BRING ME THE HORIZON : groupe qui a redéfini les frontières du rock et du métal !

BRING ME THE HORIZON : groupe qui a redéfini les frontières du rock et du métal !

Bring Me The Horizon : L’évolution d’un groupe qui a redéfini les frontières du rock et du metal

Introduction

Bring Me the Horizon (BMTH), un nom qui résonne avec force dans l’univers de la musique alternative, est bien plus qu’un simple groupe de rock. Depuis leurs débuts dans le deathcore jusqu’à leur transformation en pionniers du rock moderne, BMTH a constamment repoussé les limites des genres musicaux.

Cet article explore l’histoire fascinante du groupe, leur évolution musicale, et leur impact sur la scène internationale. Si vous êtes fan de rock, de metal ou simplement curieux de découvrir comment ce groupe a su conquérir le monde, ce guide complet est fait pour vous.

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1. L’histoire de Bring Me the Horizon : Des débuts à Sheffield au succès mondial

Bring Me the Horizon a commencé dans les sous-sols de Sheffield, au Royaume-Uni, avant de devenir l’un des groupes les plus influents de la scène rock moderne. Cette section retrace les origines du groupe, leur formation, et les premières étapes de leur carrière.

 

1.1 Les origines : La naissance de BMTH dans la scène underground

Bring Me the Horizon s’est formé en 2004 à Sheffield, une ville connue pour sa scène musicale vibrante. Le groupe était initialement composé d’Oli Sykes, Lee Malia, Matt Kean, Matt Nicholls, et Curtis Ward. Inspirés par le deathcore et le hardcore, ils ont rapidement attiré l’attention avec un son brut et agressif, qui contrastait fortement avec les tendances pop de l’époque. Leur premier EP, *This Is What the Edge of Your Seat Was Made For*, a rapidement fait des vagues dans la scène underground britannique.

**Les débuts de BMTH** ont été marqués par une énergie brute et une agressivité qui se reflétaient dans leur musique et leurs performances scéniques. Ils se sont rapidement forgé une réputation pour leurs concerts intenses et chaotiques, où l’énergie du groupe se répercutait sur le public. Cette sous-partie analysera comment leur son initial a été façonné par leurs influences musicales et par l’environnement de la scène underground britannique.

 

1.2 La percée avec « Count Your Blessings » : Un album qui divise

En 2006, BMTH sort son premier album studio, *Count Your Blessings*, qui polarise immédiatement la critique. Cet album, profondément ancré dans le deathcore, est un cocktail de violence sonore et de technicité. Cependant, il a également suscité des réactions mitigées, certains fans adorant sa brutalité, tandis que d’autres le critiquaient pour son manque de mélodie et de structure. Cette sous-partie explorera en profondeur les éléments de cet album qui ont à la fois construit et détruit des ponts avec le public.

**L’impact de « Count Your Blessings »** ne se limite pas seulement à sa réception critique. L’album a également joué un rôle crucial dans l’établissement de BMTH sur la scène internationale, leur permettant de tourner à travers l’Europe et l’Amérique du Nord. Nous discuterons des thèmes abordés dans les paroles, de l’évolution du son du groupe, et de l’impact de cet album sur la suite de leur carrière.

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1.3 L’évolution musicale avec « Suicide Season » : La réinvention d’un genre

Avec *Suicide Season* en 2008, BMTH amorce un virage stylistique majeur, s’éloignant du deathcore pur pour intégrer des éléments de metalcore et d’électronique. Cet album est considéré comme un tournant dans leur carrière, marquant le début de leur évolution musicale qui les mènera à explorer de nouveaux territoires sonores. Cette sous-partie analysera les changements musicaux et lyriques qui ont caractérisé cet album, et comment BMTH a commencé à se distinguer de leurs pairs.

**L’impact de « Suicide Season »** sur la scène musicale a été significatif, influençant de nombreux autres groupes à expérimenter avec de nouveaux sons.

Cet album a non seulement changé la perception du public envers BMTH, mais il a également montré que le groupe n’avait pas peur de prendre des risques. Nous examinerons également comment cet album a aidé BMTH à élargir leur base de fans, attirant des auditeurs qui n’étaient peut-être pas familiers avec leur son plus brutal des débuts.

 

2. L’évolution musicale de Bring Me the Horizon : Du deathcore au rock alternatif

BMTH est un groupe qui a constamment évolué, explorant de nouveaux genres et repoussant les limites de leur son. Cette section se concentre sur l’évolution musicale du groupe, de leurs débuts dans le deathcore à leur transformation en pionniers du rock moderne.

 

2.1 « There Is a Hell Believe Me I’ve Seen It » : L’expérimentation et l’innovation

En 2010, BMTH sort *There Is a Hell Believe Me I’ve Seen It. There Is a Heaven Let’s Keep It a Secret.*, un album qui pousse encore plus loin l’expérimentation sonore. Cet album intègre des éléments de musique électronique, d’orchestration, et de chœurs, tout en conservant l’agressivité caractéristique du groupe.

Cette sous-partie explorera comment cet album a ouvert de nouvelles voies pour BMTH, leur permettant de se distinguer encore plus de leurs contemporains.

**Les influences musicales variées** qui se manifestent dans cet album montrent la volonté de BMTH d’évoluer et de ne pas se limiter à un seul genre. Nous analyserons comment l’incorporation de ces éléments a non seulement enrichi leur son, mais a également élargi leur audience.

Cet album a également abordé des thèmes plus complexes et personnels, reflétant la croissance des membres du groupe en tant qu’artistes et individus.

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2.2 « Sempiternal » : Le chef-d’œuvre qui redéfinit le groupe

*Sempiternal*, sorti en 2013, est souvent considéré comme le chef-d’œuvre de BMTH. Cet album marque un changement radical, intégrant des mélodies accrocheuses, des synthétiseurs, et des éléments de rock alternatif.

Il a non seulement reçu des critiques élogieuses, mais il a également permis à BMTH de franchir une nouvelle étape dans leur carrière, atteignant un public encore plus large. Cette sous-partie analysera les innovations musicales de *Sempiternal* et comment cet album a redéfini l’identité du groupe.

**L’impact de « Sempiternal »** a été monumental, tant sur le plan commercial que critique. Cet album a non seulement consolidé la réputation de BMTH en tant que leaders de la scène rock alternative, mais il a également influencé de nombreux autres artistes à expérimenter avec de nouveaux sons. Nous discuterons également des thèmes lyriques abordés dans cet album, qui traitent de sujets tels que la dépression, la spiritualité, et la résilience.

 

2.3 « That’s the Spirit » : La transition vers un son plus accessible

En 2015, BMTH sort *That’s the Spirit*, un album qui représente une transition vers un son plus accessible et commercial. Cet album intègre des éléments de pop, d’électro, et de rock alternatif, marquant un éloignement significatif de leurs racines metal. Cette sous-partie analysera les raisons derrière ce changement de direction, les critiques qu’il a suscitées, et comment BMTH a réussi à maintenir leur intégrité artistique tout en atteignant un plus large public.

**La réception de « That’s the Spirit »** a été variée, certains fans appréciant l’évolution du groupe, tandis que d’autres regrettant leur son plus lourd des débuts. Cependant, cet album a permis à BMTH d’atteindre un nouveau niveau de succès commercial, avec des singles comme « Drown » et « Happy Song » devenant des hits mondiaux. Nous examinerons également comment cet album a ouvert la porte à de nouvelles opportunités pour le groupe, notamment en termes de collaborations et de tournées internationales.

 

3. L’influence et l’impact culturel de Bring Me the Horizon

Bring Me the Horizon n’a pas seulement influencé la scène musicale, ils ont également eu un impact significatif sur la culture populaire. Cette section examine l’influence de BMTH sur d’autres artistes, ainsi que leur impact sur la mode, les médias, et la culture des jeunes.

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3.1 L’influence sur la scène musicale : De nouveaux standards pour le rock et le metal

BMTH a redéfini les frontières du rock et du metal, influençant une multitude de groupes à travers les genres. Leur capacité à fusionner des éléments de différents genres a ouvert la voie à de nouvelles expérimentations dans la musique alternative. Cette sous-partie analysera comment BMTH a influencé la scène musicale, de leur impact sur le metalcore à leur rôle dans l’émergence de nouveaux sous-genres.

**L’influence de BMTH** s’étend bien au-delà de leur propre discographie. Leur capacité à évoluer musicalement tout en maintenant une base de fans solide a inspiré de nombreux autres groupes à suivre leur propre voie créative.

Nous discuterons également de la manière dont BMTH a contribué à populariser des genres autrefois underground, comme le deathcore, et comment ils ont aidé à démocratiser un son plus accessible sans sacrifier leur intégrité artistique.

 

3.2 L’impact sur la culture des jeunes : Mode, attitudes, et identité

BMTH a eu un impact considérable sur la culture des jeunes, non seulement par leur musique, mais aussi par leur influence sur la mode et les attitudes. Leur style distinctif, mélangeant des éléments de goth, de punk, et de streetwear, est devenu emblématique pour de nombreux fans. Cette sous-partie explorera comment BMTH a influencé la mode et l’identité des jeunes, créant un mouvement qui transcende la musique.

**Le style visuel de BMTH** a joué un rôle clé dans leur attrait pour les jeunes. De leurs clips musicaux aux designs de merchandising, le groupe a toujours mis un point d’honneur à soigner leur image, ce qui leur a permis de créer une identité visuelle forte et reconnaissable. Nous analyserons également comment leur approche de sujets tels que la santé mentale, l’aliénation, et la rébellion a résonné auprès d’une jeune génération en quête de sens et d’identité.

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3.3 La présence médiatique et l’influence digitale : De YouTube aux réseaux sociaux

BMTH a su tirer parti des médias numériques pour étendre leur influence, utilisant YouTube, Instagram, et autres plateformes pour rester connectés avec leurs fans. Leur présence en ligne a non seulement renforcé leur popularité, mais elle a aussi permis de créer une communauté mondiale autour de leur musique. Cette sous-partie analysera comment BMTH a utilisé les médias numériques pour se promouvoir, interagir avec leurs fans, et influencer la scène musicale.

**La stratégie digitale de BMTH** a été un facteur clé de leur succès. Leur utilisation des réseaux sociaux pour annoncer des albums, partager des contenus exclusifs, et interagir directement avec les fans a permis de créer un lien fort et personnel avec leur audience. Nous discuterons également de l’impact de leurs clips musicaux, qui cumulent des millions de vues sur YouTube, et comment leur esthétique visuelle a contribué à leur image globale.

 

4. Les membres de BMTH : Figures emblématiques et dynamique de groupe

Les membres de BMTH ont chacun apporté une contribution unique au succès du groupe, leur personnalité et leur talent étant au cœur de leur musique. Cette section se concentre sur les membres clés du groupe, leur rôle au sein de BMTH, et la dynamique interne qui a façonné leur musique.

 

4.1 Oli Sykes : Le charismatique leader et chanteur

Oli Sykes, le chanteur principal de BMTH, est souvent considéré comme le visage du groupe. Son charisme sur scène, ses paroles introspectives, et sa capacité à se réinventer ont été essentiels à l’évolution de BMTH. Cette sous-partie explore la carrière de Sykes, son impact sur le groupe, et comment sa personnalité a façonné l’image et le son de BMTH.

**Le parcours d’Oli Sykes** est fascinant, de ses débuts en tant que figure de la scène underground à son statut actuel de leader d’un groupe mondialement reconnu. Nous examinerons comment Sykes a surmonté des défis personnels, notamment des problèmes de santé mentale et des addictions, pour devenir un symbole de résilience et d’inspiration pour les fans du monde entier. Nous analyserons également son rôle dans l’écriture des paroles et sa contribution à l’évolution sonore de BMTH.

 

4.2 Lee Malia : Le guitariste et architecte sonore

Lee Malia, le guitariste principal de BMTH, a joué un rôle crucial dans la définition du son du groupe. Son jeu de guitare, qui combine technicité et mélodie, a été un élément clé de l’évolution musicale de BMTH. Cette sous-partie se concentre sur l’apport de Malia au groupe, son style de jeu, et comment il a contribué à façonner le son de BMTH au fil des années.

**Le style de jeu de Lee Malia** est unique, mêlant des influences variées allant du metal au rock classique. Nous analyserons comment son approche de la guitare a évolué avec le temps, passant de riffs brutaux et complexes à des mélodies plus subtiles et nuancées. Nous discuterons également de sa contribution aux compositions du groupe et de son rôle dans l’innovation musicale de BMTH.

 

4.3 La dynamique de groupe : Matt Kean, Matt Nicholls, et les autres membres

BMTH ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans la contribution de ses autres membres, notamment Matt Kean à la basse et Matt Nicholls à la batterie. La section rythmique du groupe a toujours été un pilier solide, apportant puissance et cohésion à leur musique. Cette sous-partie explore la dynamique de groupe, le rôle de chaque membre, et comment leur collaboration a permis de maintenir l’intégrité musicale de BMTH au fil des années.

**La section rythmique de BMTH** est souvent sous-estimée, mais elle joue un rôle crucial dans le son du groupe. Nous analyserons comment Matt Kean et Matt Nicholls ont contribué à la profondeur et à la complexité de la musique de BMTH, tout en maintenant une base rythmique solide qui a permis au groupe d’explorer de nouvelles directions sonores. Nous discuterons également de l’importance de la collaboration entre les membres du groupe et de la manière dont ils ont surmonté les défis internes pour maintenir leur cohésion.

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5. L’avenir de BMTH : Quelles sont les prochaines étapes ?

BMTH a toujours été un groupe en évolution constante, repoussant les limites de leur musique et explorant de nouveaux territoires sonores. Cette section se concentre sur l’avenir du groupe, leurs projets à venir, et ce que les fans peuvent attendre de BMTH dans les années à venir.

5.1 Les nouveaux projets et collaborations

BMTH est connu pour ses collaborations innovantes avec d’autres artistes et pour son ouverture à de nouveaux genres musicaux. Cette sous-partie explore les projets récents du groupe, y compris leurs collaborations avec des artistes d’autres genres, et comment cela influence leur son. Nous discuterons également des rumeurs et des attentes autour de leurs futurs albums.

**Les collaborations de BMTH** ont toujours été un moyen pour le groupe d’élargir leurs horizons et d’expérimenter de nouveaux sons. De leurs collaborations avec des artistes de pop, de hip-hop, ou même de musique électronique, BMTH a montré qu’ils n’ont pas peur de sortir des sentiers battus. Nous examinerons également comment ces collaborations ont enrichi leur musique et ce que les fans peuvent attendre de futures collaborations.

 

5.2 L’évolution continue du son de BMTH

BMTH a prouvé à maintes reprises qu’ils ne se contentent pas de rester dans leur zone de confort. Cette sous-partie explore les évolutions musicales possibles pour le groupe, les nouvelles directions qu’ils pourraient prendre, et comment ils continuent de surprendre leur audience. Nous discuterons également de la manière dont leur son pourrait évoluer à mesure qu’ils vieillissent et mûrissent en tant qu’artistes.

**L’évolution sonore de BMTH** a été un élément clé de leur succès, et il est probable que le groupe continue à explorer de nouvelles directions. Nous examinerons comment leur son pourrait évoluer dans le futur, en tenant compte des tendances actuelles de la musique alternative et des influences que le groupe pourrait intégrer dans leurs futurs travaux. Nous discuterons également de l’impact potentiel de cette évolution sur leur base de fans et sur leur place dans l’industrie musicale.

 

5.3 L’héritage de BMTH : L’impact durable sur la musique et la culture

Enfin, nous examinerons l’héritage de BMTH et comment ils ont influencé non seulement la musique, mais aussi la culture au sens large. Cette sous-partie explore comment BMTH sera probablement perçu à l’avenir, leur place dans l’histoire de la musique, et l’impact durable qu’ils auront laissé sur la scène musicale et culturelle.

**L’héritage de BMTH** est déjà évident, mais leur impact à long terme continue de se développer. Nous discuterons de la manière dont BMTH pourrait être perçu par les générations futures, en tenant compte de leur contribution à l’évolution du rock et du metal, ainsi que de leur influence sur la culture des jeunes. Nous examinerons également comment leur musique pourrait continuer à résonner avec les auditeurs dans les décennies à venir.

 

Conclusion

Bring Me the Horizon n’est pas seulement un groupe, c’est un phénomène culturel. De leurs débuts dans la scène underground de Sheffield à leur statut de leaders du rock moderne, BMTH a constamment évolué et redéfini les frontières de la musique alternative. Leur capacité à se réinventer tout en restant fidèles à leur essence a fait d’eux un groupe incontournable, et leur impact se fait sentir bien au-delà de la musique.

Alors que leur carrière continue d’évoluer, il est certain que Bring Me the Horizon continuera de surprendre, d’inspirer, et de façonner l’avenir de la musique pour les années à venir.

FAQ

1. Comment Bring Me the Horizon a-t-il évolué musicalement au fil des ans ?

BMTH a évolué d’un son deathcore brutal à un rock alternatif plus accessible, intégrant des éléments de pop, d’électronique, et de metal dans leur musique.

2. Quel est l’album le plus influent de Bring Me the Horizon ?

« Sempiternal » est souvent considéré comme l’album le plus influent de BMTH, marquant un tournant dans leur carrière et redéfinissant leur son.

3. Pourquoi Bring Me the Horizon est-il considéré comme un groupe innovant ?

BMTH est innovant pour sa capacité à fusionner différents genres, à expérimenter avec de nouveaux sons, et à repousser constamment les limites du rock et du metal.

4. Quelle est l’influence de Bring Me the Horizon sur la culture des jeunes ?

BMTH a influencé la culture des jeunes par leur style distinctif, leurs paroles introspectives, et leur capacité à aborder des sujets tels que la santé mentale et l’aliénation.

5. Quels sont les projets futurs de Bring Me the Horizon ?

BMTH continue d’évoluer et de collaborer avec d’autres artistes, et les fans peuvent s’attendre à de nouvelles explorations musicales dans leurs futurs albums.

 

Autofocus basse lumière en concert

Autofocus basse lumière en concert

Les situations de faible luminosité sont connues pour affecter la capacité de votre appareil photo à se « concentrer » correctement. Si les conditions d’éclairage (et le contraste) diminuent, des erreurs de mise au point peuvent se produire plus fréquemment. C’est particulièrement vrai pour les zooms et les objectifs grand-angles, où la faible profondeur de champ montre une mauvaise mise au point avec une clarté brutale. Retour sur l’autofocus basse lumière en concert.

Croyez-moi, en tant que photographe de concert, la prise de vue en très faible luminosité est fondamentale dans mon travail ! . Si vous avez eu du mal à photographier à de grandes ouvertures pour obtenir une mise au point parfaite avec vos objectifs, voici 5 conseils pour améliorer le verrouillage de la mise au point.

 

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Autofocus basse lumière en concert – Autofocus

Que vous photographiez de la musique en live dans un endroit faiblement éclairé ou que vous souhaitiez simplement obtenir les meilleures performances de l’autofocus de votre appareil photo et de vos objectifs, ces conseils vous aideront à vous concentrer de manière plus fiable et précise.

1 . Calibrez votre reflex numérique

La calibration de la mise au point automatique (AF) peut améliorer la précision et la fiabilité de la mise au point automatique de votre reflex numérique, en particulier lors de la prise de vue avec des objectifs interchangeables. Voici les étapes à suivre pour calibrer l’autofocus de votre appareil photo :

  1. Trouvez une cible de test : pour calibrer l’AF, vous aurez besoin d’une cible de test, comme un charte de mise au point automatique ou un objet avec des détails fins et nets, tels qu’un texte imprimé ou un motif à carreaux.
  2. Configurez votre appareil photo : placez votre appareil photo sur un trépied pour éviter les tremblements et les mouvements pendant la calibration. Réglez votre appareil photo sur le mode de mise au point automatique, puis sélectionnez le point AF que vous voulez calibrer. Si votre appareil photo dispose d’options de micro-ajustement AF, assurez-vous qu’elles sont activées.
  3. Placez la cible de test : placez la cible de test à une distance appropriée, en fonction de la longueur focale de votre objectif. Assurez-vous que la cible est bien éclairée et que le contraste est suffisant pour que l’AF puisse fonctionner correctement.
  4. Effectuez la mise au point : prenez une série de photos de la cible de test en utilisant l’AF. Vérifiez chaque photo pour voir si la mise au point est précise et si elle se situe sur la partie de la cible que vous souhaitez mettre au point.
  5. Répétez le processus : si la mise au point n’est pas précise, ajustez les paramètres de l’objectif ou de l’appareil photo et répétez le processus jusqu’à ce que vous obteniez une mise au point précise et fiable.

En calibrant la mise au point automatique de votre reflex numérique, vous pouvez améliorer la qualité de vos photos et vous assurer que les images que vous capturez sont nettes et précises.

2. Comprendre le fonctionne la mise au point automatique

La mise au point automatique (AF) est un processus complexe qui permet aux photographes de capturer des images nettes et claires sans avoir à ajuster manuellement la mise au point de l’objectif. Voici un aperçu de son fonctionnement :

  1. Le photographe encadre la scène à travers le viseur ou l’écran LCD de l’appareil photo.
  2. L’appareil photo utilise un capteur AF pour détecter le contraste et la netteté de l’image, en analysant les différentes zones de la scène.
  3. Les algorithmes de l’appareil photo utilisent ces informations pour déterminer quelle zone de la scène doit être mise au point. Les points AF de l’appareil photo sont positionnés sur la zone de mise au point sélectionnée.
  4. L’appareil photo ajuste ensuite la mise au point de l’objectif en se basant sur les informations fournies par le capteur AF et les points AF.
  5. Enfin, une fois la mise au point effectuée, l’appareil photo déclenche l’obturateur et prend la photo.

Il existe différents types de capteurs AF, tels que les capteurs à détection de phase et les capteurs à détection de contraste, qui fonctionnent différemment. Les appareils photo modernes offrent également de nombreuses options de mise au point automatique, telles que la mise au point automatique en continu, la sélection de zone de mise au point, la mise au point manuelle assistée et bien d’autres encore.

 

3.  Évitez la concurrence

Une cause fréquente d’erreurs de mise au point par faible luminosité est la concurrence entre des éléments dont le contraste est supérieur à celui de votre sujet. Il peut s’agir d’une lumière derrière le sujet ou d’un objet légèrement devant lui (pour la photographie musicale, les microphones sont connus pour tromper les capteurs AF et créer une mauvaise mise au point).

Étant donné que les capteurs AF sont en réalité beaucoup plus grands que ce qui est affiché dans le viseur, il est très facile pour eux de détecter une mauvaise cible si le contraste est suffisamment élevé. Si vous donnez suffisamment d’espace à la concurrence potentielle ou si vous modifiez légèrement votre point de vue pour obtenir la meilleure vue possible de votre objectif, vous pouvez alors obtenir de meilleurs résultats.

 

 

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Autofocus basse lumière en concert

4. Autofocus, Zones cibles à contraste élevé

Le contraste est tout avec une mise au point automatique précise. Pour de meilleurs résultats, utilisez des zones à contraste élevé pour faire la mise au point sur les bords définis par le sujet. Avec des lignes de contraste dures, les capteurs AF peuvent obtenir une mise au point précise. Si votre sujet présente moins de contraste, recherchez les zones à contraste élevé situées sur le même plan que celui sur lequel vous souhaitez effectuer la mise au point.

Cela peut signifier une mise au point automatique sur un motif sur la chemise d’un sujet au lieu de son visage ou une ombre nette sur son oreille au lieu de ses yeux. Lorsque vous utilisez d’autres cibles AF, assurez-vous qu’elles sont aussi proches de l’objectif que du point AF pour tirer le meilleur parti de cette astuce.

5. Utilisez le collimateur AF central

Tous les collimateurs AF ne sont pas identiques. Avec presque tous les reflex numériques, le collimateur autofocus central est le plus sensible et le plus précis en usine en raison de l’étalonnage et du type de capteurs utilisés pour le centre. Utilisez cela à votre avantage en donnant la priorité au collimateur autofocus central par rapport aux autres points pour des performances d’autofocus plus précises et plus fiables.

Pour mieux comprendre votre équipement, reportez-vous au manuel de votre appareil photo reflex numérique pour savoir quels capteurs AF sont les collimateurs AF de type croisé les plus sensibles (capteurs bidimensionnels sur les axes verticaux et horizontaux) pour savoir quels points sont plus précis.

Personnellement, j’utilise très souvent la méthode de mise au point et de recomposition. Autrement dit, effectuez un verrouillage AF sur un sujet, puis ré-assemblez le pour la composition préférée. Autrement dit, si vous avez des problèmes avec une mise au point précise, la méthode de mise au point et de recomposition peut être à blâmer. L’utilisation de la méthode de ré-assemblage du focus entraîne des erreurs de focus – c’est juste une question de géométrie.

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Autofocus – Leonard COHEN – Photographe de Concert

 

Il est préférable de rapprocher le plus possible le cadre lors de la mise au point sans ré-assembler considérablement la scène lorsque vous appuyez sur le déclencheur. Il est préférable de choisir un collimateur autofocus qui soit le plus proche du collimateur de mise au point souhaité et provoquera le moindre changement de mise au point lors de la recomposition. Chaque recomposition après réception du verrouillage AF entraîne des erreurs de mise au point avec précision.

La distance et la profondeur de champ jouent un rôle essentiel pour déterminer si le décalage de mise au point est perceptible lors de la mise au point et de la recomposition. Plus la profondeur de champ est petite, plus le changement de foyer résultant de la recomposition est spectaculaire. :

Pour finir avec l’autofocus : si vous avez du mal à « clouer » l’AF (autofocus), j’espère que ces suggestions vous aideront. Les deux derniers conseils – pour utiliser le collimateur AF central et comprendre les limites de la méthode de mise au point et de recomposition – sont un peu plus éditoriaux (et même contradictoires). Il est rare qu’une grande photo ait son sujet si légèrement au centre du cadre que vous puissiez utiliser le collimateur AF central sans le remonter.

En fin de compte, le timing, la composition et un sujet fascinant ont priorité sur la perfection technique.

 

Autofocus : en conclusion…

En conclusion, l’autofocus (AF) est une fonctionnalité essentielle de la photographie numérique moderne qui permet aux photographes de capturer des images nettes et précises sans avoir à ajuster manuellement la mise au point de leur objectif. Les progrès technologiques ont permis le développement de différents types de capteurs AF et d’options de mise au point automatique avancées, offrant aux photographes une plus grande flexibilité et une meilleure précision dans leurs prises de vue.

Cependant, malgré ses avantages, l’autofocus peut parfois être imprécis ou ne pas fonctionner correctement, en particulier lors de la prise de vue dans des conditions de faible luminosité ou avec des sujets en mouvement rapide. Dans ces cas, il peut être nécessaire de calibrer l’autofocus pour obtenir des résultats optimaux.

En fin de compte, l’autofocus reste un outil précieux pour les photographes de tous niveaux, leur permettant de se concentrer sur l’aspect créatif de leur travail plutôt que sur les tâches techniques liées à la mise au point de leur objectif.

 


 

Eric CANTO Photographe : Photos de concerts, portraits, pochettes d’albums.

 

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Hard Force Magazine depuis 1985

Hard Force Magazine depuis 1985

Hard Force : la naissance

Hard Force est un magazine de musique français spécialisé dans le hard rock et le heavy metal et publié entre 1985 et 2000. Sa première édition a été publiée en octobre 1985 et distribuée à 1500 exemplaires via un réseau de distribution « maison » et fondée à l’origine par Hard Force Association en tant que fanzine (ses membres étaient à l’époque Christian Lamet, Jean de Larquier, Serge Lamet, Philippe Marek et Daniel Baud).

 

Hard Force Magazine

 

Un départ fulgurant

En moins d’un an, les exigences de qualité en termes de contenu et de forme de certains de ses créateurs ont fait du fanzine un format de magazine professionnel en kiosque.
Il s’est rapidement positionné comme un outsider de Hard Rock Magazine, lancé un an plus tôt, et a profité de la disparition d’Enfer Magazine et de Metal Attack.

Les grandes années

De 1985 à 2000, Hard Force est reconnu en France comme un magazine de référence en termes d’originalité, de dossiers et d’entretiens.
Hard Force est pionnier dans la plupart des initiatives technologiques (création de samplers, Discographies et biographies exhaustives, CD-Rom multimédia, premières sections Internet de la presse musicale française, etc…).

 

Hard Force Magazine

La disparition

Hard Force a cessé de paraître en 2000. Prés de 10 ans après, le 30 octobre 2009, Hard Force a lancé un réseau social appelé « THE METAL NETWORK« .

La renaissance

Fin 2010, Hard Force a lancé un magazine web (archives, documents audio et vidéo) pour marquer son 25e anniversaire, réalisé par Christian Lamet, plusieurs journalistes impliqués dans la rédaction du magazine de 1985 à 2000 et de nouveaux collaborateurs.

En trois ans, le site Hard Force devient une référence. Réactivité éditoriale, information quotidienne, les médias ravivent l’esprit d’origine.

En effet, il va redevenir le partenaire privilégié de la plupart des événements live en France, concerts, tournées et festivals. En décembre 2012, Christian Lamet a lancé l’émission hebdomadaire « MetalXS » sur L’Enôrme TV, exclusivement dédiée au métal.

Hard Force est le partenaire de cette nouvelle chaîne.

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Collaborateurs de Hard Force

Rédacteur en chef de Hard Force

Christian Lamet

Rédacteurs de Hard Force

Christine Chapel, Hervé Guegano, Richard Guérin, Laurent Joulins, Nicolas Kontos, Stéphane Lacassagne, Laurent Lacoste, Christian Lamet, Serge Lamet, Etienne Lançon, Alain Lavanne, Jean de Larquier, Yann Le Goff, Juliette Legouy, Fabrice Lemaitre,  Nicolas Gounet, Philippe Goussard, Charles Gronche, Laura Grünberger,Marc Belpois, Benji, Stéphane Bergeon, Daniel Bernot, Guillaume Bertail, Eric Beuriot, Elisabeth Bieber, Jean-François Lescene, Frank Arnaud, Roger Balac, Albert Bareiro, Daniel Baud, Emmanuel Potts, Hervé Reiss,

Christophe Rudant, François Schenck, François Sinibaldi, Vincent Tigreat, Jean-Christophe Thomas, Martine Varago, Christian Veraz, Olivier Wallerand, Valérie Chedot, Joël Coudrier, Vincent Dresel, Christophe Droit, Laurent Ducastel, Henry Dumatray, Samantha Dunn, Arnaud Durieux, Patrick Garel, Arnaud Geenens, Pascal Girard, Stéphane Girard, Guillaume Goriot,Christophe Blanquart, Laurent Bollee, Laurent Borde, Jean-François Bouquet, Marc Bredenbach, Franck Brisson, Eric Bruno-Mattiet, Julien Capraro,Valérie Lestienne, Jérôme Mairal, Isabelle Maitre, Philippe Marek, Patrick Meyer, Gilles Moinet, Thierry Mousset, Fred Pederzoli, Lionel Pétillon.

Hard Force Magazine

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Membres honoraires ou collaborateurs exceptionnels de Hard Force

Bernie Bonvoisin, Renaud Hantson, Francis Zégut, Elie Benali

Correspondants et collaborateurs à l’étranger de Hard Force

Alexis Charbonnier, Claude Englebert, Alain Fahrny, Valérie Le Terreux, Daniel Oliveira, Michael Patton, K.K. Pearcy, Paul Suter, Sasha Stojanovic, Agence Intervision (Mohamed Ansar, Paul Branigan, Elianne Halbersberg, Mark Putterford, Paul Rees, Sylvie Simmons, Victoria Strommer, Jodi Summers, Arlett Vereecke), Norman C. Allin, Christian Bouchard,

Maquettistes de Hard Force

Claire Rochas, Sarah Sissi, Jocelyn Barbier, Véronique Bidaut, Jean-Max Bigand, Christèle Bourgeois, Emmanuel Briot, Jean-Pierre Charbonnier, Christian Lamet, Laurent Lamet, Gilles Moinet, Céline Gladkowsky, Laurent Lacoste, Isabelle Lagrange.

 

Photographes de Hard Force

Christophe Blanquart, Norman Bouthiller, Henri Clausel, Renaud Corloüer, Rafaël Erdodi, Claude Gassian, Philippe Goussard, Nicolas Kontos, Martin Lepage, Danny Lilken, Jen Lowery, Didier Picard, Eva Ries, François Schenck, Niels Van Iperen, Christophe Viala, Marc Villalonga,

P. Wagner, Sharon Weisz, SIN, Pierre Terrasson, Irene Vogeli ) – Agence Intervision (Gene Ambo, P. Bergen, Steffan Chirazi, Agence DALLE APRF (Michael Bussman, George Chin, Ron Delany, Larry Di Marzio, Peter Distefano, Carmello Giordano, Idols, Gie Knaeps,

Tony Motram, Ebet Roberts, Edouard Setton, L. McAfee, Alex Mitram, Ray Palmer, Alex Solca, David Wainwright, Mick Wall, Mark Webb, Tony Woolliscroft, Neil Zlozower), Agence Repfoto (Robert Ellis), Bertrand Alary, Andrew C. Allin, Pascal Beaumont, Jean-Paul Bellanger, Benji, Daniel Bernot, Jean-Max Bigand, Fin Costello, Ana Maria DiSanto, Tom Farrington, Paul Frati, Rick Gould, Ross Halfin, Mike Hashimoto, Mick Hutson, Robert John, Dave Jordan, Gene Kirkland, Glenn LaFerman, Mark Leialoha.

Illustrateurs :

Jean-Marc Tavernier, Jean-Pierre Charbonnier, Christian de Metter, Daniel Pierre.


 

Eric CANTO Photographe : Photos de concerts, portraits, pochettes d’albums.

 

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Bonus : Interview su fondateur de Hard Force : Christian LAMET

Christian, pouvez-vous vous présenter ?

J’ai 55 ans maintenant. Une carrière professionnelle inhabituelle, car mes études de bibliothécaire après l’obtention du diplôme ne sont pas il n’y a pas de prédisposition au journalisme, et surtout au monde des médias. Ce fut une énorme passion pour la musique qui m’a orientée de cette façon.

Une volonté de partager cette passion avec les autres, de découvrir de nouveaux musiciens, de nouveaux disques et une vie au rythme des concerts a été la première motivation. Maintenant je me rends compte à quel point le but justifiait les moyens: Je n’avais que 19 ans, lorsque le premier numéro de HARD FORCE est sorti, j’étais complètement inexpérimenté et il fallait une forte dose un non-sens afin que nous puissions commencer l’aventure.

Comment avez-vous contracté le virus et qu’est-ce qui vous a amené au hard rock?

Si c’est un virus, c’est presque depuis ma naissance. Ma culture musicale a commencé avec les albums que mon père écoutait. À la fin dans les années 1960, Jimi Hendrix, Eric Clapton, Jeff Beck et Jimmy Page ont révolutionné la musique. Il s’agit notamment de leurs guitares qui secoua mon enfance. Parmi ceux que je viens de mentionner figurent les créateurs de hard rock et de saturation.

De l’énergie, mais toujours une mélodie, deux éléments qui me paraissent nécessaires dans la musique que j’écoute depuis. Le hard rock est comme une extension de cette « éducation ». Sur mes albums d’ adolescent, il y avait le même nombre de LYNYRD SKYNYRD, AC / DC de la période Scott des premiers albums, THIN LIZZY, Ted Nugent, puis TRUST et IRON MAIDEN depuis le début comme BOSTON, KANSAS ou … TOTO.

 

D’où est venue l’idée de créer HARD FORCE ?

Dans les années 1981-1982, ce fut l’ouverture des ondes et l’apparition de stations de radio libre. J’ai Créé une radio associative à Samois-sur-Seine (77) il y avait une opportunité de faire écouter ma musique et d’apprendre à parler dans le micro. Nous étions donc un groupe d’amis qui ne se rendaient même pas compte qu’ils vivaient à l’époque, des pionniers, sans restrictions commerciales, sans quotas ni censure.

Nous n’étions pas des adultes et on nous laissé les clés de la radio ! Nous avons créé l’émission de hard rock « Countdown » sur Radio Arc en Ciel. Nous avons commencé un samedi en fin d’après-midi et nous avons rendu l’antenne trois heures plus tard, quand nous n’avions plus d’albums à à faire écouter (que nous avons bien sûr achetés avec les nôtres argent de poche).

Dans ce programme, nous avons reçu tous les groupes français, des amateurs locaux .

 

Hard Force Magazine

 

Il y a une opportunité pour la première interview « internationale »: Yngwie Malmsteen. Nous sommes alors en juin 1985, soit Le guitare hero le plus spectaculaire du moment. Dans le même temps, le Festival de France avec le plus grand plateau a lieu. Des groupes français se sont réunis en deux jours et Monsters of Rock à Castle Donington.

Plein d’interviews, frustré de revenir la radio et que cette « affaire » n’est entendue que par une poignée, nous pensions que la création d’un fanzine ce serait un résultat largement logique.

 

Étiez-vous un lecteur de la presse métal (ENFER MAGAZINE, METAL ATTACK) avant cette création?

Bien sûr. Je dirais même ROCK & FOLK et BEST . BEST a été le premier magazine national à oser le hard rock  et le heavy metal en couverture du magazine. ENFER, cependant, incarne le moment historique de la création une presse spécialisée dans le hard rock, même si METAL ATTACK est apparu peu de temps après, en 1983.
ENFER était plus documenté, METAL ATTACK plus élégant, l’un plus épicé, pointu et savant, l’autre plus fédérateur et efficace. Tous les deux coexistaient parfaitement, constituant un panorama intéressant et une source d’information pour les lecteurs précieux pour les animateurs radio débutants …

Vous êtes-vous senti libre de la rédaction ou sous la pression de certains labels et attachés de presse ?

La liberté est illusoire, impossible. Parce que la vie d’un magazine dépend de ses ventes ou de ses revenus publicitaires – et très souvent les deux – quelle liberté avons-nous? La flatterie pour les lecteurs crée une dépendance. La page publicitaire est un engagement pris par l’annonceur.

Notre liberté a été gagnée grâce aux idées innovantes dont j’ai parlé plus tôt, dans les domaines où personne n’est allé. Nous sommes prêts surprise. « L’originalité dans le consensus » peut être une bonne définition.

 

Savez-vous ce qui est arrivé aux anciens membres de la rédac ??

Je sais ce qui leur est arrivé. En revanche, très peu sont ceux avec qui je suis resté en contact étroit. Il y a eu de véritables  «divorces» après HARD FORCE. Ils sont donc une poignée au cours des 15 dernières années que je vois ou rencontre régulièrement. Il reste de l’amitié en dehors du magazine, ce fut une telle aventure.

En tant que chef d’équipe de rédaction, qu’avez-vous préféré faire et qu’avez-vous détesté ou craint?

Le plaisir consistait à écrire, à examiner la documentation des dossiers, à participer à un concert ou festival, partir à l’étranger pour mener une interview dans laquelle un échange avec le musicien va bien au-delà des questions et réponses.

Au début, nous voulons tout faire. Vous devez apprendre à déléguer et c’est le plus difficile. J’ai dû participer à la production complète du produit, ce qui a considérablement raccourci mon temps de repos. Pendant pendant des années j’ai vécu des concerts et des voyages de journalistes par procuration, gardant de rares moments avec certains artistes précis quand ils venaient à Paris.

 

Quelle était la relation avec la presse métal compétitive ? Y avait-il une saine compétition, émulation, espionnage, jalousie?

Je pense avoir pris la première salve de bois vert d’un ami, quelques mois seulement après la publication du fanzine.

De puis j’ai réalisé que l’apparition de HARD FORCE, même petite, pouvait perturber tout ce que je faisais. Quand HARD FORCE est arrivé nous avons changé le registre dans les kiosques. J’ai reçu des appels téléphoniques anonymes au bureau, de l’intimidation… J’ai su plus tard qu’ils émanaient journalistes oisifs travaillant « en face ».

Beaucoup d’activités de sape ont été lancées dans des maisons de disques, faisant du lobbying pour nous discréditer, bloquer les publicités ou donner des interviews. Pendant ce temps, vous pouvez facilement devenir paranoïaque.

J’ai commencé à me défendre avec la seule arme que j’avais: mon magazine mensuel. Ça a juste fait rire les autres, mais à quoi ça sert ? à me soulager !

 

Est-ce que les querelles entre amateurs de courants glam contre thrash, par exemple étaient du pain béni pour vous ?

J’ai toujours trouvé fou que l’on oppose BEATLES et STONES, les  rivalité entre styles hard rock et le métal m’ont toujours étonné. Je ne parle pas de goût, je parle d’intolérance et de fanatisme. HARD FORCE a toujours maintenu une certaine pluralité.

C’était un mix difficile car il fallait informer sur les nouveaux produits et être représentatif des styles établis avec l’augmentation des courants. La musique est toujours en mouvement: un magazine, s’il veut survivre, ne peut pas rester figé le passé mais doit s’y référer.

 

Êtes-vous conscient d’avoir marqué une certaine génération par vos écrits et votre combat dans un magazine culte ?

Être culte n’est pas un postulat lorsque vous démarrez un fanzine ou un magazine. Ce serait suffisant! Les différentes équipes successivement et moi-même, nous avons essayé de proposer le meilleur magazine possible, le plus sincère dans le processus.

Si nous en avons encouragé certains, initié d’autres, c’est un fabuleux bonus. Ai-je vraiment dit mon dernier mot, c’est toute la question ? J’espère également combiner certaines choses à l’avenir.

A suivre donc…

Gilles LARTIGOT – le Shooting

Gilles LARTIGOT – le Shooting

En tant que photographe, j’ai réalisé un shooting photo avec Gilles Lartigot il y a quelques mois. Cette photo est la couverture du livre Gilles Lartigot EAT2. Ce nouveau livre de Gilles Lartigot est la suite du best seller « EAT – Chronique d’un fauve dans la jungle alimentaire. » Je connaissais Gilles Lartigot depuis quelques années, un shooting très simple et convivial.

 

gilles lartigot eat2

Gilles Lartigot – Eat2

La rencontre avec Gilles Lartigot

J’ai rencontré Gilles Lartigot il y a une dizaine d’années. C’est au VIP du festival Hellfest open air . Nous avions discuté autour d’un verre de nos passions communes, la musique et l’alimentation. Gilles est un métalleux dans l’âme, c’est une de nos passions communes.

L’alimentation en est une seconde. Mass Hysteria jouait cette année là. C’est aussi un point en commun que nous avons, l’amour du métal français. Gilles Lartigot a d’ailleurs produit le premier album du groupe marseillais Dagoba.

 

Le shooting de la couverture du livre de Gilles Lartigot Eat2

Je fus agréablement surpris de recevoir, il y a quelques mois, un coup de téléphone de Gilles Lartigot. Il venait de terminer la suite de son best -seller EAT et voulait un portrait pour la couverture de son nouveau livre EAT2.

Gilles naviguant régulièrement entre l’Europe et l’Amérique du nord, le rendez-vous fut pris à Aubagne, sa maison du sud de la France pour un shooting improvisé. Autour d’un bon repas, nous discutons du projet, de ses attentes en matière de photo, puis après quelques heures de shooting, un résultat sobre et efficace.

Pas de fioriture lors de ce shooting, pas de coiffeur, pas de maquilleur, juste un peu d’argile blanche que Gilles Lartigot avait dans un pot. Les portraits de cette séance photo sont dans le même esprit.

 

Qui est Gilles Lartigot ?

Gilles Lartigot est un militant français pour une consommation éco-responsable et saine, hors des supermarchés et des produits agro-industriels. Gilles vit en France et à Montréal. Il est l’auteur du best seller « EAT – Chronique d’un fauve dans la jungle alimentaire » aux éditions WinterFields, paru en septembre 2013.

EAT, le livre de Gilles Lartigot est le résultat d’une enquête qui a duré plus de trois ans, une étude traitant des modes alimentaires. Le propos tourne autour du « bien manger ».

Résumé de Gilles Lartigot Eat2

Résumé du livre EAT 2 de Gilles Lartigot : « Nous vivons dans une société toxique pour notre santé. La nourriture industrielle nous rend malade. La pollution, le stress et les produits chimiques font partie de notre vie quotidienne. Gilles Lartigot, auteur du livre Eat, témoigne de son parcours et de sa conscience des aliments modernes. Il révèle divers faits sur l’élevage industriel et les additifs chimiques et nous donne quelques options pour une meilleure assimilation des aliments pour notre corps et notre esprit. »

Dans ce livre, l’auteur souligne l’importance d’être ouvert, de ne pas discriminer les gens pour leurs divergentes opinions, d’être compatissant et empathique. « C’est l’idée de débattre ensemble pour comprendre le monde dans lequel nous vivons, ne pas être sujet et être acteur de notre propre bonheur. Malgré notre désaccord, chacun de nous a une opinion intéressante à partager, une pierre pour éveiller la conscience collective. »

Pourquoi vouliez-vous écrire une suite à EAT ?

Gille Lartigot : C’était vraiment un souhait de ma part. Si je devais écouter mes lecteurs, j’écrirais un livre tous les six mois. J’ai pris mon temps. J’ai étudié de près des dossiers, comme le cas du cancer après ma rencontre avec le Dr Nicole Delepine ou la lutte pour la survie avec Vol West, qui reste l’un des piliers centraux du livre.

Deux sujets principaux intéressants et actuels que je voulais absolument partager avec les lecteurs. Ensuite, c’est allé assez vite, j’avais rassemblé beaucoup d’informations depuis que j’ai écrit EAT en 2013. Ma pensée avait changé.

 

gilles lartigot eat2 -gilles lartigot wiki

Gilles Lartigot Eat2

Présentation de Gille Lartigot par COTE Magazine

Gilles Lartigot a tout d’un athlète, un mètre quatre-vingt-dix et son quintal de muscles. Plus de trente ans de culture physique lui ont permis de faire face à tous les aléas de la vie. Dès le matin, la pratique sportive nourrit ses réflexions et son inspiration, mais aussi sa volonté d’ériger la nourriture et son mode de consommation en priorités absolues. Sa vision est simple: nous vivons dans une société toxique pleine d’industriels nuisibles en proie au stress, à la pollution et aux produits chimiques qui nous entourent.

Les dérives dans l’industrie alimentaire continueront d’augmenter et la rentabilité deviendra une exigence. En dehors de l’élevage industriel, des OGM, et des farines animales , il y a la menace du TAFTA, qui imposera des méthodes d’élevage toujours plus intensives au détriment de la qualité.

 

Parce que nos habitudes alimentaires déterminent notre santé et déterminent l’avenir de nos enfants, Gilles Lartigot a résumé ses observations et considérations dans un livre. Il livre une observation grossière des dangers de la nourriture moderne et de son impact sur le développement des cancers, des accidents vasculaires cérébraux et des maladies chroniques. Si le livre est un grand succès, c’est aussi parce qu’il prône une autre façon de manger, met l’accent sur ce qui est bon pour la santé et propose des recettes originales qui brisent les préjugés.

Bien sûr, nous avons publié un certain nombre d’articles sur l’alimentation, mais EAT est différent: il explique les bases de l’alimentation actuelle grâce à de nombreuses interviews réalisées avec des spécialistes.  Gilles Lartigot prolonge ses réflexions écrites en sillonnant la France, en organisant des cycles de conférences où il dévoile les secrets d’une cuisine originale.

 

 


 

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Bonus : Interview de Gilles Lartigot

Peux tu nous dire un mot sur ton parcours ?

Gille Lartigot : Je suis un écrivain 100% indépendant. J’ai écrit « Eat » il y a un peu plus d’un an. Plus tôt, j’ai eu un cycle de vie assez éclectique. J’étais musicien puis producteur. J’ai vécu en Californie à l’âge de 18 ans. A cette époque, j’avais des contacts avec le monde du sport et de la culture physique et je me suis intéressé à la nutrition.

J’ai travaillé avec mon père qui était imprimeur. J’ai fait beaucoup d’activités différentes jusqu’à ce que je commence à me poser des questions sur mon travail et ma vie en général. Nous sommes souvent absorbés par le travail. S’il est passionnant, il peut être réalisé sur un lieu et un temps dédiés, et c’est une bonne chose. Mais la plupart du temps, le travail entre dans la vie personnelle et familiale. Pour les gens qui ont des enfants, le problème est qu’ils ne peuvent pas les voir grandir, ils ne peuvent pas s’occuper d’eux. Ma femme et moi voulions faire une pause.

Nous avons lancé un projet dans l’industrie alimentaire. Tout a commencé avec les films réalisés avec une caméra cachée. L’objectif étant de protéger les animaux. Nous avons pris conscience des atrocités que nous infligeons à nos animaux, en particulier aux animaux que nous mangeons et qui sont dans nos assiettes.

Ensuite, nous avons traité les mensonges de l’industrie alimentaire. Je veux dire des conseils nutritionnels de ce type: « Il faut boire du lait », « Les protéines animales valent mieux que les protéines végétales » … Toutes ces désinformations, soutenues par le lobby, qui nous ont poussé à écrire « Eat ».

Ton alimentation de sportif à tes débuts ?

Gille Lartigot : En musculation, un repas classique se compose de nombreux produits laitiers, poulet, bœuf ou thon avec riz. Quelle chose digeste ! Mon approche de la nourriture était purement physique. J’ai dû manger mes protéines, glucides, lipides. Il s’agissait de repas avec une très petite quantité de matières premières, auxquelles des compléments alimentaires à base de lait de vache, des boissons gazeuses légères, des boissons d’endurance à la malto-dextrine, des colorants très fluorescents étaient rajoutés … Mais malgré tout, je sentais que je mangeais une alimentation très saine.

Je n’ai jamais été trop préparé ou cuisiné de plats, car mon sport exigeait de moi une nourriture « propre ». Ça vous fait sourire aujourd’hui … Mon changement de régime s’est fait rapidement, et les plantes sont désormais la base de mon alimentation. Il est encourageant de penser que le changement peut survenir à tout âge!

 

Le déclic est venu comment ?

Gille Lartigot : C’est lorsque j’ai aidé à infiltrer les fermes industrielles pour mon enquête. La première était une ferme de poules pondeuses, ce qui m’a suffisamment choqué, puis les porcs. Là, j’ai vu des choses que je n’aurais pas dû voir et qui m’ont marqué fortement. Je ne pouvais plus manger de viande. J’étais un peu paniqué car j’ai continué ce sport et j’avais encore ces préjugés alimentaires construits depuis vingt ans. J’ai donc été obligé de me renseigner sur les aliments dits « alternatifs »: végétarisme, véganisme, cru, jus …

Cela m’a ouvert les yeux. J’ai réalisé que nous pouvions manger avec conscience. Quand nous apprenons comment nos animaux sont élevés et abattus, peu de gens peuvent encore manger cette viande. C’est devenu une grande poubelle, surtout au détriment des animaux. Quand nous savons que nous tuons 3 millions d’animaux par jour et que nous devons toujours en produire plus, il est évident qu’ils sont tués de manière terrible. Pour produire plus de plantes, nous avons dû utiliser des pesticides, etc. Pour produire plus d’animaux vivants, nous tombons volontairement malades.

Aujourd’hui, les gens ne veulent pas voir, ils ne veulent pas savoir. Et quand on me dit que l’Homme a toujours été carnivore, je réponds que cela n’est pas vrai car  l’homme ne mangeait pas de viande en cage. Il chassait pour se nourrir. et l’homme est omnivore. Cette consommation excessive de viande se produit de nos jours. Avant la Seconde Guerre mondiale, il n’y avait pas de fermes industrielles. Nous mangions des bêtes élevées dans des conditions normales c’est à dire raisonnable; qui permettaient de répondre à des besoins « locaux » donc plus restreints et donc dans des conditions plus responsables et respectueuses.

Les bovins recevaient de la nourriture adaptée, pas du maïs OGM. Nous ne les bourrions pas d’antibiotiques, et ne les vaccinions pas dès la naissance. Ces pratiques me choquent. J’ai également été frappé par le fait que ces informations n’ont pas été communiquées par les principaux médias. J’avais vraiment besoin de chercher loin pour apprendre à manger différemment. Mes succès personnels m’ont convaincu.

 

Tu entends quoi par nourriture originel?

Gille Lartigot : C’est de la nourriture produite par la terre! Fondamentalement, c’est un légume. Je m’appuie en particulier sur les textes de Charles Darwin, le père de l’évolution, qui dit que l’homme est construit comme un végétarien, il doit donc manger des légumes. Hippocrate, le père de la médecine, était végétarien. Les grands penseurs grecs comme Socrate étaient végétariens. Vous avez aussi Albert Einstein, Confucius, Léonard de Vinci … Vous commencez à vous demander: ces gens sont encore très intelligents!

Je n’aime pas classer les gens: végétariens, végans … Pour moi, ce sont des « cases ». Quoique nous choisissons, il y a des aliments toxiques et des aliments originaux. Si tout le monde ne mangeait que de la viande bio, cultivée « normalement », alors la production se suffirait pas à satisfaire les habitudes alimentaires de tout le monde. Il faudrait rééduquer les gens à n’en manger qu’une fois  par semaine! Ce que faisaient les anciens.

 

Gilles Lartigot Eat 2

Gilles Lartigot Eat 2

Changer d’alimentation, ça apporte quoi ?

Gille Lartigot : La santé. C’est quelque chose de nécessaire. Malheureusement, les gens réalisent souvent leur erreurs alimentaires lorsqu’ils sont malades. C’est dommage alors qu’ils pourraient l’empêcher. Quand vous avez des enfants, vous voulez leur santé. En leur donnant des frites, de la purée de pommes de terre, du Mc Do, du coca ou des bonbons, vous les empoisonnez. Il faut en  être conscient.

Mais quand vous réalisez que vous pouvez manger différemment, que c’est bien et que vous vous amusez, alors vous réalisez que le problème n’est pas l’argent. Les gens dépensent de l’argent pour des médicaments, des substituts de repas, des compléments alimentaires et des vitamines chimiques. Le problème du temps se pose. Le temps a été volé par la société moderne. Nous n’avons plus le temps d’aller au marché,de cuisiner,de s’informer…

Mais ce problème est devenu mondial, et affecte d’autres domaines de la vie. Vous n’avez pas à changer le monde, mais vous devez changer vos habitudes, et la nourriture est à la base de ce changement, car lorsque nous buvons du jus fraîchement pressé, nous ne pensons pas la même chose que lorsque l’on nous buvons du »Gatorade ».

Avec un changement de régime, il y a une sorte d’excitation. C’est comme ouvrir une cage. Manger des aliments toxiques affecte nos pensées. C’est donc une histoire de conscience et chacun a le « clic » pour lui trouver une porte.

Irving Penn, photographe 1917- 2009

Irving Penn, photographe 1917- 2009

Irving Penn était l’un des grands photographes du XXe siècle, connu pour ses images saisissantes de nature morte et ses portraits. Bien qu’il ait été célébré comme l’un des meilleurs photographes du magazine Vogue pendant plus de soixante ans, Irving Penn était un homme qui a évité les feux de la rampe et a poursuivi son travail avec un dévouement calme et implacable.

À une époque où la photographie était d’abord perçue comme un moyen de communication, il l’a abordée avec un œil d’artiste et a élargi le potentiel créatif du médium, tant dans son travail professionnel que personnel.

 

Irving Penn photographe

Irving PENN Photographe

 

Mieux connu pour sa photographie de mode, le répertoire de Penn comprend également des portraits de grands créateurs; photographies ethnographiques du monde entier; Nature morte moderniste de nourriture, d’os, de bouteilles, de métal et d’objets trouvés; et essais photographiques de voyage.

Il a été parmi les premiers photographes à poser des sujets sur un simple fond gris ou blanc et il a effectivement utilisé sa simplicité. Élargissant son environnement de studio austère, Penn a construit un ensemble de toiles de fond inclinées verticales, pour former un coin aigu et dur. Les sujets photographiés avec cette technique étaient John Hersey , Martha Graham , Marcel Duchamp , Pablo Picasso , Georgia O’Keeffe , WH Auden et Igor Stravinsky .

Les compositions de natures mortes de Penn sont clairsemées et très organisées, des assemblages d’aliments ou d’objets qui articulent l’interaction abstraite de la ligne et du volume. Ses photographies sont composées avec une grande attention aux détails, ce qui se poursuit dans son art de développer et de faire des tirages de ses photographies.

Il a expérimenté de nombreuses techniques d’impression, y compris des tirages réalisés sur des feuilles d’aluminium recouvertes d’une émulsion de platine rendant l’image avec une chaleur qui manquait aux tirages argentiques non teintés. Ses impressions en noir et blanc sont remarquables pour leur contraste profond, leur donnant un aspect net et net.

Tout en étant imprégné de la tradition moderniste, Penn s’est également aventuré au-delà des frontières créatives.

 

La naissance d’Irving Penn

Né en 1917 à Plainfield, New Jersey de parents immigrés, Irving Penn a fréquenté la Philadelphia Museum School of Industrial Arts de 1934 à 1938 et a étudié avec Alexey Brodovitch dans son Design Laboratory. Émigré russe travaillant à Paris dans les années 1920, Brodovitch a enseigné les principes de l’art moderne et du design dans des magazines, des expositions et de la photographie.

Après un certain temps à New York en tant qu’assistant de Brodovitch au Harper’s Bazaar et divers emplois de directeur artistique, Irving Penn est allé au Mexique pour peindre en 1941, voyageant à travers le Sud américain et en prenant des photos en cours de route. Il a finalement été déçu par ses tableaux et les a détruits avant de retourner à New York à la fin de l’année suivante. En 1943, le nouveau directeur artistique de Vogue, Alexander Liberman, a engagé Irving Penn comme son associé pour préparer des mises en page et suggérer des idées de couvertures aux photographes du magazine.

 

Irving PENN Photographe

Irving PENN Photographe

 

Liberman, un autre émigré russe qui avait travaillé à Paris, a regardé les planches contact de Irving Penn lors de ses récents voyages et a reconnu « un esprit et un œil qui savait ce qu’il voulait voir ». Il a encouragé Irving Penn à commencer à prendre les photographies qu’il envisageait, lançant une longue et fructueuse carrière ainsi qu’une collaboration qui a transformé la photographie moderne.

Irving Penn, le début d’une réputation

Après la Seconde Guerre mondiale, alors que Irving Penn s’est rapidement forgé une réputation pour son style frappant dans la nature morte et le portrait, Liberman l’a envoyé dans le monde entier pour des missions de portraits et de mode.

Ces expériences formatrices ont confirmé pour Irving Penn l’intérêt de la photographie dans l’environnement contrôlé d’un studio, où il pouvait couper tout ce qui n’était pas essentiel à ses compositions et se concentrer sur ses sujets. Indépendamment de ces missions, Irving Penn a entrepris un projet personnel majeur, photographiant des nus charnus à courte distance en studio  pour « percer la douceur de l’image ».

Irving PENN Photographe miles davis

 

Il s’agissait d’une nouvelle approche de la photographie issue d’une profonde réflexion sur les modèles historiques de l’art antérieur, mais les images étaient jugées trop provocantes et non montrées depuis des décennies.

Irving Penn et Paris

En 1950, Irving Penn est envoyé à Paris pour photographier les collections haute couture de Vogue . Il a travaillé dans un studio de jour avec un vieux rideau de théâtre en toile de fond et a été honoré d’un modèle extraordinaire nommé Lisa Fonssagrives, qu’il a rencontré pour la première fois en 1947. Née en Suède et formée comme danseuse, elle était l’une des mannequins de l’époque les plus recherchées, parce qu’elle avait  une compréhension sophistiquée de la forme et de la posture.

Irving PENN Photographe

Irving Penn a rappelé plus tard: « Quand Lisa est entrée, je l’ai vue et mon cœur battait vite et il n’y avait aucun doute « . Ils se sont mariés à Londres en septembre 1950. Dans le même temps, Irving Penn a également travaillé sur un projet inspiré par les traditions de gravure ancienne, photographiant les métiers comme les bouchers, boulangers, ouvriers qui devenaient représentatifs d’un monde en voie de disparition.

Irving PENN Photographe

 

Irving Penn  et les Nus

IRVING Penn a photographié une série de nus le week-end et le soir en 1949-1950. Attiré par des modèles charnus dont il a capturé les ondulations corpulentes en gros plan, il les a imprimées en utilisant des techniques expérimentales, blanchissant et développant les impressions jusqu’à ce qu’elles prennent une qualité éthérée. Penn a abordé la photographie sur ce projet avec des principes qui allaient à l’encontre de l’élégance brillante  des pages de magazine.

Les voyages d’Irving Penn 

Les voyages d’Irving Penn pour Vogue ont augmenté entre 1964 et 1971, l’emmenant au Japon, en Espagne, au Cameroun,au Dahomey, au Népal, en Crète, en Nouvelle-Guinée et au Maroc. Au cours de ces voyages, Irving Penn était de plus en plus libre de se concentrer sur ce qui l’intéressait vraiment: faire des portraits de personnes à la lumière naturelle.

Irving PENN Photographe

 

Lors des premiers voyages, il a adapté des espaces comme un garage ou une grange, et a noté le rôle crucial d’un environnement neutre pour encourager l’échange respectueux qui l’intéressait. Finalement, cela l’a amené à construire un studio de tentes qui pourrait être démonté et transporté d’un endroit à un autre. Irving Penn sentait « dans ce vide de la tente » qu’ il y avait la possibilité de contact, une expérience émouvante pour les sujets eux-mêmes.

Le travail de Irving Penn a été mis en lumière sur les pages de Vogue , où il était largement diffusé. Cependant, au début des années 1950, les éditeurs ont commencé à sentir que les photographies de Irving Penn étaient trop « sévères » pour le magazine, ses publications ont été réduites et il s’est tourné vers la publicité.

Irving Penn a salué les défis que ce nouveau domaine offrait, en particulier dans les domaines de la photographie de nature morte, et a expérimenté avec des lumières stroboscopiques pour produire des images qui ont véritablement révolutionné  la photographie publicitaire.

La révolution des années 60

Au début des années 1960, les budgets des magazines étaient tendus et la qualité des reproductions offset était en baisse. Bien que Irving Penn ait de nouveau photographié intensivement pour le magazine, il est devenu de plus en plus déçu par la façon dont ses photos apparaissaient sur la page, évitant de les regarder parce qu’ « elles font trop mal ».

robert de niro Irving PENN

La solution fut de lancer un renouveau des techniques d’impression, révolutionnaires à une époque où les tirages photographiques n’étaient pas considérés comme des objets artistiques. À partir de recherches et d’expérimentations approfondies, il a étudié des méthodes du XIXe siècle qui pourraient offrir un plus grand contrôle sur les variations et les tonalités subtiles qu’il recherchait à reproduire. Il a poursuivi ses recherches jusqu’à ce qu’il perfectionne un procédé complexe d’impression dans les métaux platine et palladium.

Les années 70  « le trésor des déchets de la ville »

Au début des années 1970, Irving Penn a fermé son studio de Manhattan et s’est plongé dans l’impression de platine dans le laboratoire qu’il a construit sur la ferme familiale de Long Island, NY. Cela a conduit à trois grandes séries conçues pour le platine: Cigarettes (1972, présentée au Musée d’art moderne en 1975), Street Material (1975-1976, présentée au Metropolitan Museum of Art en 1977) et Archéologie (1979-1980, exposé à la Marlborough Gallery en 1982).

Irving PENN Photographe

Comme sa précédente série Nudes, cette œuvre s’écarte radicalement des usages dominants de la photographie. Bien que beaucoup l’ont trouvée répugnante, Irving Penn a vu dans le sujet « un trésor des déchets de la ville, des formes de couleurs, de taches et de typographies déformées intrigantes ».

 

Les années 80 d’Irving Penn 

En 1983, Irving Penn a rouvert un studio dans la ville et a repris un calendrier chargé de travaux commerciaux et de revues. L’année suivante, il a été honoré d’une rétrospective organisée par John Szarkowski au Museum of Modern Art, qui a fait une tournée internationale jusqu’en 1989.

Irving Penn photographe 14

Après la rétrospective, Irving Penn a repris la peinture et le dessin comme une quête créative, incorporant même l’impression au platine dans sa pratique. Il a également trouvé la liberté de création grâce à une collaboration vivifiante à longue distance avec la designer japonaise Issey Miyake, qui a envoyé ses créations dynamiques et sculpturales à New-York pour que Irving Penn les interprète photographiquement.

Nature morte

À la base du travail de Irving Penn se trouve son talent spécial pour la nature morte auquel il a appliqué sa technique donnant à son travail,  une couleur particulière, une signature. De ses premiers clichés pour Vogue à sa dernière série de travaux personnels, des images puissantes invitant à la contemplation de la conscience aiguë d’Irving Penn sont restées, gravées pour toujours.

al pacino Irving PENN Photographe

 

Irving Penn a fréquemment inclus des éléments de memento mori et des sujets choisis qui pourraient sembler indignes d’un examen attentif, à première vue, ce qui donne à ses images un mordant qui persiste.

 

Les Portraits

Une grande partie du travail de Penn pour Vogue consistait en des portraits de célébrités, d’artistes, d’écrivains et d’autres personnalités pertinentes pour le reportage valorisées par le magazine. Ils constituent une véritable encyclopédie de l’histoire culturelle du XXe siècle.

 

Irving PENN Photographe

 

Pour sa première campagne de portraits, il a mis en place des environnements inhabituels dans le studio pour que ses modèles s’y insèrent et réagissent contre un espace resserré fait de deux murs placés en biais, et un tapis en lambeaux drapé sur une base solide dans laquelle ils pourraient s’asseoir. Ceux-ci indiquent l’intérêt de Penn pour la perturbation, présent dans ses premiers travaux pour le magazine alors qu’il tentait de donner à ses images une granularité qui animerait la page.

Cette pratique a permis à Penn d’affiner sa capacité à reproduire l’environnement sans rien de plus qu’une toile de fond et un tabouret. Il évite les arrière-plans ornés qui pourraient distraire du sujet, dans ses portraits, Penn a cherché à distiller l’essence de son sujet.

 

La mode et Irving Penn 

Tout au long de la longue carrière d’Irving Penn chez Vogue , la mode a été l’élément essentiel de son travail. Dans les années 1940, en utilisant des fonds en papier blanc et des compositions saisissantes pour souligner la forme, il a introduit un style concis dans la photographie de mode qui s’écartait des décors kitsch et fleuris qui définissaient  le genre à l’époque.

Irving PENN centennial

En plus des photographies réalisées en studio de 1950 à 1995, Penn se rendait souvent à Paris pour photographier les collections haute couture pour des magazines. Jusqu’à la fin de sa vie, Penn a utilisé le même rideau de théâtre trouvé à Paris en 1950 comme toile de fond pour transformer une remarquable variété de styles et de dessins en images intemporelles. Dès le début, Irving Penn a cherché à exprimer la forme sculpturale des vêtements, un thème qu’il a exploré dans une collaboration spéciale avec Issey Miyake.

 

La fin de vie d’Irving Penn 

La créativité de Irving Penn a prospéré au cours des dernières décennies de sa vie. Ses portraits innovants, ses natures mortes, ses photos de mode et de beauté ont continué à apparaître régulièrement dans Vogue. Le studio était occupé par des magazines, de la publicité et du travail personnel, ainsi que des projets d’impression et d’exposition.

Irving Penn a adopté avec enthousiasme de nouvelles idées, construisant des appareils photo pour photographier les débris sur le trottoir, expérimentant avec une bande de lumière en mouvement pendant de longues expositions ou avec l’impression couleur numérique.

 

nicole kidman Irving PENN Photographe

 

Les projets de livres étaient également une priorité, et Irving Penn a accordé une attention particulière à leur production, de la conception à la qualité de l’impression. Déterminé à façonner l’ensemble des œuvres qu’il a laissées derrière une carrière aussi prolifique, il a également soigneusement structuré et réduit ses archives.

Particulièrement après la mort de Lisa en 1992, il a cherché du réconfort dans son travail et dans la structure de son horaire de studio, et il peignait la plupart du temps, le soir après le travail et le week-end. En 2009, Irving Penn est décédé à New -York, à l’âge de 92 ans.

 

 

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dali Irving PENN Photographe

 

Les expositions d’ Irving Penn

  • 1975  Recent Works, Photographs of Cigarettes, Museum of Modern Art, New York
  • 1975  I Platini di Irving Penn: 25 Anni di Fotografia, Galleria Civica d’Arte Moderna, Turin
  • 1975 Platinum Plates, The Photographers’ Gallery, London
  • 1977  Street Material. Photographs in Platinum Metals, The Metropolitan Museum of Art, New York
  • 1980  Exhibition at the Center for Visual Arts, Oakland, California
  • 1984  a retrospective, The Museum of Modern Art, New York
  • 1986  Printemps des arts de Monte Carlo, Monte Carlo
  • 1990  Master Images, National Museum of American Art and the National Portrait Gallery, Smithsonian Institution, Washington, D.C.
  • 1990  Platinum Test Material, Center for Creative Photography, University of Arizona
  • 1994  I Collection Privée/Privatsammlung, Musée d’Art et d’Histoire, Fribourg, Switzerland
  • 1995 A Donation in Memory of Lisa Fonssagrives-Penn, Moderna Museet, Stockholm
  • 1997 Le Bain: Dancers’ Workshop of San Francisco, Maison Européenne de la Photographie, Paris
  • 1997  A Career in Photography, The Art Institute of Chicago
  • 2001   Objects (Still Lifes) for the Printed Page, Museum Folkwang, Essen
  • 2002  Dancer: 1999 Nudes by Irving Penn, Whitnew Museum of American Art, New York
  • 2002  Earthly Bodies: Irving Penn’s Nudes, 1949–1950, The Metropolitan Museum of Art, New York
  • 2004  Dahomey (1967), The Museum of Fine Arts, Houston
  • 2005  Irving Penn: Platinum Prints, the National Gallery of Art, Washington, D.C.
  • 2008  Close Encounters, Morgan Library & Museum, New York
  • 2009  The Small Trades, J. Paul Getty Museum, Los Angeles: a collection of 252 full-length portraits by Penn from 1950 to 1951
  • 2010  Exhibition at the National Portrait Gallery (London): an exhibit of over 120 portraits of people from the worlds of literature, music and the visual and performing arts
  • 2012 Diverse Worlds, Museum of Modern Art (Moderna Museet), Malmö, Sweden
  • 2013 On Assignment, Pace Gallery, New York City, New York.
  • 2015-2016  Beyond Beauty, career retrospective of 146 photographs at the Smithsonian American Art Museum.
  • 2017 Centennial, Metropolitan Museum of Art, New York City;[21] Irving Penn – Le Centenaire, Grand Palais, Paris.

 

 

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Les livres d’Irvin  Penn

  • Moments Preserved. 1960
  • Worlds in a Small Room. 1974. ISBN 978-0-670-79025-8
  • Inventive Paris Clothes, 1909–1939. 1977. ISBN 0-670-40067-X
  • Flowers. 1980. ISBN 0-517-540746
  • Passage. 1991. ISBN 0-679-40491-0
  • Drawings. 1999. ISBN 0-9665480-0-0
  • The Astronomers Plan a Voyage to Earth. 1999. ISBN 0-9665480-1-9
  • Irving Penn Regards The Work of Issey Miyake. 1999. ISBN 0-224-05966-1
  • Still Life. 2001. ISBN 0-8212-2702-5
  • A Notebook at Random. 2004. ISBN 0-8212-6192-4
  • Photographs of Dahomey. 2004. ISBN 3-7757-1449-9

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Livres à propos d’Irving Penn

  • A Career in Photography. Colin Westerbeck. 1997.
  • Earthly Bodies: Irving Penn’s Nudes, 1949-50. By Irving Penn, Maria Morris Hambourg, Metropolitan Museum of Art, 2002.
  •  Platinum Prints. Sarah Greenough, David Summers. 2005.
  •  Small Trades. 2009. ISBN 978-0-89236-996-6
  • Irving Penn Portraits. 2010. ISBN 978-1-85514-417-0
  • Beyond Beauty. Merry A. Foresta. Yale University Press, 2015. ISBN 978-0-300214-901
  • Centennial. Maria Morris Hambourg, Jeff L. Rosenheim, Alexandra Dennett, Philippe Garner, Adam Kirsch, Harald E.L. Prins, Vasilios Zatse., New York: Metropolitan Museum of Art/Yale University Press, 2017. ISBN 978-1588396181
  • Irving Penn: Le Centenaire. Paris: Editions de la Réunion des musées nationaux, 2017.

 

 

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Eric CANTO Photographe : Photos de concerts, portraits, pochettes d’albums.

 

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