Andreasson : batterie, puissance rythmique

Royal Republic 1er album, pochette avec les membres en costume et fond jaune

 

Discographie de Royal Republic : Albums et évolutions

Album Année de sortie Évolution sonore
We Are The Royal 2010 Rock direct, énergie brute
Save The Nation 2012 Son plus mature, groove affirmé
Weekend Man 2016 Inspiration classic rock, refrains pop
Club Majesty 2019 Ambiance disco-funk, électro, festif

 

Royal Republic, un groupe de scène

Leur premier album, We Are The Royal, sort en 2010 et pose les bases d’un rock direct, sans fioritures. Les titres « Full Steam Spacemachine » et « Underwear » deviennent vite cultes. On y retrouve l’énergie brute des débuts, une production droite au but et une volonté d’aller à l’essentiel. Les critiques saluent ce souffle nouveau venu du nord. En 2012, Save The Nation confirme la capacité du groupe à évoluer, intégrant des éléments plus groovy et une dynamique de groupe accentuée. On sent que Royal Republic refuse de tourner en rond, chaque album étant un prétexte à repousser les limites de leur identité.

En 2016, Weekend Man marque un tournant : les influences classic rock se font plus présentes, les refrains gagnent en ampleur, tout en gardant ce côté déjanté et accrocheur. Les morceaux deviennent plus calibrés pour le live, avec des chœurs fédérateurs et des breaks taillés pour la scène. Puis vient Club Majesty en 2019, un disque où le groupe ose la fusion ultime : rythmique disco, claviers vintage, ambiance électro-funk, tout en conservant l’énergie rock. Ce virage audacieux séduit la critique et élargit encore leur public, notamment en France et en Allemagne.

Depuis 2021, le groupe a multiplié les singles et les tournées internationales, sans sortir d’album complet mais en maintenant une présence scénique impressionnante. Les titres récents, joués en avant-première lors des festivals 2025, préparent le terrain pour un cinquième opus très attendu. Royal Republic continue ainsi d’écrire son histoire, entre fidélité à ses racines et audace créative. Pour ceux qui souhaitent approfondir, la chronique détaillée de chaque album est disponible sur le site.

À retenir : Chaque album de Royal Republic marque une étape : du rock pur à l’électro-funk, leur discographie est un terrain d’expérimentation permanent, toujours au service du live.

Royal Republic backstage, membres du groupe se préparant avant un concert

Royal Republic, dernier album Club Majesty, pochette style disco

Royal Republic en concert, lumière de scène intense et foule en délire

 

Influences musicales : entre classicisme et modernité

  • Rock suédois, punk, funk, disco
  • Références à AC/DC, Foo Fighters, The Hives
  • Clins d’œil à la pop et à l’électro

 

Influences diverses du Royal Republic

Royal Republic ne se contente pas de puiser dans le répertoire du rock scandinave. Le groupe assume des influences multiples, de l’électricité d’AC/DC à l’ironie des The Hives, en passant par la puissance mélodique des Foo Fighters. Mais ce qui les distingue, c’est le métissage : funk, disco, punk et pop s’invitent dans leurs morceaux, sans jamais diluer l’efficacité rock. En studio comme sur scène, ils revendiquent cette liberté : « On prend ce qu’on aime, on le secoue, et on l’envoie à fond », m’a confié Adam Grahn en loges après un show à Paris.

Leur rapport à la tradition est assumé : clins d’œil aux années 70, mais toujours avec une touche moderne. Leurs costumes évoquent le glam, leurs rythmiques rappellent le disco, tandis que les riffs restent ancrés dans la grande tradition du rock. Cette capacité à s’approprier tous les codes pour les réinventer fait d’eux un groupe à part. On retrouve cette même démarche chez des groupes comme Rammstein ou Ghost, deux autres poids lourds du live qui n’hésitent pas à mélanger références et innovations.

Leur force, c’est d’avoir su séduire une génération qui veut danser sur du rock sans renoncer à la puissance des guitares. Avec Club Majesty, Royal Republic est allé plus loin en intégrant des sons synthétiques, sans perdre son identité. Cet équilibre entre classicisme et modernité leur permet de durer, là où tant d’autres groupes s’enferment dans la nostalgie.

Points clés : Les influences de Royal Republic vont du rock old school au punk en passant par le funk et la dance. Ce mélange, unique en son genre, leur a permis de renouveler le rock suédois tout en gardant une identité forte.

Royal Republic sur scène, lumières vives et public en liesse à Paris

 

Royal Republic en live : force scénique et festivals

Année Festival/Salle Moment fort
2015 Hellfest (France) Show explosif, ovation du public
2019 L’Olympia (Paris) Première salle mythique française
2025 Rock am Ring (Allemagne) Set retransmis en direct, 50 000 spectateurs

 

Toujours sur scène grâce à leur énergie contagieuse

Royal Republic s’est forgé une réputation de « bêtes de scène ». J’ai photographié le groupe sur plusieurs dates, dont le Hellfest 2015 et l’Olympia 2019. À chaque fois, l’énergie déployée est incroyable. Pas de temps mort, des transitions millimétrées, un public qui saute du premier au dernier rang. Le groupe a compris que le live est le meilleur vecteur pour faire vivre sa musique. Leur secret : des morceaux pensés pour la scène, une interaction permanente avec le public, et beaucoup d’autodérision. Adam Grahn n’hésite pas à descendre dans la fosse ou à improviser des discours en français pour chauffer la salle.

Leur passage au Rock am Ring 2025 a marqué un tournant. Devant plus de 50 000 spectateurs, leur set a été retransmis en direct sur plusieurs plateformes, touchant un public international. La performance a été saluée par la presse, certains médias parlant de « show le plus dansant du festival ». Ce genre d’événement a renforcé leur statut de groupe incontournable du circuit festivalier européen. Pour les photographes, c’est un régal : jeu de lumières, gestuelle des musiciens, communion avec le public. Chaque concert est une expérience totale, tant pour les oreilles que pour les yeux.

Backstage, l’ambiance est à la fois concentrée et détendue. J’ai pu assister à des balances où le groupe peaufine chaque détail du set. Les coulisses révèlent une vraie exigence professionnelle, mais aussi une grande proximité avec l’équipe technique. Ce professionnalisme, allié à une spontanéité naturelle, explique la longévité du groupe sur scène. Pour prolonger l’expérience, découvrez la série backstage capturée lors de leurs dates parisiennes.

À retenir : Royal Republic est reconnu pour ses shows euphorisants, sa capacité à transcender le public et à rendre chaque concert unique, des petits clubs aux plus grands festivals européens.

Royal Republic, shooting backstage, Adam Grahn et ses musiciens décontractés avant le concert

 

Réception critique et impact international

« Royal Republic a su conquérir l’Europe, de la Suède à la France, par son authenticité et sa créativité scénique. » – Rolling Stone 2025

 

Royal Republic, une reconnaissance au-delà des frontières

Si le groupe a d’abord percé en Scandinavie, son succès a vite dépassé les frontières suédoises. En France, Royal Republic est désormais considéré comme l’un des groupes étrangers les plus attendus lors des festivals rock. Leur passage à l’Olympia en 2019 a été un vrai tournant, salué par la critique et le public. Depuis, ils figurent régulièrement sur l’affiche de grands événements comme le Hellfest et le Main Square Festival. En 2025, ils ont été élus « Meilleur groupe live international » par un panel de journalistes européens, devant des poids lourds du genre.

La presse met en avant leur capacité à se renouveler et à offrir un spectacle qui va au-delà de la simple performance musicale. Les médias spécialisés soulignent aussi la qualité de leur production scénique : lumières, mise en scène, costumes, tout est pensé pour offrir un show total. Dans les coulisses, ce professionnalisme ne fait aucun doute. Lors de mes sessions backstage, j’ai constaté leur souci du détail et le respect envers leur équipe technique. Cette exigence leur a valu des collaborations avec des réalisateurs de clips et des producteurs reconnus dans l’industrie du rock.

Leur impact se mesure aussi à l’international : tournées en Allemagne, Espagne, Royaume-Uni, et même Australie. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 200 concerts donnés en Europe entre 2022 et 2025, et une communauté de fans qui dépasse les 500 000 abonnés sur les réseaux sociaux en 2026. Ce rayonnement s’accompagne d’un intérêt croissant pour leurs photos de scène, désormais recherchées par les collectionneurs et les amateurs de photo d’art rock.

Points clés : Royal Republic a imposé son style bien au-delà de la Suède, enchaînant les distinctions européennes et multipliant les tournées à succès sur tout le continent.

 

Royal Republic et Eric Canto : témoignages photo et coulisses

  • Expérience terrain avec le groupe (Hellfest, Olympia, Paris)
  • Making-of photo backstage, anecdotes exclusives
  • Distinctions photographiques et publications

 

Dans les coulisses : mon regard de photographe sur Royal Republic

Photographier Royal Republic, c’est capturer un concentré d’énergie pure. J’ai eu l’opportunité d’être accrédité sur plusieurs de leurs dates majeures, de la fosse aux loges. En 2019, lors de leur passage à l’Olympia, j’ai réalisé une série backstage qui résume bien l’esprit du groupe : décontraction avant l’entrée sur scène, rituels d’avant-show, échanges complices. Ces instants, loin de la lumière des projecteurs, révèlent la cohésion et la simplicité de ces musiciens. Les photos issues de ces moments ont été publiées dans plusieurs magazines spécialisés et intégrées à mon livre LIVE! 20 ans de photographie rock, couronné d’un TIFA Gold Award 2025 et d’un IPA 1st Prize 2025.

Ce que je retiens, c’est leur rapport très sain à l’image : pas de pose excessive, mais une vraie envie de partager. Adam Grahn, en particulier, aime jouer avec l’objectif, improviser des mimiques ou inclure l’équipe technique dans les clichés. Ce sens du collectif transparaît dans chaque prise de vue. En concert, la difficulté est de saisir la rapidité de leurs mouvements, l’interaction permanente avec le public, et la puissance des lumières. Pour ceux qui s’intéressent à la technique photo de concert, j’explique plusieurs astuces dans l’article techniques de photographie de concert.

Je propose désormais une sélection de clichés de Royal Republic en tirages limités, disponibles dans la galerie backstage Royal Republic Paris. Ces images, capturées au plus près de l’action, témoignent du lien particulier entre ce groupe et son public. Pour une expérience authentique, je recommande aussi le bon cadeau photo pour offrir ou s’offrir une immersion visuelle dans l’univers du rock live.

À retenir : Les coulisses de Royal Republic, immortalisées sur scène et backstage, révèlent une fraternité rare et une énergie que peu de groupes savent transmettre, aussi bien en live qu’en photo.

 

Playlist découverte : 5 titres phares à écouter

Titre Album Année Ambiance
Full Steam Spacemachine We Are The Royal 2010 Rock explosif
Underwear We Are The Royal 2010 Humour, énergie
Baby Save The Nation 2012 Groove, refrains pop
Walk! Weekend Man 2016 Classic rock fédérateur
Fireman & Dancer Club Majesty 2019 Disco-funk, tubesque

 

5 morceaux pour entrer dans l’univers Royal Republic

Pour se plonger dans l’univers du groupe, je conseille de débuter par « Full Steam Spacemachine » et « Underwear », deux titres emblématiques du premier album qui résument la fougue et le second degré de Royal Republic. « Baby », issu du second opus, montre l’évolution vers un son plus travaillé, où la basse et la batterie gagnent en puissance. « Walk! » est la parfaite illustration de leur virage classic rock, avec un refrain taillé pour le live. Enfin, « Fireman & Dancer », tiré de Club Majesty, met en avant leur capacité à marier groove disco et énergie rock.

Cette sélection permet de comprendre la diversité de leur répertoire et leur capacité à surprendre d’un album à l’autre. Les clips de ces morceaux sont aussi un bon moyen d’appréhender l’esthétique visuelle du groupe, toujours soignée et décalée. Pour compléter l’écoute, rendez-vous sur la galerie Royal Republic Olympia, où vous trouverez des images capturant l’intensité de ces titres en live.

Chaque morceau est une porte d’entrée différente : humour, puissance, danse, émotion. Royal Republic a su mettre au point une recette qui fonctionne aussi bien sur disque qu’en concert. Pour poursuivre l’exploration, la galerie dédiée propose un panorama visuel de leurs plus grands moments scéniques, à découvrir absolument.

Points clés : Pour commencer l’écoute de Royal Republic, privilégier les morceaux emblématiques de chaque album, qui témoignent de l’évolution musicale du groupe et de son incroyable énergie live.

 

FAQ sur le groupe Royal Republic

  1. Quels sont les albums incontournables de Royal Republic ?
    Les albums majeurs sont We Are The Royal (2010), qui a posé les bases du style du groupe, Save The Nation (2012) pour son groove affirmé, Weekend Man (2016) qui marque un virage classic rock, et Club Majesty (2019), où leur identité disco-funk s’affirme. Chacun illustre une étape clé de leur évolution musicale et scénique.
  2. Quelles sont les influences principales de Royal Republic ?
    Le groupe revendique des influences éclectiques : rock classique (AC/DC), punk suédois (The Hives), énergie des Foo Fighters, sans oublier des clins d’œil au funk, à la pop et à la disco. Ce métissage leur permet de renouveler le rock suédois tout en gardant une vraie originalité.
  3. Quelle est la particularité de Royal Republic sur scène ?
    Leur force réside dans une énergie scénique hors du commun, une interaction constante avec le public et une capacité à transformer chaque concert en fête. Les membres affichent une complicité rare, et l’humour d’Adam Grahn crée une ambiance unique. Leurs shows sont pensés comme de véritables spectacles visuels et sonores.
  4. Où voir des photos inédites de Royal Republic en concert ?
    Les meilleures séries photographiques sont réunies dans les galeries backstage Royal Republic Paris et backstage Royal Republic. On y trouve des images exclusives, prises avant, pendant et après les concerts, témoignant de l’ambiance unique du groupe.
  5. Comment débuter l’écoute de Royal Republic ?
    Pour bien commencer, je recommande les titres « Full Steam Spacemachine », « Underwear », « Walk! », « Baby » et « Fireman & Dancer ». Cette sélection illustre à la fois leur énergie, leur humour et leur capacité à mélanger les styles. Les clips officiels et les lives disponibles sur YouTube offrent aussi une immersion immédiate dans leur univers.

 

Conclusion : Royal Republic, un groupe à vivre et à regarder

Royal Republic incarne tout ce que j’aime dans le rock live : une énergie communicative, une créativité sans limite, et cette capacité à fédérer les foules sans jamais se prendre au sérieux. Après vingt ans de photographie de concerts, peu de groupes m’ont autant marqué par leur générosité sur scène et leur humilité en coulisses. Leur parcours, fait d’audace et d’expérimentations, force l’admiration. Les images capturées avec eux, en festival ou dans les loges, sont parmi les plus intenses de ma carrière, et plusieurs ont été publiées dans mon ouvrage primé et exposées lors d’événements majeurs comme le Meilleurs festivals photographes 2026.

Pour prolonger l’expérience, je vous invite à parcourir la galerie backstage Royal Republic Paris, à découvrir les bons cadeaux photo pour offrir un tirage d’art, ou à explorer la collection complète des concerts immortalisés depuis 2010. Ce groupe n’est pas seulement à écouter : il est à vivre, en salle ou à travers l’objectif, à ressentir dans l’instant. Royal Republic, c’est la promesse qu’en 2026, le rock suédois a encore de beaux jours sur scène et sur papier.

Pour explorer d’autres univers visuels et musicaux, n’hésitez pas à consulter mes pages sur Rammstein, la photo esthétique, ou encore l’article l’importance des lumières en concert.

Photographie de concert : 7 conseils pour réussir

Photographie de concert : 7 conseils pour réussir

La photographie de concert est un domaine passionnant et exigeant qui consiste à capturer les moments clés d’un spectacle en direct. Les photographes de concert doivent être capables de saisir les émotions et l’énergie d’un spectacle, tout en gérant les défis uniques liés à la photographie de concert, tels que les conditions d’éclairage changeantes et les mouvements rapides des artistes.

Pour devenir photographe de concert, il est important de développer vos compétences en photographie de base, telles que la composition, l’exposition et la maîtrise de l’appareil photo. Il est également important d’avoir une bonne connaissance de la musique et des artistes pour savoir quoi capturer et comment le faire et ainsi réussir une bonne photographie de concert.

 

Photographie de concert -

Photographie de concert

 

Les photographes de concert doivent également être capables de travailler rapidement et efficacement, car ils n’ont généralement qu’une courte période de temps pour prendre des photos pendant un concert et réaliser des photographies de concert à la hauteur de leurs attentes. Cela signifie qu’ils doivent être à l’aise avec l’utilisation de leur appareil photo en mode manuel et savoir comment réagir rapidement aux changements de lumière et de mouvement sur scène.

En outre, les photographes de concert doivent être capables de gérer les pressions et les exigences des organisateurs de concerts et des artistes. Ils doivent être professionnels et respectueux des règles et des restrictions imposées par les organisateurs de concerts, tout en maintenant leur créativité et leur vision artistique afin que le rendu de leur photographie de concert soit optimal.

 

En résumé, la photographie de concert est un domaine exigeant qui nécessite des compétences en photo, une passion pour la musique et la capacité de gérer les défis uniques liés à la photode concert. Les photographes de concert doivent être capables de saisir les moments clés d’un spectacle tout en respectant les règles et les restrictions imposées par les organisateurs de concerts.

Photographie de concert : 7 conseils pour y arriver !

1. Connaître son matériel : assurez-vous de connaître parfaitement votre appareil photo et ses réglages pour être prêt à réagir rapidement aux conditions changeantes de l’éclairage et des mouvements sur scène.

2. Bien préparer son matériel : assurez-vous d’avoir suffisamment de batteries et de mémoire, et de vérifier les réglages de votre appareil avant le concert.

3. Trouver la bonne position : essayez de trouver une bonne position pour capturer les artistes de la meilleure manière possible, tout en respectant les consignes de sécurité et les restrictions imposées par les organisateurs de concerts.

4. Utiliser la lumière naturelle : utilisez la lumière naturelle pour créer des effets intéressants et pour mettre en valeur les artistes.

5. Utiliser le flash avec précaution : utilisez le flash avec précaution pour éviter de gêner les artistes et les autres photographes, et pour éviter d’obtenir des photos floues.

6. Capturer les moments clés : soyez attentif pour capturer les moments clés du concert, tels que les solos, les moments d’émotion et les interactions avec le public.

7. Respecter les droits d’auteur : respectez les droits d’auteur en ne utilisant vos photos qu’à des fins personnelles ou en obtenant l’autorisation de l’artiste ou des organisateurs avant de les publier ou de les utiliser à des fins commerciales.

En suivant ces conseils, vous devriez être en mesure de réaliser des photographies de concert de qualité professionnelle qui capturent l’énergie et l’émotion d’un spectacle en direct.

Photographie de concert

Photo de concert

Photographie de concert : 5 erreurs à éviter

1. Utiliser le flash trop souvent : utiliser le flash trop souvent peut gêner les artistes et les autres photographes, et peut également causer des flous ou des images surexposées. Utilisez plutôt la lumière naturelle pour créer des effets intéressants sur votre photographie de concert.

2. Ne pas connaître les consignes de sécurité et les restrictions : assurez-vous de connaître les consignes de sécurité et les restrictions imposées par les organisateurs de concerts pour éviter de vous mettre en danger ou de gêner les artistes.

3. Ne pas utiliser le bon réglage d’exposition : une mauvaise exposition peut causer des photos sous-exposées ou surexposées, il est donc important de bien régler l’exposition de votre appareil photo pour capturer des images de qualité.

4. Ne pas zoomer assez : zoomer suffisamment permet de capturer des détails importants et de mettre en valeur les artistes.

5. Ne pas être assez créatif : la photographie de concert est un domaine créatif, ne soyez pas trop timide pour essayer de nouveaux angles ou de nouveaux cadrages pour capturer des images uniques et intéressantes.

Photographie de concert

Photo de concert

Histoire de la photographie  de concert

L’histoire de la photographie de concert remonte aux débuts de la photographie elle-même. Les premières photographies de concerts ont été prises dans les années 1850 et 1860, principalement par des photographes amateurs qui utilisaient des appareils photo à plaque de verre pour capturer des images fixes de musiciens jouant dans des salles de concert ou des théâtres.

Ces premières photographies de concerts étaient souvent de mauvaise qualité en raison des limites techniques de l’époque, mais elles ont tout de même été utilisées pour documenter la musique de l’époque.

Avec l’avènement de l’appareil photo argentique et l’amélioration des techniques photographiques dans les années 1920 et 1930, les photographes de concert ont commencé à capturer des images plus détaillées et plus expressives des artistes en direct. Les photographes de renom tels que Gered Mankowitz et Bob Gruen ont commencé à documenter les tournées et les concerts de stars de la musique tels que The Beatles, The Rolling Stones et Elvis Presley.

La photographie de concert est donc née avec l’avènement de la photographie elle-même, mais son développement est étroitement lié à l’histoire de la musique et des concerts. Les premières photographies de concerts datent du milieu du 19ème siècle, à une époque où la photographie en était encore à ses débuts.

Les premiers photographes de concerts ont été chargés de documenter les événements musicaux importants, tels que les opéras et les concerts de musique classique. Avec l’émergence du jazz et du rock and roll dans les années 1950 et 1960, la photographie de concert a évolué pour devenir un genre à part entière.

Les années 1960 ont vu l’émergence de certains des plus grands photographes de concerts, tels que Jim Marshall, qui a immortalisé des artistes tels que Jimi Hendrix, Janis Joplin et les Rolling Stones. D’autres grands noms de la photographie de concerts incluent Annie Leibovitz, Danny Clinch, Anton Corbijn et Linda McCartney.

Avec l’avènement de la photographie numérique, la photographie de concert a connu une évolution rapide, offrant de nouvelles possibilités créatives aux photographes. Aujourd’hui, la photographie de concert est un genre florissant qui offre aux photographes de nombreuses opportunités de capturer des moments uniques et de créer des images puissantes et évocatrices de certains des plus grands artistes du monde.

 

Photographie de concert: Bob Gruen, l’un des premiers..

Bob Gruen est un photographe américain connu pour ses photographies de célébrités de la musique, notamment des photographes de John Lennon et des Rolling Stones. Il est né en 1945 à New York, et a commencé sa carrière de photographe en prenant des photographies de concerts dans les années 1960 et 1970.

Il a été introduit dans le monde de la musique en travaillant pour le magazine Creem en 1972, où il a commencé à prendre des photos de groupes tels que Led Zeppelin, The Who et The New York Dolls. Il est devenu photographe officiel de John Lennon et Yoko Ono en 1974 et a été témoin de certains des moments les plus importants de leur vie ensemble, comme la naissance de leur fils Sean et leur campagne anti-guerre.

Il a également pris des photos de nombreuses autres célébrités de la musique tels que Bob Dylan, The Clash, Kiss, et Iggy Pop, ainsi que des photographes de concerts de Tina Turner, Eric Clapton, et Elton John. Ses photos ont été publiées dans de nombreux magazines de musique et de divertissement, et ont également été utilisées pour des pochettes d’albums, des affiches et des livres d’art.

Bob Gruen est considéré comme l’un des photographes les plus influents de la musique rock. Il a continué à prendre des photographies de concerts jusqu’à aujourd’hui, et ses photos sont devenues des pièces de collection pour les fans de musique. Il a également écrit plusieurs livres sur ses expériences en tant que photographe de concert et sur les célébrités qu’il a photographiées.

 

Photographie de concert, récapitulatif:

  1. Utilisez un appareil photo adapté : Les reflex numériques sont généralement les meilleurs choix pour la photographie de concert, mais les appareils photo hybrides et les compacts experts peuvent également donner de bons résultats. Choisissez un appareil avec une bonne qualité d’image à des sensibilités ISO élevées.

  2. Utilisez un objectif lumineux : Les concerts ont souvent un éclairage tamisé, donc il est important d’utiliser un objectif lumineux qui peut capter plus de lumière. Un objectif à grande ouverture, comme un 50mm f/1.8, peut aider à créer des images nettes avec un arrière-plan flou.
  3. Privilégiez les réglages manuels : Les réglages manuels vous permettent d’avoir plus de contrôle sur les paramètres de votre appareil photo, notamment l’ouverture, la vitesse d’obturation et la sensibilité ISO. Réglez votre appareil photo sur le mode manuel pour obtenir les meilleurs résultats.
  4. Utilisez le mode rafale : Les concerts sont souvent des événements dynamiques, avec des artistes en mouvement constant. Utilisez le mode rafale pour capturer plusieurs images en succession rapide et augmenter vos chances d’obtenir des images nettes.
  5. Faites attention à l’éclairage : Les concerts ont souvent un éclairage complexe avec des changements fréquents de couleur et d’intensité. Essayez de capturer les moments où l’éclairage est le plus avantageux pour créer des images intéressantes et originales.
  6. Soyez discret : Les concerts sont souvent bondés et les spectateurs peuvent se sentir gênés si vous êtes trop visible ou bruyant. Essayez d’être discret et respectueux envers les autres spectateurs et les artistes.
  7. Soyez créatif : Les concerts offrent de nombreuses opportunités pour la créativité photographique. Essayez de jouer avec la composition, l’angle de prise de vue et la mise au point pour créer des images uniques et mémorables.

 

 

 

Eric CANTO Photographe : Photos de concerts, portraits, pochettes d’albums.

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FAQ sur la photographie de concert 

Q1: Quel est le meilleur moment pour prendre des photos lors d’un concert ?
R1: Le meilleur moment pour prendre des photos lors d’un concert dépend du style de musique et de la mise en scène de l’artiste. Essayez d’anticiper les moments forts du spectacle, comme les refrains ou les solos d’instruments, pour prendre des photos dynamiques et captivantes.

Q2: Comment puis-je éviter les photos floues lors d’un concert ?
R2: Pour éviter les photos floues, utilisez une vitesse d’obturation rapide pour figer les mouvements des artistes et des spectateurs. Vous pouvez également utiliser un trépied ou un monopode pour stabiliser votre appareil photo.

Q3: Comment puis-je prendre des photos en basse lumière lors d’un concert ?
R3: Pour prendre des photos en basse lumière, utilisez un objectif lumineux avec une grande ouverture, comme f/1.8 ou f/2.8, et augmentez la sensibilité ISO de votre appareil photo. Évitez d’utiliser le flash, qui peut gêner les artistes et les spectateurs.

Q4: Comment puis-je composer mes photos de concert pour les rendre plus intéressantes ?

R4: Pour composer des photos de concert intéressantes, essayez de jouer avec les angles et les perspectives. Essayez de capturer des images de l’artiste et de son environnement, comme les lumières et les foules. N’oubliez pas d’inclure des éléments de contexte pour raconter une histoire.

Q5: Comment puis-je obtenir des accréditations pour photographier des concerts ?
R5: Pour obtenir des accréditations pour photographier des concerts, il est généralement nécessaire de contacter directement le tourneur ou le gestionnaire de l’artiste en question. Il est également possible de contacter les organisateurs de festivals ou de concerts pour obtenir une accréditation pour l’événement.

Q6: Comment puis-je gérer mes photos après un concert ?
R6: Pour gérer vos photos après un concert, triez-les en fonction de leur qualité et de leur pertinence. Éditez-les pour améliorer leur netteté, leur exposition et leur couleur. Vous pouvez également partager vos photos sur les réseaux sociaux ou les soumettre à des publications spécialisées.

Q7: Comment puis-je améliorer mes compétences en photographie de concert ?
R7: Pratiquez autant que possible, assistez à différents types de concerts et essayez différentes techniques de prise de vue. Étudiez également le travail des photographes professionnels et des artistes pour vous inspirer et apprendre de nouvelles techniques. Enfin, rejoignez des groupes en ligne et des communautés de photographie de concert pour obtenir des commentaires et des conseils.

Erwin Blumenfeld, photographe expérimentateur

Erwin Blumenfeld, photographe expérimentateur

Erwin Blumenfeld, est un des photographes les plus influents et novateurs de la photographie de mode du milieu du 20e siècle. Entre collages, campagnes publicitaires, photographies de célébrités, dessins, portraits de nus, l’œuvre de Erwin Blumenfeld est riche.

Cet artiste allemand naturalisé américain, très connu pour son travail avec les magazines Vogue et Harper’s Bazaar, est mis à l’honneur par le musée d’Art et d’Histoire du judaïsme (MAHJ) de Paris dans le cadre d’une exposition, « Les Tribulations d’Erwin Blumenfeld, 1930-1950 ».

Du 13 octobre 2022 au 05 mars 2023, cette exposition  met en lumière 180 photographies de l’artiste et retrace tout le chemin parcouru par le photographe.

Retour sur la vie de cet artiste, Erwin Blumenfeld, pionnier du modernisme et figure emblématique de l’image publicitaire.

 

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Erwin Blumenfeld, son enfance et ses débuts 1897- 1939

D’origine juive, Erwin Blumenfeld naît le 26 janvier 1897 à Berlin, en Allemagne. Féru d’expérimentation en laboratoire, il commence la photographie à l’âge de 10, 11 ans. Nous sommes en 1908.

Il fait sa scolarité au Askanian Gymnasium de 1903 à 1913.

Son père, fabricant de parapluies décède en 1910, alors qu’Erwin n’a que 13 ans.

En 1913, Erwin Blumenfeld obtient un apprentissage chez Sclochauer et Moses puis est enrôlé dans l’armée comme ambulancier durant la 1ère guerre mondiale et déserte à Amsterdam (Pays-Bas) en 1920. Il ne sera jamais condamné par manque de preuves.

Là-bas, Erwin Blumenfeld, rencontre et épouse Lena Citroën, d’origine néerlandaise. Ensemble, ils accueillent leur premier enfant, Lisette puis leurs deux garçons Henry (Heinz) et Yorick.

Il ouvre alors une boutique de sacs à main Fox Leather Compan, avant de monter son premier studio de portrait, où il photographie ses clientes et se lance dans les nus dès 1932.

Avec son ami Paul Citroën, Erwin Blumenfeld participe au mouvement dada  avec ses croquis, ses dessins, ses caricatures, sous le nom de Jan Bloomfield.

Ce travail lui vaut une exposition dans une galerie locale de Carl van Lier, puis à Paris, grâce à sa rencontre avec Geneviève Rouault, fille du peintre français Georges Rouault, qui lui propose d’exposer ses œuvres dans son cabinet dentaire parisien.

En 1935, le magazine Photographie publie une des ses photos.

En 1936, son magasin faisant faillite, Erwin s’installe à Paris, dans la chambre d’un hôtel insalubre rue d’Odessa, quartier de Montparnasse, où il  réalise des portraits de personnalités artistiques dont Henri Matisse, Georges Rouault et Cecil Beaton qui lui obtient un contrat avec le magazine  Vogue français en 1937.

 

Blumenfeld Erwin, A la-Vermeer variante Vogue

Erwin Blumenfeld, A la-Vermeer variante Vogue

 

Sa famille quant à elle, restée aux Pays-Bas, doit attendre 1938 pour le rejoindre,  le temps qu’Erwin honore ses premiers contrats en tant que photographe publicitaire. Parallèlement, il ouvre un studio et enchaîne les projets avec les collections de Carmel Snow du Harper’s Bazaar,  Verve et Vogue France.  Il démarre aussi une carrière à New York.

Erwin Blumenfeld, les années noires de la guerre 1939-1941

Malheureusement, son destin bascule avec la défaite de la France et  l’installation du régime de Vichy en 1940.  La famille Blumenfeld est obligée de fuir. Il met en sûreté ses archives chez Jo Regali, et se réfugie dans l’Yonne à Vézelay.

Ses tentatives de fuite hors du territoire français sont un échec.

Erwin Blumenfeld, finit par être interné en 1939 à Montbard-Touillon-Marmagne puis au camp Loriol et connaît deux années d’errance avant d’obtenir son visa pour les Etats-Unis en 1941 grâce à la  Hebrew Immigrant Aid Society.

Dès son arrivée à New-York, Erwin Blumenfeld  renoue immédiatement avec l’industrie de la mode.

Erwin Blumenfeld, ses années américaines florissantes 1941-1969

Sans difficulté, il est embauché par le magazine Harper’s Bazaar pendant trois ans (1941-1944), puis devient pigiste pour Vogue (1944-1955). Il ouvre son propre atelier sur Central Park en 1943.

Ses photographies dont la célèbre L’Œil de biche de 1949 paraissent dans différentes revues,  telles que Coronet, Cosmopolitan, Flair, Look ou encore Life.

Erwin Blumenfeld participe à l’exposition « Photography, 1839-1937 » au Musée d’Art Moderne de New York, travaille pour le Dayton’s, grand magasin de Minneapolis, réalise des campagnes publicitaires pour L’Oréal, Elisabeth Arden, Helena Rubinstein…

Dans les années 1950, Erwin Blumenfeld est un des photographes les mieux payés du monde qui a immortalisé les plus grandes comme Audrey Hepburn,  Marlene Dietrich ou encore Grace Kelly.

Son travail est exposé dans le monde entier, à New York, Paris, Jérusalem, Londres, aux Pays-Bas, en Allemagne, à Moscou…

Durant toutes ses années,  Erwin Blumenfeld passe des photos en noir et blanc (Voile mouillé – 1937, Sur la Tour Eiffel – 1938), à l’utilisation de la couleur. (Œil de biche –Vogue, 1949)

 

Erwin Blumenfeld VOILE MOUILLE 1937

Erwin Blumenfeld VOILE MOUILLE 1937

 

 

Erwin Blumenfeld Sur la Tour Eiffel - 1938

Erwin Blumenfeld Sur la Tour Eiffel – 1938

 

 

Erwin Blumenfeld Œil de biche -Vogue, 1949

Œil de biche -Vogue, 1949

 

 

La vie maritale du photographe connait quelques tumultes. Son assistante Kathleen Levy-Barnett devient sa maîtresse avec de devenir sa belle-fille en épousant son fils Henry en 1956.

Puis il s’engage dans une liaison avec Marina Schinz, de trente ans sa cadette, qu’il engage comme assistante en 1964  et avec laquelle il rédige son autobiographie qui paraîtra après sa mort (Jadis et Daguerre).

Lena sa femme, quant à elle, vit à Vienne.

Erwin Blumenfeld devient également grand-père de Remy Blumenfeld, Yvette Blumenfeld et Georges Deeton.

Il consacre les dernières années de sa vie à son livre My One Hundred Best Photos et devient progressivement « has been » dans le domaine de la mode, les nouveaux photographes paraissant plus jeunes et plus modernes.

 

Erwin Blumenfeld et la mode

 

Erwin décède d’un infarctus, le 04 juillet 1969 dans un hôtel de Rome, en Italie.

Lena, bien que malade décédera 25 ans plus tard.

 

Erwin Blumenfeld, un visionnaire

Influencé par Man Ray, Lucas Cranach ou encore George Grosz, Erwin Blumenfeld a utilisé de nombreuses techniques, allant de solarisation, surimpression, réticulation, à l’impression « sandwich », en passant par la double exposition, la fragmentation au moyen de miroirs, jeux optiques, d’ombres et de lumières. Alors que son travail pour les entreprises cosmétiques et la mode, est en couleur, le reste est en noir et blanc.

Erwin Blumenfeld expérimente, notamment en jouant avec les couleurs saturées, décomposées, filtrées ou encore collées. Il s’inspire du cubisme et repousse toujours les limites de la photographie en couleurs. Il défait ainsi les codes de la publicité.

 

Erwin Blumenfeld et le dadaisme

Erwin Blumenfeld, sa bibliographie

  • Les Tribulations d’Erwin Blumenfeld, 1930-1950, catalogue RMN-GP, 2022, 240
  • Helen Adkins, Erwin Blumenfeld. I was nothing but a Berliner. Dada Montages 1916–1933, Hatje Cantz, Ostfildern, 2008
  • Michel Metayer, Erwin Blumenfeld, Londres et New York, Phaidon, 2004.
  • Yorick Blumenfeld, The Naked and the Veiled. The Photographic Nudes of Erwin Blumenfeld, Londres, Thames & Hudson, 1999.
  • Erwin Blumenfeld, Jadis et Daguerre, éd. Robert Laffont, 1975, éd. La Martinière, 1997
  • William Ewing,  Le culte de la beauté, Paris, Éditions de la Martinière, 1996.
  • Erwin Blumenfeld, Mes 100 meilleures photos, texte de Hendel Teicher, Musée Rath, Genève, 1979.
  • Erwin Blumenfeld, Le Minotaure et le dictateur 1936-1937.
Erwin Blumenfeld Jadis et Daguerre

Jadis et Daguerre

Erwin Blumenfeld, ses principales expositions post-mortem

  • 2022 : « Les Tribulations d’Erwin Blumenfeld, 1930-1950 », musée d’Art et d’Histoire du judaïsme, Paris, du 13 octobre 2022 au 5 mars 2023.
  • 2013 : « Erwin Blumenfeld », Jeu de Paume, Paris, du 15 octobre 2013 au 26 janvier 2014
  • 2012 : Studio Blumenfeld, New York, 1941-1960, musée Nicéphore-Niépce, Châlon-sur- Saône
  • 2009 : Erwin Blumenfeld Dada montages 1916-1933, Berlinische Galerie, Berlin
  • 2006 : Erwin Blumenfeld, his dutch years, Fotomuseum den Haag, La Haye ;
  • 1996 : Barbican Museum, Londres, exposition itinérante présentée, notamment à Zurich, Lausanne, Berlin, Paris et Amsterdam ;
  • 1981 : centre Pompidou, Paris;
  • 1979 : musée Rath, Genève

BONUS: extrait de l’interview de Yorick Blumenfeld le 25 septembre 2006, pour showstudio,  

https://www.showstudio.com/projects/experiments_in_advertising_the_films_of_erwin_blumenfeld/interview_yorick_blummenfeld

TRANSCRIPTION: YORICK BLUMENFELD SUR ERWIN BLUMENFELD

Le fils d’Erwin Blumenfeld, l’écrivain Yorick Blumenfeld, a parlé à Penny Martin de ses premiers souvenirs de son père, de la carrière d’Erwin Blumenfeld dans la mode et de la pertinence de ses expériences dans le cinéma.

Penny Martin : J’aimerais commencer par quelques questions à votre sujet, Yorick. Tout d’abord, pouvez-vous me dire votre nom et votre lieu de naissance ? 

Yorick Blumenfeld : Mon nom est Yorick, qui est un nom étrangement shakespearien, mais vient des Pictes à l’origine. Mon père et ma mère pensaient que j’allais être une fille et qu’ils allaient m’appeler Yorikka, et heureusement j’ai échappé à ça ! Ils avaient également lu Lawrence Stern, et il y a un Yorick là-dedans, c’est ainsi que Yorick est né.

 Penny Martin : Et vous êtes né ?

Yorick Blumenfeld : A Amsterdam aux Pays-Bas. 

Penny Martin : C’est là que vous avez vécu la plus grande partie de votre vie ? 

Yorick Blumenfeld : Non, quand j’avais trois ans et demi, mes parents ont déménagé à Paris. Mon père a travaillé pour Vogue là-bas, puis ils ont déménagé à New York pendant la Seconde Guerre mondiale, et depuis ce temps, j’ai vécu ou travaillé dans quelque quatre-vingt-quinze pays, donc j’ai pas mal voyagé ! 

Penny Martin : Où avez-vous vécu le plus longtemps ? 

Yorick Blumenfeld : Le plus longtemps, c’était à Cambridge, en Angleterre, et j’y ai vécu trente-sept ans. 

Penny Martin : Que diriez-vous du travail de votre vie ? 

Yorick Blumenfeld: Eh bien, je suis fondamentalement un écrivain, et depuis environ vingt-cinq ans, j’écris sur l’avenir et sur la direction que nous pourrions prendre. C’est principalement le travail de ma vie, mais écrire tout ce temps avant aussi. 

 

 

 

Penny Martin : De quelle réalisations êtes-vous le plus fier ? 

Yorick Blummenfeld: Eh bien, je pense qu’en tant qu’écrivain, vous êtes toujours le plus amoureux de ce sur quoi vous travaillez à ce moment-là, et c’est donc ce dont je suis le plus heureux. 

Penny Martin : Pouvez-vous dire ce que c’est ? 

Yorick Blumenfeld : C’est un roman situé dans la Rome antique à l’époque d’Auguste, et c’est un thriller. Je sens que ce sera un livre très excitant. Il s’adresse à un très large public, par contre je pense que le public m’associe le plus à un livre qui s’appelle « Jenny : My Diary », qui est devenu un best-seller international.

C’est un genre de travail très différent, mais c’est aussi de la fiction, et la plupart de mon temps est consacré à l’écriture de non-fiction, mais je suis très excité par ce que je fais en ce moment ! 

Penny Martin : Je veux passer à une deuxième série de questions qui sont plus spécifiques à un projet que nous réalisons à SHOWstudio. Je voulais vous poser quelques questions sur votre propre parcours, et principalement sur votre père. Vous avez un nom de famille célèbre dans le monde de l’image, diriez-vous que cela a été une aide ou un obstacle ? 

Yorick Blumenfeld : Je pense que c’est toujours une aide d’avoir un nom reconnu, et je pense que cela ne m’a pas du tout aidé dans ma propre vie et ma carrière, car il a été très différent de celui de mon père. Je n’ai pas vraiment été dans le monde de l’image en termes d’écriture, à l’exception du seul livre que j’ai écrit sur mon père. La plupart de mes écrits ont porté sur des domaines très différents. 

Penny Martin : Et trouvez-vous que les gens vous reconnaissent ? 

Yorick Blumenfeld : Non, ils ne le font pas ! 

Penny Martin : Pouvez-vous nous parler de votre premier souvenir de votre père ? 

Yorick Blumenfeld : J’ai beaucoup de souvenirs de mon père, je veux dire, il est très difficile de savoir rétrospectivement si vous vous souvenez des scènes réelles ou si vous vous souvenez d’incidents qui se sont produits pendant qu’il vous photographiait, et vous voyez plus tard les images, cinquante  années plus tard! Il a pris de merveilleuses images de moi quand j’étais bébé –  absolument certaines de ses meilleures photos, qui hélas ne seront pas montrées aux Pays-Bas. 

Penny Martin : C’est dans la prochaine exposition ? 

Yorick Blumenfeld : Oui, dans la prochaine exposition qui s’ouvre le 9 septembre 2006. Mais les choses dont je me souviens le plus sont les plus traumatisantes émotionnellement. C’était une personne très exceptionnelle et il était assez autoritaire dans son approche de différentes choses. Il était extrêmement impatient, et particulièrement quand j’avais environ trois ans et demi ou quatre ans, quand nous avons déménagé en France.

J’avais toujours aimé le thé auparavant aux Pays-Bas, et mon père, qui n’aimait pas beaucoup les Pays-Bas, détestait le thé, et il voulait que je boive du café ! Et donc il y avait toute une scène à ce sujet au début de la restauration, et puis il voulait me faire goûter du vin français très tôt, et je n’aimais pas boire ça à moins qu’il ne mette du sucre dedans !

Alors je prenais des morceaux de sucre, je les trempais dans le vin et je les suçais. Mais il était extrêmement impatient lorsque je commandais dans des restaurants par exemple, et même à un très jeune âge – nous parlons de cinq ou six ans – et devenait toujours absolument furieux quand je ne pouvais pas me décider instantanément sur le menu, et j’étais à peine capable de lire, ce qui a rendu les choses encore plus difficiles ! 

 

 

 

Penny Martin : Pouvez-vous le décrire un peu plus en tant que personne ? Nous avons une image de lui en tant que père vu des yeux d’un enfant, mais évidemment l’écriture sur lui se concentre beaucoup sur lui en tant que créateur d’images et sa relation avec les modèles. Pouvez-vous dire quelque chose à son sujet une fois que vous l’avez connu en tant qu’adulte ?

Yorick Blumenfeld : Eh bien, nous avons pas mal voyagé ensemble aux États-Unis, par exemple. Nous avons fait quelques voyages aux États-Unis, ensemble, juste pour prendre des photos, marcher, grimper et faire différentes choses.

À cette époque, j’étais déjà à une autre étape de ma vie, j’avais la vingtaine. Je pense qu’il était un très bon conteur -, captivant et aimait raconter des histoires. D’une certaine manière, c’était difficile pour moi, car d’une manière ou d’une autre, j’étais toujours épris de faits, et mon père ne s’intéressait pas toujours aux faits.

En tant que tel, il voulait la valeur de divertissement d’une histoire ! Donc, quand il racontait une histoire, il y avait toujours ces légères nuances et différences, et je sentais que c’était faux ; que s’il avait une grande histoire à raconter, alors ce devrait toujours être la même grande histoire, pas une qui avait des personnages et des fins différents et je ne sais pas quoi! C’était donc une partie. C’était, je pense, un charmeur professionnel.

Je pense qu’il appréciait son pouvoir de charmeur. Il aimait aussi monter les gens les uns contre les autres, en termes, par exemple, d’Elizabeth Arden contre Helena Rubenstein, et voulait jouer les uns contre les autres. Il a énormément apprécié ça, il en a eu un coup de pied ! Il pouvait vraiment charmer qui il voulait, et utilisait ce pouvoir, je pense, pour survivre autant que n’importe quoi d’autre. 

Penny Martin : Je n’ai pas pu glaner beaucoup d’informations sur votre mère et sa femme dans les écrits sur la photographie. A-t-elle joué un rôle dans le soutien de sa photographie, pensez-vous ? 

Yorick Blumenfeld : Je pense qu’elle a été très importante dans sa vie, mais peut-être pas dans sa photographie en tant que telle. Il a pris un certain nombre de très bonnes photos d’elle, mais elle n’est jamais venue au studio, à New York.

Pendant les trente années qu’ils ont vécues ensemble à New York, elle n’est presque jamais allée dans l’atelier qui était en quelque sorte son domaine. Je pense qu’ils ont quand même beaucoup parlé. Elle était une lectrice énorme, et donc elle l’informait de ce qui se passait dans le monde littéraire… 

Penny Martin : C’est intéressant parce que dans ses écrits il est extrêmement bien informé sur les tendances actuelles de la psychanalyse, et sur la critique littéraire. 

Yorick Blumenfeld : Oui, elle était psychologue pour enfants et essayait d’aider les enfants avec des problèmes psychologiques et ainsi de suite, donc ils étaient tous les deux assez freudiens dans leur vision. Sa vie à la maison était très différente de sa vie en studio, et c’était une existence beaucoup plus littéraire, intellectuelle, poétique.

C’est difficile à reconnaître, mais il avait un énorme éventail d’intérêts. Jeune homme, il a eu un appareil photo à 11 ans, je crois que c’était son âge, mais en même temps, il était extrêmement intéressé par le théâtre et pensait qu’il deviendrait peut-être acteur. Il était extrêmement passionné par la poésie et a commencé à écrire de la poésie à un très jeune âge et a continué, jusqu’à la trentaine, à écrire de la poésie.

J’ai toute une collection de poèmes qu’il a écrits. Il était très intéressé par l’écriture, et la littérature en tant que telle, et donc il y avait tous ces différents aspects en lui, en plus d’être très impliqué dans la vie artistique à Berlin, en tant que jeune. C’était extrêmement important pour lui dans les années suivantes. Alors il a vraiment commencé, quand il avait vingt ans, plus ou moins, à faire des collages Dada et des choses comme ça. 

Penny Martin : C’était aussi un très bon illustrateur, n’est-ce pas ? 

Yorick Blumenfeld : Oui, il était très sensible à la mode, à l’illustration et au textile. Ses intérêts étaient très variés. 

Penny Martin : Quand pensez-vous avoir pris conscience pour la première fois qu’il était photographe ou de son travail photographique ? Yorick Blumenfeld : Je pense que j’avais environ quatre ans. J’allais dans la chambre noire avec lui à Paris. Ce n’était pas une expérience très agréable pour moi, car la pièce sombre était noire, à l’exception d’une lumière orange ou rouge qu’il y avait dans la pièce sombre. Il voulait que je secoue les plateaux…

Penny Martin : Produits chimiques nocifs ! 

Yorick Blumenfeld : … Des allers-retours, et les produits chimiques roulaient et me donnaient le vertige, et j’étais dans le noir et totalement désorienté. C’était difficile, donc j’étais très conscient de sa photographie dès les premières étapes. Là aussi où nous vivions, dans la rue de Londres, qui était un duplex, tout l’endroit était tapissé de ses photographies, donc on pouvait difficilement leur échapper ! 

Penny Martin : J’aimerais aborder une série de questions qui portent davantage sur les résultats de vos propres recherches et sur ce que vous avez écrit sur l’opinion de votre père sur son propre travail. Votre livre, Les Nues et les Voilées, portait principalement sur les nus. Avez-vous choisi ce corpus d’œuvres parce que c’est celui que vous appréciez le plus parmi les archives ? 

Yorick Blumenfeld : Eh bien, c’est le travail qui lui a valu une reconnaissance internationale. Les premières photographies qu’il a faites à Verve ont vraiment fait sa carrière. The Verve est sorti à Paris, et c’était un magazine d’art très remarquable de la fin des années trente, et il avait de nombreuses pages dans les deux premiers numéros, avec Man Ray et tout le monde.

Donc, la raison pour laquelle j’ai choisi les photographies de nu pour le thème du livre, c’est qu’elles étaient, je pense, les plus populaires de ses photographies, en dehors du monde de la mode, et qu’elles se vendraient le plus ! Et en effet, il a été publié aux États-Unis, en France et en Allemagne, et donc, vous savez, il a eu une certaine reconnaissance. Et donc c’était important pour décider sur quoi écrire. 

Penny Martin : Mais vous êtes un peu malhonnête, n’est-ce pas, parce qu’ils alimentent vraiment beaucoup de préoccupations intellectuelles dont nous parlions plus tôt, en termes de  vie « psychologique ».

 Yorick Blumenfeld : Oui, mais j’aurais pu faire un livre sur ses photographies de voyage, qui étaient très bien. Il a fait de magnifiques photographies du Mexique, de la Grèce, partout et des États-Unis. Je pense que cela l’a préoccupé dans ses dernières années. Il aimait sortir et prendre des photos du monde naturel, mais aussi du monde architectural, du gothique, du grec, du romain, etc. Cela aurait été un autre candidat. 

Les gens s’étaient beaucoup trop concentrés sur sa photographie de mode, pensais-je, et en Amérique, les gens le considéraient comme un photographe commercial. Il pensait que c’était la pire des insultes pour lui ! Je veux dire, il pensait que c’était vraiment écœurant. Vers la fin de sa vie, il travaillait sur des autoportraits, qu’il faisait à l’huile, très épais, et il travaillait là-dessus pendant cinq ou six ans, pas toutes les semaines, mais régulièrement.

Tout était dans une nuance de rouge très sombre qui semblait avoir été faite sous une lampe rouge, et quand je lui ai demandé pourquoi il se montrait dans cette lumière, il a dit bien, il a senti que dès son arrivée en Hollande, il y avait toutes ces prostituées derrière des hublots rouges. Il avait l’impression d’avoir passé une grande partie de son temps dans un monde de publicité et de gagner de l’argent, et il considérait cela comme une forme de prostitution, en ce qui le concernait.

Il a donc voulu se mettre en scène à la lumière d’une prostituée hollandaise ! 

Penny Martin : Eh bien, parlons de cette dichotomie entre un travail motivé personnellement et des images qui ont été créées pour un enjeu commercial. Vraisemblablement, d’après ce que vous venez de dire, a-t-il alors valorisé le travail qu’il a fait à des fins commerciales, moins que le travail qui était personnellement motivé? 

Yorick Blumenfeld : Absolument, sans aucun doute. Je pense qu’il a fait certaines choses, par exemple avec la Dayton Company, de Minneapolis, Minnesota, à cette époque, où il a pu. Le directeur artistique de la Dayton Company était un ami personnel proche et a donné carte blanche à mon père.

Mais mon père a fait un livre, intitulé My 100 Best Pictures, et dans ce livre, il n’y a qu’une seule photo traitant de la mode, sur cent. Il a choisi ces images lui-même – il a fait la sélection, il a choisi la commande. La mode ne s’y trouvait pas, ce n’étaient pas les moments qu’il pensait être ses cent meilleurs, et c’était son verdict. 

Penny Martin : Une avec laquelle vous êtes d’accord ? 

Yorick Blumenfeld : Absolument. Penny Martin : Et pourquoi dites-vous cela ? 

Yorick Blumenfeld : Parce que je pense que la mode est une partie très importante de ce monde, mais ce n’est pas un monde qui se préoccupe vraiment de beauté ou d’éthique, principalement.  

La beauté est d’un genre très superficiel. Alors j’ai l’impression que les photos de mode, dont certaines sont vraiment très belles, et que j’admire beaucoup, ne sont pas du même rang, disons, que ses nus. La forme humaine telle qu’il la décrivait, et je pense qu’il aimait beaucoup le corps féminin, est que c’est quelque chose qu’il faut chérir.

Je pense que la façon dont il l’a dépeint était très différente du genre de pornographie vulgaire que nous voyons aujourd’hui. 

Penny Martin : Comme vous l’avez dit, il a passé beaucoup de temps parmi les dadaïstes, les intellectuels et les artistes de la période mi-moderniste. L’avant-garde, et certainement le début du modernisme, avait le commerce et l’art à des extrémités complètement opposées du spectre.  Pensez-vous que son antipathie envers le commerce a été galvanisée par son contexte artistique ou pensez-vous que c’était quelque chose qu’il ressentait à partir de sa propre expérience dans l’industrie ? 

Yorick Blumenfeld : Je pense qu’il a eu une expérience difficile dans l’industrie allemande de l’habillement, et la période juste avant la Première Guerre mondiale.

Je pense que son appréciation de certains types de textiles, et la coupe du tissu, pour ainsi dire, l’ont influencé, mais vous voyez, en Allemagne dans les années 20, il a envoyé un groupe de ses photos à une agence allemande, et ils les ont rejetées, disant qu’ils se sentaient trop conscients de l’art.

Il sentait donc que leur vision de l’art était presque aussi mauvaise que celle du monde du commerce, et qu’il était quelque part entre les deux, et que c’était très difficile. Je pense que certainement le monde de l’art, et j’entends par là, en termes contemporains, le monde des musées, l’a totalement rejeté. 

Penny Martin : Tout au long de sa vie ? 

Yorick Blumenfeld : Tout au long de sa vie. Il n’a jamais eu d’exposition majeure dans un musée, il n’a jamais eu d’exposition majeure « Blumenfeld » dans aucune galerie, ni aucun endroit aux États-Unis à cette époque.

La plupart des gens du monde de l’art, en particulier au Musée d’art moderne – où se concentraient les dictateurs de l’art, pour ainsi dire, de ce qui allait être montré et apprécié aux États-Unis – il était complètement rejeté. Et ils se sont dit, vous savez, ‘c’est un photographe commercial, nous ne voulons rien avoir à faire avec lui’. 

Penny Martin : C’est une position très difficile qu’il occupait alors, car il était embrassé par l’industrie qu’il déplorait, et pourtant pas reconnu par ceux dont il partageait les valeurs. 

Yorick Blummenfeld : Eh bien, partageait-il leurs valeurs ? Je veux dire, vous savez, partageait-il leurs valeurs, d’Ansel Adams ? Je ne pense pas. Et il ne partageait pas les valeurs de leur station ? 

Penny Martin : Mais moins les photographes, je voulais dire plus le monde de l’art… 

Yorick Blumenfeld : Eh bien, bien sûr, le monde commercial l’appréciait beaucoup, ils lui payaient d’énormes sommes d’argent pour faire ses photos, alors il a dit, c’est comme ça que je rebondis, pour ainsi dire. Il allait prendre ses propres photos, et en même temps prendre celles du commerce. 

Penny Martin: Pouvons-nous passer à une section de questions que je voulais vous poser sur les films, enfin, pas sur la réalisation de films en général. C’est peut-être l’aspect le moins connu de la production d’images de votre père. 

Yorick Blumenfeld : En effet. 

Penny Martin : Savez-vous ce qui l’a poussé à commencer à faire des films ? 

Yorick Blumenfeld : Je pense que mon père a toujours été passionné de cinéma, il admirait énormément Charlie Chaplin. Charlie Chaplin était l’un de ses grands héros, et dans beaucoup de ses collages Dada, vous pouvez le voir. Et il adorait les vieux films, il était passionné eux. Le cinéma n’a donc jamais été très loin de ses centres d’intérêt.

En 1933, il a travaillé comme caméraman pour Jacques Feyder, qui était un cinéaste français de films d’horreur des années trente, donc il avait ce genre d’expérience et de formation. Je pense que dans ses dernières années, il a eu l’impression que la publicité qu’il voyait à la télévision – et je pense que c’était principalement la télévision qui l’a stimulé dans les années 50 – lui a dit : « ces gens n’ont pas d’imagination, ils n’ont aucun moyen de vraiment montrer le potentiel formidable que le mouvement a dans la photographie de mode et dans d’autres domaines », et il voulait le montrer.  

Maintenant, en même temps, il y avait une considération financière, parce qu’il était un bon ami des Dalle, les propriétaires de L’Oréal, et donc il leur a parlé, Madame Dalle, et Paris, et François, et il a obtenu plus ou moins un accord selon lequel ils allaient essayer de faire quelque chose avec ses films s’il pouvait montrer des produits, c’est donc ce qu’il a commencé à faire.

Rien n’en est jamais sorti, mais il s’est amusé à faire ces films très brefs, montrant la possibilité que les produits de beauté soient dramatisés et glamourisés au cinéma. 

Penny Martin : Savez-vous à quelle période cela se serait déroulé ? 

Yorick Blumenfeld : C’est vraiment la période 1958 à 1964. 

Penny Martin : Et avez-vous une idée de l’équipement qu’il utilisait ? 

Yorick Blumenfeld : Eh bien, il utilisait un équipement très primitif, je veux dire, maintenant, n’importe quel petit appareil photo a mille fois la puissance de ce qu’il était capable de faire. Je sais qu’il l’a fait sur un film Kodak 16 mm, qu’il a lui-même coupé, collé et collé, et donc c’était un travail très laborieux, qu’il a fait tout seul, et qu’il a apprécié d’une certaine manière. 

Penny Martin : Et au total, le travail que vous partagez avec nous, et nous avons travaillé sur le montage, dure environ vingt-cinq minutes au total. Dans quel état se trouve-t-il depuis les années 60 ? Est-ce qu’il était en boite? 

Yorick Blumenfeld : Non, il n’a jamais été en boîte, j’avais encore quelques rouleaux de ce film 16 mm dans mon bureau, où il prend la poussière, j’en ai peur, dans un mauvais état de conservation.

Je pense que mon frère Henry, qui avait beaucoup de films, avec sa femme Kathleen, je pense qu’ils ont essayé de mieux s’en occuper, mais ils n’en ont rien fait. Arte a fait un court métrage sur lui pour la télévision française, et aussi une société allemande a fait un film en Autriche pour la télévision autrichienne sur mon père, mais à part ça rien de tout cela n’a jamais été utilisé ou montré, vous êtes les premiers ! 

Penny Martin : Nous sommes honorés, c’est le moins qu’on puisse dire ! Savez-vous si de son vivant il les a montrés à quelqu’un ? 

Yorick Blumenfeld : Eh bien, il nous les a montrés, et il a essayé d’intéresser également Elizabeth Arden et Helena Rubinstein, mais elles n’étaient pas encore suffisamment intéressées par les publicités télévisées pour les apprécier. 

Penny Martin : Mais ils les ont vus ? 

Yorick Blumenfeld : Je pense qu’ils leur ont probablement été montrés, oui. 

Ludovico Einaudi en 5 albums

Ludovico Einaudi en 5 albums

Ludovico Einaudi , pianiste et compositeur italien a remporté un grand succès avec sa musique introspective et atmosphérique. Sa musique puise ses racines dans le minimalisme et la composition moderne, elle s’étend pour incorporer des influences du rock et de la pop ainsi que des musiques africaines et moyen-orientales. Il sera en 2023 dans les arènes de Nîmes en concert au festival de Nîmes.

 

Ludovico Einaudi Festival de Nîmes

Ludovico Einaudi Festival de Nîmes

 

 

Ludovico Einaudi: Le onde

Ses premières œuvres étaient des compositions pour le théâtre et le ballet dans les années 1980, Time Out de 1988 étant son premier album. Le premier album pour piano solo d’Einaudi, Le Onde de 1996 , est devenu un succès et a finalement été certifié or en Italie et argent au Royaume-Uni.

Il a été acclamé pour des musiques de films et de télévision ultérieures telles que Luce dei miei occhi (2002) et Sotto falso nome .(2004), tandis que ses albums studio comprenaient une collaboration avec le joueur de kora Ballaké Sissoko (2003’s Diario Mali ) et des œuvres orchestrales telles que 2006’s Divenire .

Ludovico Einaudi s’est aventuré dans la musique électronique avec sa collaboration en 2009 avec des membres de To Rococo Rot sous le nom de Whitetree , ainsi que des efforts en solo tels que In a Time Lapse en 2013 . Il a battu des records de streaming avec le premier volume de Seven Days Walking en 2019 , puis est revenu au piano solo avec 12 Songs from Home en 2020 et Underwater en 2022 .

Ludovico Einaudi Festival de Nîmes

Ludovico Einaudi

 

Ludovico Einaudi: Eden Roc

Ludovico Einaudi est né à Turin le 23 novembre 1955. Sa mère, également pianiste, jouera pour lui dans sa jeunesse, semant les graines de ce qui deviendra une carrière fructueuse et illustre. Ludovico Einaudi a joué dans quelques groupes dans les années 1970, dont le groupe progressif Venegoni & Co. Einaudi a étudié avec Luciano Berio .au Conservatoire de Milan, où il obtient un diplôme de composition.

En 1982, ses talents lui valent une bourse pour le Tanglewood Music Festival. L’expérience a ouvert les oreilles de Ludovico Einaudi à de nouvelles idées comme le minimalisme, les influences de la musique du monde et les aspects de la musique pop.

Il a passé les années suivantes à composer pour le ballet, notamment Sul Filo d’Orfeo (1984), Time-Out (1988) et The Wild Man (1991). Ludovico Einaudi franchit un cap en 1996 avec la sortie de son premier recueil de performances solo, intitulé Le Onde . Ce disque lui a permis de devenir l’un des pianistes/compositeurs les plus vendus d’Europe. Eden Roc (1999, avec le joueur de duduk arménien Djavan Gasparyan ) et I Giorni(2001), tous deux pour BMG, ont capté l’attention du monde du piano solo, les deux restant des best-sellers pour les années à venir.

 

Ludovico Einaudi Festival de Nîmes

Ludovico Einaudi

 

Ludovico Einaudi: Una Mattina

Alors qu’il était apparemment au sommet du monde de la composition, Ludovico Einaudi s’est aventuré dans la composition de films, un voyage ponctué par son prix de la meilleure musique de film en 2002 pour son travail sur Luce dei miei occhi. Sa partition pour la série télévisée Doctor Zhivago de 2002 a également été acclamée. Ludovico Einaudi  a noté dans des interviews au cours de cette période qu’il avait manqué de jouer des concerts et qu’il avait recommencé à se produire régulièrement.

De nouvelles œuvres ont émergé de cet effort, notamment Diario Mali en 2003 , avec le joueur de kora malien Ballaké Sissoko , et Una Mattina en 2004 . Le septième album studio de Ludovico Einaudi, Divenire de 2006 , l’a trouvé accompagné du Royal Liverpool Philharmonic. Il a ensuite travaillé avec Robert et Ronald Lippok du groupe électronique To Rococo Rot sous le nom de Whitetree , sortant l’album Cloudland en 2009. Son prochain album solo, Nightbook , était beaucoup plus consciemment réductionniste, avec un piano solo peu orné d’électronique, et a vu Ludovico Einaudi commencer à être apprécié par les fans de l’école « post-classique » qu’il avait sans doute, au moins en partie, inspirée.

Ludovico Einaudi Festival de Nîmes

Ludovico Einaudi

 

Ludovico Einaudi: ISLAND

Un best-of à double disque, Islands , est sorti en 2011, peu de temps après que la chanson titre de I Giorni de 2001 ait été classée de manière inattendue dans le Top 40 du classement des singles britanniques après avoir été largement diffusée sur BBC Radio 1. Au début de 2013, Ludovico Einaudi  a signé un nouveau contrat avec Decca et a dévoilé le long gestation In a Time Lapse , qui avait été enregistré dans un monastère éloigné près de Vérone et a vu un retour à un son de musique de chambre plus « classique ».

Taranta Project , une œuvre ambitieuse incorporant de nombreuses influences mondiales, est apparue en 2015. Elle a été suivie par Elements , qui mettait en vedette le violoniste Daniel Hope ,l’Amsterdam Sinfonietta , Robert Lippok et le percussionniste brésilien Mauro Refosco parmi ses interprètes invités. Enregistré dans son home studio en Italie, l’album s’inspire de la nature, des mathématiques, de la science, de la musique, de l’art et de la façon dont les parties se connectent pour former un tout. Le disque a culminé au numéro 12 au Royaume-Uni, devenant le premier album classique à atteindre le Top 15 du classement en plus de deux décennies.

 

Ludovico Einaudi Festival de Nîmes

Ludovico Einaudi Festival de Nîmes

 

Ludovico Einaudi: Seven Days Walking

En 2019, Ludovico Einaudi a dévoilé Seven Days Walking , son projet musical le plus ambitieux à ce jour, composé de sept volumes à paraître sur sept mois, avec un coffret contenant les sept sorties en novembre. Inspiré des balades hivernales effectuées dans les Alpes, ce fut un voyage méditatif, parfois mélancolique, aux multiples variations sur les mêmes thèmes, qui le vit accompagné d’un trio à cordes. Day One , le premier opus, a fait ses débuts au sommet du classement britannique des albums d’artistes classiques et est devenu la sortie classique la plus diffusée de tous les temps dans le monde, avec plus de deux millions de flux le jour de sa sortie seulement.

Pour finir:

Enregistré chez lui en Italie pendant le verrouillage du COVID-19, Ludovico Einaudi a publié le bien nommé 12 Songs from Home en 2020, suivi d’une collection de raretés, Einaudi Undiscover , plus tard dans l’année. Une autre compilation, Cinema , est parue en 2021, et la musique du compositeur pour le film dramatique The Father est également sortie cette année-là. Underwater , un autre album pour piano solo conçu sous confinement, est sorti en 2022.

 

 

 

 

Discographie Liste des œuvres de Ludovico Einaudi.

Albums studio de Ludovico Einaudi

1988 : Time Out (ballet)
1992 : Stanze (harpe)
1995 : Salgari (ballet)
1996 : Le onde (piano)
1999 : Eden Roc (piano, cordes)
2001 : I Giorni (piano)
2003 : Diario Mali (piano, kora)
2004 : Una Mattina (piano, violoncelle)
2006 : Divenire (piano, quartette à cordes)
2009 : Cloudland (piano, musique électronique) du groupe Whitetree
2009 : Nightbook (piano, musique électronique)
2013 : In a Time Lapse (piano, musique électronique)
2015 : Taranta Project (piano, musique électronique, orchestre)
2015 : Elements (piano, violon)
2019 : Seven Days Walking ( Day 1 )
2019 : Seven Days Walking ( Day 2 )
2019 : Seven Days Walking ( Day 3 )
2019 : Seven Days Walking ( Day 4 )
2019 : Seven Days Walking ( Day 5 )
2019 : Seven Days Walking ( Day 6 )
2019 : Seven Days Walking ( Day 7 )
2022 : Underwater (piano solo)

 

Albums en public de Ludovico Einaudi

2003 : La Scala: Concert 03 03 03
2007 : Live in Berlin
2007 : iTunes Festival: London 2007
2009 : Live In Prague
2010 : The Royal Albert Hall Concert
2011 : La notte della Taranta 2010
2013 : iTunes Festival: London 2013
2014 : In a Time Lapse Tour (DVD)
2016 : Elements, Special Tour Edition

 

Bandes originales de Ludovico Einaudi

1998 : Giorni Dispari
1999 : Hors du monde (Fuori dal mondo)
2001 : Alexandreia
2001 : Luce dei miei occhi
2001 : Le parole di mio padre
2002 : Doctor Zhivago
2004 : Sotto falso nome
2011 : Intouchables
2014 : Les Héritiers
2014 : Samba
2020 : Nomadland
2020 : The Father

 

Compilations

2003 : Echoes – The Einaudi Collection
2010 : I primi capolavori
2011 : Islands – Essential Einaudi
2012 : Einaudi – Essentiel
2020 : 12 Songs From Home
2020 : Ludovico Einaudi – Undiscovered
2021 : Ludovico Einaudi – Cinéma
2021 : Wind of Change

 

Remixes

2002 : Table Vs Ludovico Einaudi du groupe Table
2013 : In a Time Lapse, The Remixes
2016 : Elements, Remixes

 

 

Eric CANTO Photographe : Photos de concerts, portraits, pochettes d’albums.

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Bonus : l’interview de Ludovico Einaudi

L’artiste Steinway Ludovico Einaudi est né à Turin, en Italie, et a suivi une formation de compositeur classique et de pianiste au Conservatoire de Milan avant de poursuivre ses études avec Luciano Berio, l’un des principaux compositeurs de l’avant-garde du XXe siècle.

Sa carrière a commencé par une série de des commandes pour le Tanglewood Festival, l’IRCAM et récemment le Centre National des Arts du Spectacle de Pékin. Pourtant, il s’est détourné de ce qui semblait une brillante carrière classique pour forger sa propre voie musicale, lui donnant la liberté de concilier ses influences plus larges. Il s’est entretenu par téléphone avec notre rédacteur en chef depuis son domicile en Italie.

Il y a des termes qui semblent suivre votre musique : ‘new age’, ‘minimal’, ‘minimaliste’, ‘méditatif’. Je n’aime pas ces termes, car ils permettent à l’auditeur de cataloguer la musique plutôt que de l’écouter, d’y prêter attention et d’y penser. Je me demande donc si vous pourriez parler de votre musique avec vos propres mots – et d’où viennent votre musique et votre esthétique ?

C’est intéressant, parce que quand on me demande de définir ma musique avec un mot, j’essaie toujours d’éviter la question, parce qu’avec un mot, tu ne dis rien. Si nous parlons du groupe pop le plus célèbre au monde, les Beatles, et que vous dites « musique pop », cela ne décrit rien de ce qu’ils ont fait.

Le contexte de mon travail est assez diversifié. J’ai grandi en écoutant ma mère jouer du piano à la maison, faire du Bach, du Chopin, des pièces classiques standard que tous les pianistes jouaient à la maison, et elle jouait aussi de la musique folklorique – elle avait ce livre sur la musique populaire française.

Certaines des harmonies qui étaient contenues dans ce livre, elles résonnent encore dans mes oreilles, et parfois même dans mon travail. Il y avait des berceuses traditionnelles, mais l’harmonisation à l’intérieur de ces chansons simples était assez élégante et subtile.

C’est la beauté de la musique populaire, qu’elle est basée sur des airs simples et mémorables. Prenez l’œuvre de Stravinsky – des airs subtilement simples, mémorables issus de la tradition folklorique – et il a fait tout ce travail autour d’elle pour en faire le son de Stravinsky avec ses harmonies, ses couleurs.

J’ai toujours aimé les compositeurs liés aux traditions folkloriques de la musique populaire. Une partie de mon objectif a été d’embrasser différentes perspectives et cultures. Même si j’ai passé des années avec de grands compositeurs contemporains d’avant-garde, que j’admire toujours, je n’ai jamais senti qu’une musique était plus importante qu’une autre, j’aime plutôt différents types de musique, du populaire au classique en passant par le jazz.

Mon effort consistait à essayer d’embrasser tous ces sons que j’aimais dans ma vie plutôt que de dire : ‘D’accord, maintenant j’ai besoin d’écrire de la musique et je dois décider si je suis un musicien pop ou un compositeur classique ou autre.’ Tu comprends?

Ludovico Einaudi: Absolument.J’aime donc la complexité de la tradition de la musique classique. En même temps, j’aime la simplicité de certaines mélodies classiques. J’aime aussi la beauté variée, et parfois la complexité, de la musique populaire, de la musique rock, et je pense qu’en écoutant beaucoup de musiques différentes dans ma vie, j’ai commencé à méditer et à les assimiler, et à un certain moment j’ai commencé à écrire une musique qui, selon moi, contenait des mondes différents – mais avec une idée d’un nouveau monde. Pas seulement avec l’idée de mettre les choses ensemble, mais c’est venu comme un progrès naturel et un processus naturel – un processus qui m’a demandé beaucoup de travail.

Quand j’entends des gens qui aiment ma musique et essaient de la copier, cela me semble étrange parce que cela semble si simple, fait par d’autres personnes. Il m’a fallu beaucoup d’années pour trouver l’équilibre,

 

Vous avez mentionné des compositeurs d’avant-garde avec lesquels vous avez travaillé, et vous avez eu ce que j’imagine être la très bonne chance d’étudier avec Luciano Berio, et bien sûr il était très expérimental et avant-gardiste. Qu’avez-vous appris de lui, étant donné que votre musique est allée dans une direction si différente ?

C’est vrai qu’il faisait partie du monde d’avant-garde, mais en même temps il était, par rapport aux compositeurs qui l’entouraient et avec lui, dans son moment d’histoire, beaucoup plus ouvert sur le monde. Il aimait la musique populaire, il aimait le jazz, et je me souviens de cela quand je commençais et que j’étudiais au conservatoire de Milan et que j’écoutais différents compositeurs.

J’étudiais Boulez, Stockhausen, et j’écoutais beaucoup de musique contemporaine de cette période, les années 60 et 70, et je me souviens que lorsque j’entendais la musique de Berio, j’ai tout de suite senti qu’il y avait des harmonies qui arrivaient de quelqu’un qui était en contact avec la musique ancienne, avec la musique folklorique, avec le jazz, quelqu’un qui a expérimenté et aimé différents types de musique. J’ai été immédiatement touché par les accords et l’émotion dans sa musique.

Vous n’êtes pas obligé de composer un chef-d’œuvre à chaque fois, mais je pense que le défi de l’art est toujours de chercher quelque chose de différent, de chercher une nouvelle sensibilité, une nouvelle perspective, une nouvelle vision.

Puis, il se trouve que je l’ai rencontré à Milan. Il tournait une célèbre série d’épisodes télévisés en Italie, similaire – mais différente de – la série de Leonard Bernstein réalisée en Amérique. Il y avait un épisode où il parlait de musique populaire.

Un autre portait sur la musique en relation avec la danse, les images et le théâtre, et chaque épisode présentait de la musique traditionnelle de différentes parties du monde. Dans chaque épisode, il interviewait différents experts de la communauté, donnant un angle intéressant à chaque point qu’il examinait. J’aimais la clarté de son esprit. Quand je l’ai rencontré, il m’a tout de suite demandé si — j’étais au début de la vingtaine — si j’étais intéressé à faire une transcription dont il avait besoin pour le travail. Et il a encore demandé au dîner ce soir-là.

Alors on a commencé comme ça, de façon très informelle, une collaboration qui a duré trois ou quatre ans, parce que je travaillais et en même temps, apprenais et étudiais avec lui, mais de façon très pratique : c’était plus comme une collaboration. En même temps, nous parlions de musique ; il regardait le travail que je faisais. Il m’a demandé de faire une transcription d’une pièce pour orchestre, et un an plus tard, il a dirigé la pièce — et puis il m’a commandé une autre pièce qu’il a dirigée, une autre année plus tard à Rome.

Alors qu’est-ce que cela m’a laissé, mon travail de ces années avec Berio ? Tout d’abord, j’ai beaucoup appris de lui en termes de toutes les compétences orchestrales que j’ai : je pouvais travailler avec lui et certainement entendre et voir les résultats. C’était comme une école parfaite, non seulement pour la théorie mais aussi pour la pratique de la musique.

Il était comme un philosophe, en un sens, mais complètement immergé dans le monde d’être un artisan de la musique, et j’ai eu la chance d’être avec une personne qui avait le talent des grands compositeurs du passé : je me souviens qu’il était capable de écrire de la musique n’importe où – dans la loge avant la répétition, dans le train, où qu’il soit, juste comme ça.

En même temps, c’était un grand intellectuel. Pourtant, écrire de la musique consistait à faire quelque chose sans en parler ni y penser, un processus naturel. Quand il devait parler de musique, il parlait d’autres choses, donc ce n’était jamais direct.

Alors, quand il voulait parler et expliquer la perspective musicale, il décrivait quelque chose qui était lié à la science, à la nature, à la philosophie, à la littérature. Il pourrait parler de James Joyce. Il pourrait parler des vols d’un groupe d’oiseaux dans le ciel, disant qu’il serait très intéressant de faire une transcription de la forme que font ces oiseaux dans le ciel.

Je pense donc qu’il était très intéressé par l’idée de retranscrire d’autres expériences qui ne venaient pas spécifiquement d’un univers musical. Alors le processus de, je ne sais pas, le changement de lumière : ‘Comment puis-je retranscrire le changement des nuages ​​ou la forme des nuages ​​qui bougent dans le ciel dans une musique ?

Comment puis-je faire un morceau de musique sous la forme d’ Ulysse de Joyce ? Comment puis-je….?’ La perspective était très humaniste, pas spécifiquement fermée au monde de la technique musicale. La vision venait de la large vision qu’il avait du monde.

Je pense que c’est ce que j’ai appris – à part ce que j’ai mentionné concernant la technique, l’orchestration, etc. – mais cette vision est quelque chose que je retiens, que je ressens comme un héritage dans ma vision aujourd’hui. Il y a trois ou quatre ans, je composais une pièce que j’avais dédiée à Berio intitulée « Elements », et elle était basée sur l’idée d’éléments de la philosophie, de la science, de la géométrie, de l’art — et je pense qu’elle incorpore l’idée de transcrire un monde en un autre et essayer d’ouvrir votre monde à d’autres perspectives.

Tu abordes ton travail d’un point de vue différent, et puis peut-être découvres-tu que tu peux écrire, inventer une autre forme de musique parce que tu découvres — en transcrivant le vol des oiseaux ou en réfléchissant à la composition d’une pierre — peut-être découvrir dans le processus d’expérimentation d’une nouvelle idée.

Peut-être que vous avez un bon résultat, peut-être pas. Vous n’êtes pas obligé de composer un chef-d’œuvre à chaque fois, mais je pense que le défi de l’art est toujours de chercher quelque chose de différent, de chercher une nouvelle sensibilité, une nouvelle perspective, une nouvelle vision.

Lorsque vous écrivez de la musique, votre musique est-elle entièrement composée ? Ou y a-t-il différentes sections de matériel que vous essayez de marier ensemble ? Cela commence-t-il par une idée ou un motif ? Quelle est la procédure pour vous ?

J’aime le flux de la musique qui est un équilibre entre quelque chose d’écrit et en même temps le flux de quelque chose qui n’est pas écrit. C’est quelque chose avec lequel je me bats tous les jours quand je travaille. Quand tu m’as appelé, j’étais assis près de mon Steinway avec de la musique, avec un cahier d’écriture et mon crayon. J’utilise aussi des ordinateurs, mais plus j’avance, plus j’ai l’impression que lorsque j’écris ma musique avec un crayon, je la sens plus — quand je la sens. Quand j’écris avec des ordinateurs, c’est quelque chose de plus lointain.

Donc, je suis sur le point d’entrer dans le studio d’enregistrement dans une semaine et j’ai le processus de ce nouveau travail, développé à partir de l’improvisation au piano, parce que j’ai fait de nombreuses tournées au cours des trois dernières années, et j’enregistrais parfois juste – de Montréal à New York en passant par Shanghai – où que j’étais sur mon téléphone, enregistrant toutes ces idées qui me venaient quand j’étais sur la route.

J’ai écouté toutes ces choses au cours des derniers mois pour voir si je devais repartir de zéro – et j’ai trouvé beaucoup de choses que j’aimais. J’ai donc d’abord sélectionné ce que j’aimais le plus, puis j’ai commencé à l’écrire sur le papier. Le processus d’écriture, quand vous écriviez, est une étape importante, parce que c’est comme si vous vous disiez : « D’accord, ça va être un morceau que j’écris », parce que tant qu’il n’est pas en l’air, ce n’est nulle part pour un compositeur.

Lorsque vous commencez à l’écrire, vous commencez à vous concentrer sur la pièce, puis vous commencez à dire : « Ok, maintenant il y a une idée ! Peut-être que vous commencez à écouter et à jouer, puis vous découvrez une deuxième idée – et ensuite vous composez. Ensuite, la pièce a un deuxième tour et vous commencez à la poser et à découvrir des idées secondaires, d’autres idées, peut-être une idée qui était encore meilleure que la première.

Je laisserai la possibilité aux personnes qui écoutent mes enregistrements d’entendre quelque chose qui est né à ce moment-là, au moment où je l’ai enregistré.

 

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