Sting, Summer Tour 2015 : une économie de gestes rare
Sting joue debout, basse en bandoulière, quasiment immobile. Pas de course d’un bout à l’autre du plateau, pas de saut, pas de pose. Sur le Summer Tour en 2015, tout se passe dans le buste, les mains et le visage, ce qui déplace complètement le travail du photographe.
Le tirage STING
Tirage d’art en édition originale, 30 exemplaires numérotés et signés à la main, papier Hahnemühle Photo Rag®, permanence 115 ans sous verre anti-UV.
De The Police à une carrière solo de plus de quarante ans
D’abord enseignant puis musicien de jazz dans les clubs de Newcastle, il s’impose à la fin des années 1970 comme le chanteur et bassiste de The Police, trio formé avec le batteur Stewart Copeland et le guitariste Andy Summers.
Sting entame alors une carrière solo d’une exceptionnelle longévité, qu’il place d’emblée sous le signe du jazz en s’entourant de pointures comme Branford Marsalis, Kenny Kirkland, Darryl Jones ou Omar Hakim. Cette écriture exigeante lui vaut dix-sept Grammy Awards et une intronisation au Rock and Roll Hall of Fame avec The Police en 2003.
Insatiable explorateur, il n’a jamais cessé de se réinventer : un album de luth élisabéthain consacré à John Dowland, des relectures orchestrales, une comédie musicale autobiographique, un retour au reggae aux côtés de Shaggy, sans oublier la tournée de reformation de The Police en 2007-2008, l’une des plus rentables de l’histoire. Sting a par ailleurs cofondé avec Trudie Styler la Rainforest Foundation, pour la défense des forêts tropicales et des peuples autochtones.
Photographier Sting : une économie de gestes rare
Photographier Sting en concert, c’est saisir une économie de gestes rare chez un artiste de cette envergure. Tout le défi tenait dans cette sobriété : attendre la fraction de seconde où le geste, la lumière et l’expression s’alignent.
Le tirage : édition originale et papier Hahnemühle
Une image construite sur le visage et les mains demande un papier qui restitue les demi-teintes de peau sans les rosir ni les durcir. Le Hahnemühle Photo Rag® mat, à base de coton, donne exactement ce rendu. Tirage en édition originale de trente exemplaires numérotés et signés à la main, avec certificat d’authenticité. Formats et conditions sur la page tirages rock.
C’est le type d’image qui gagne à être vue de près. À trois mètres on voit un musicien qui chante, à cinquante centimètres on voit l’effort dans la mâchoire et les cordes marquées sur les doigts.
Quand l’artiste ne bouge pas, c’est le photographe qui doit bouger
Un artiste statique semble facile à photographier. C’est l’inverse. Sans mouvement, toutes les images se ressemblent : même angle, même posture, même expression. Au bout de trois titres, on a cinquante fois la même photo avec des variations de lumière.
La seule variable qui reste est la position du photographe. Se décaler d’un mètre sur la gauche change l’arrière-plan, fait passer une poursuite de face à trois quarts, et transforme une image plate en image construite. Sur ce type de concert, on passe plus de temps à se déplacer dans la fosse qu’à déclencher.
L’autre variable est la focale. Le 70-200 donne le portrait attendu, mais c’est le 24-70 depuis le bord de fosse qui raconte quelque chose : le musicien dans son décor, les retours au sol, la lumière qui vient de derrière. Une image de concert qui montre la scène vaut souvent mieux qu’un portrait serré qui pourrait avoir été fait en studio.
Un dernier point vaut pour tous les artistes de ce calibre : la fosse est ouverte sur les trois premiers morceaux, qui sont souvent les plus éclairés et les plus rythmés du set. La lumière la plus intéressante, celle des ballades et des rappels, arrive bien après le départ des photographes. On travaille donc avec ce qu’on a, et non avec ce qu’on aurait voulu, ce qui explique pourquoi tant de photos de concert se ressemblent d’un photographe à l’autre.
Retrouvez cette image en tirage d’art signé et numéroté : Sting – Summer Tour (2015).





