Lenny Kravitz, Strut Tour 2014 et Raise Vibration Tour 2018 : un artiste qui vient chercher l’objectif

Lenny Kravitz, Strut Tour 2014 et Raise Vibration Tour 2018 : un artiste qui vient chercher l’objectif

Lenny Kravitz joue du rock avec des méthodes d’enregistrement des années soixante-dix et une allure qui n’a pas bougé depuis trente ans. Sur scène, il ne cherche pas la démonstration technique mais le groove, et il passe une partie du concert au bord du plateau, à un mètre du public.

Lenny Kravitz en concert, Strut Tour 2014, tirage photo signé Eric CANTO

Le tirage LENNY KRAVITZ – STRUT TOUR

Tirage d’art en édition originale, 30 exemplaires numérotés et signés à la main, papier Hahnemühle Photo Rag®, permanence 115 ans sous verre anti-UV.

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Lenny Kravitz, un des derniers grands artisans du rock

Multi-instrumentiste new-yorkais né en 1964, Lenny Kravitz compose, joue et produit lui-même la quasi-totalité de ses disques, dans la lignée d’un Prince ou d’un Stevie Wonder.

Le Strut Tour (2014) : retour au rock charnel et funky

Strut, paru en 2014, marque un retour revendiqué à ce rock charnel et funky qui est la signature de Lenny Kravitz : groove, corps, sueur, instinct, sans effets inutiles, une énergie brute héritée du funk, du rock des années 70 et de la soul. Sur scène, la dynamique est immédiate : guitares nerveuses, rythmique poussée, voix projetée sans retenue. Lenny Kravitz occupe l’espace, cherche le contact, joue la proximité, le live devient une extension naturelle de la musique.

L’énergie ne décroît jamais, elle circule.

Photographier le Strut Tour, c’est capter la tension entre maîtrise et abandon. L’enjeu n’est pas de figer l’icône, mais de saisir l’instant où l’énergie déborde.

Le Raise Vibration Tour (2018) : un groove en circulation permanente

Quatre ans plus tard, sur le Raise Vibration Tour, Lenny Kravitz se présente à nouveau en frontman pleinement engagé : la guitare martelée, les riffs étirés, les solos nourris par le groove plus que par la démonstration. Autour de lui, le groupe fonctionne comme un bloc compact qui maintient une pulsation continue. Ce tirage est saisi dans l’instant où le groove déborde, où le musicien semble sur le point de sortir du cadre. L’image ne fige pas une icône, elle capte une énergie en circulation permanente.

Lenny Kravitz sur scène, Strut Tour 2014

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Le tirage LENNY KRAVITZ – RAISE VIBRATION TOUR

Tirage d’art en édition originale, 30 exemplaires numérotés et signés à la main, papier Hahnemühle Photo Rag®, permanence 115 ans sous verre anti-UV.

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Lenny Kravitz en concert, Raise Vibration Tour 2018, tirage photo signé Eric CANTO

Le tirage : édition originale et papier Hahnemühle

Une peau sombre sous des projecteurs chauds est l’un des cas les plus délicats du tirage : trop de contraste et le visage se ferme, pas assez et l’image devient grise. Le Hahnemühle Photo Rag® mat tient cette plage de valeurs sans durcir. Tirage en édition originale de trente exemplaires numérotés et signés à la main, avec certificat d’authenticité. Formats et conditions sur la page tirages rock.

En grand format, ces images tiennent par la matière : le cuir, les bagues, la texture des cheveux, la lumière qui accroche la sueur. Autant de détails invisibles sur un écran de téléphone et qui font tout l’intérêt d’un tirage.

Photographier un artiste qui vient chercher l’objectif

Kravitz descend au bord de scène, se penche vers la fosse et regarde les boîtiers. C’est une chance et un piège. Une chance parce que le contact direct donne des images que l’on n’obtient jamais au téléobjectif depuis le fond de la salle. Un piège parce qu’à cette distance, un 70-200 ne cadre plus rien d’utilisable : on coupe le menton, on rate la guitare, tout devient trop serré.

La réponse est de préparer un second boîtier avec une focale courte, autour de 24 ou 35 mm, et de basculer dessus dès qu’il approche. Changer d’objectif à ce moment-là, c’est perdre la séquence. Deux boîtiers en bandoulière restent le seul dispositif qui tient dans une fosse de trois titres.

Sur ce type de show, la lumière est chaude et sature vite le canal rouge, surtout sur les peaux sombres. Sous-exposer légèrement à la prise de vue préserve l’information dans les rouges, et le fichier se relève ensuite proprement. L’inverse ne se rattrape pas : un rouge cramé n’a plus de texture à récupérer.

Retrouvez ces images en tirage d’art signé et numéroté : Lenny Kravitz – Strut Tour (2014) et Lenny Kravitz – Raise Vibration Tour (2018).

Ghost, European Tour 2013 : photographier des visages qui n’en sont pas

Ghost, European Tour 2013 : photographier des visages qui n’en sont pas

En 2013, Ghost joue encore dans des salles de taille moyenne, avec un chanteur grimé en prélat inversé et des musiciens masqués et anonymes. Le groupe suédois a construit un dispositif visuel complet avant même d’avoir un public large, et cette cohérence saute aux yeux dès qu’on entre dans la fosse.

Ghost en concert, European Tour 2013, tirage photo signe Eric CANTO

Le tirage Ghost

Edition originale de 30 exemplaires, signes et numerotes a la main, tires sur Hahnemuhle Photo Rag et fabriques en France.

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Un groupe conçu comme une mise en scène

Ghost se forme à Linköping, en Suède, à la fin des années deux mille. Le premier album, Opus Eponymous (2010), pose une formule que personne n’attendait : des mélodies proches du rock des années soixante-dix, des harmonies presque pop, et des textes ouvertement satanistes chantés d’une voix claire.

Infestissumam (2013) élargit le propos avec des choeurs et des orchestrations, et c’est l’album que le groupe défend sur cette tournée. Meliora (2015) leur vaut un Grammy pour « Cirice ». Tobias Forge, longtemps resté anonyme derrière le personnage, est aujourd’hui identifié comme l’auteur et la voix du projet.

Le dispositif scénique repose sur un chanteur costumé en ecclésiastique et des instrumentistes masqués et non crédités, désignés comme Nameless Ghouls. L’ensemble tient parce que rien n’y est laissé au hasard : les costumes, les gestes, les changements de tenue entre les albums.

Ghost sur scene, Nameless Ghouls, photographie de concert Eric CANTO

Photographier des visages qui n’en sont pas

Sur ce type de scène, aucun visage ne renvoie d’expression. Le chanteur porte un maquillage complet, les musiciens portent des masques. Toute la grammaire du portrait de concert, le regard, la bouche ouverte sur une note, la sueur sur le front, devient inopérante.

Il faut donc composer avec des formes. La mitre du chanteur, la silhouette des Ghouls alignés, la symétrie de leur placement sur scène. Ce sont des images qui se construisent comme de la photographie d’architecture ou de théâtre : on cherche l’axe, la répétition, la géométrie, pas l’instant d’émotion.

Cette approche a une conséquence pratique. Un cadre parfaitement centré et symétrique, qui serait plat sur un groupe de rock classique, fonctionne très bien ici parce qu’il épouse l’intention du groupe. C’est l’un des rares cas où la composition frontale, souvent tenue pour paresseuse en photo de concert, donne la meilleure image.

Tirage d'art Ghost, European Tour 2013, edition originale signee et numerotee

Le tirage : des noirs et des ors

Les costumes de cette période mêlent du tissu noir profond, des broderies dorées et du maquillage blanc et noir. Cette combinaison réclame un papier capable de tenir un noir dense sans étouffer les reflets métalliques de la broderie, qui sont des micro-hautes lumières très faciles à cramer.

Le Hahnemühle Photo Rag® 308 g, coton mat, sépare ces valeurs sans faire briller le papier lui-même, ce qui compte pour un sujet aussi sombre. Tirage en édition originale de trente exemplaires, tous formats confondus, numérotés de 1/30 à 30/30, signés à la main, avec certificat d’authenticité nominatif et embossé. Fabrication française. Formats et conditions sur la page tirages metal.

Photographier un groupe avant qu’il ne devienne énorme

Il y a une valeur documentaire particulière aux images faites au moment où un groupe joue encore dans des salles de mille places. Le dispositif est déjà là, complet, mais l’échelle ne l’est pas : on voit les coutures des costumes, la scène est petite, et l’on peut photographier à trois mètres ce qui se jouera plus tard à trente.

Ces images deviennent introuvables une fois la carrière installée, parce que plus personne n’a cet accès. C’est ce qui explique qu’un tirage daté de cette période vaille davantage, pour un collectionneur, qu’une photo techniquement plus spectaculaire faite dix ans plus tard depuis le fond d’un stade.

Retrouvez cette image en tirage d’art signé et numéroté : Ghost, European Tour (2013).

Comment reconnaître un vrai tirage d’art d’une simple reproduction

Comment reconnaître un vrai tirage d’art d’une simple reproduction

Comment reconnaître un vrai tirage d’art d’une simple reproduction

Photos de concerts exposées sur les murs de La Distillerie à Montpellier

L’essentiel en 30 secondes

  • Un vrai tirage d’art réunit : signature de l’artiste, édition maîtrisée (numérotation pour les séries limitées), papier de conservation, impression pigmentaire et certificat.
  • Une reproduction décorative peut être belle, mais elle est illimitée, non signée, sur papier ordinaire, et sa page produit reste vague sur tous ces points.
  • Premier réflexe : chercher la fiche technique. Pas de papier nommé, pas de type d’impression, pas de conditions d’édition = reproduction.
  • Le certificat d’authenticité doit identifier l’œuvre, l’artiste, le numéro d’exemplaire et la taille de l’édition.
  • Le vendeur compte : acheter directement au photographe ou à sa galerie garantit la chaîne d’authenticité.

Le marché de la photo murale est devenu une jungle : entre les sites de « posters d’art », les marketplaces de décoration et les vraies galeries, la même expression, « tirage d’art », recouvre des réalités qui n’ont rien à voir. Photographe de concert, je vends mes propres tirages en édition limitée, et je vois régulièrement des acheteurs déçus d’avoir payé le prix d’une œuvre pour une reproduction décorative. Voici les 7 vérifications concrètes que je conseille de faire avant tout achat, elles prennent cinq minutes et éliminent l’essentiel des mauvaises surprises.

Accrochez le live à votre mur

Tirages d’art en édition limitée, numérotés et signés à la main, papier Hahnemühle Photo Rag®, garantie archivage 100 ans.

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1. La signature de l’artiste

C’est le marqueur le plus ancien et le plus fiable. Un tirage d’art est signé à la main par l’artiste, au crayon dans la marge, ou à l’encre sur l’image ou au dos. Une signature imprimée dans l’image (reproduite mécaniquement avec le visuel) n’a aucune valeur d’authentification : c’est un élément décoratif. Si la fiche produit ne précise pas « signé à la main » ou « signé par l’artiste », posez la question par écrit.

2. L’édition : limitée, numérotée, ou open édition assumée

Un tirage d’art s’inscrit dans une édition déclarée. Deux cas légitimes :

  • L’édition limitée : chaque exemplaire porte un numéro sur un total fixé une fois pour toutes (par exemple 7/20). L’artiste s’engage à ne jamais dépasser ce nombre dans ce format. C’est le cœur de la valeur de collection, j’y consacre un guide complet.
  • L’open édition assumée : le tirage n’est pas numéroté mais reste signé et imprimé aux standards Fine Art. C’est un choix transparent que pratiquent certains photographes sur leurs formats d’entrée. De mon côté, chaque image est limitée à 30 exemplaires, tous formats confondus.

Le signal d’alarme, c’est le flou : ni numérotation, ni mention d’édition, ni engagement sur le nombre d’exemplaires. Un « tirage limité » sans chiffre ne veut rien dire.

3. Le papier, nommé précisément

Un vendeur sérieux nomme son papier : Fine Art 100 % coton, baryté, et idéalement la référence du fabricant. « Papier premium » ou « papier photo de qualité » ne sont pas des réponses. Le papier de conservation, coton, sans acide, sans lignine, est ce qui sépare physiquement un tirage fait pour durer d’un poster amélioré, comme je l’explique dans mon guide du tirage Fine Art et celui du choix du papier.

4. Le procédé d’impression

Le standard du tirage d’art contemporain est l’impression jet d’encre pigmentaire (dite « giclée »), dont les encres sont formulées pour la stabilité à long terme. Les reproductions décoratives sont le plus souvent imprimées en offset ou en jet d’encre à colorants, moins stables. Là encore : si le procédé n’est mentionné nulle part, méfiance.

5. Le certificat d’authenticité

Pour une édition limitée, le certificat est indispensable. Un vrai certificat mentionne au minimum : le titre ou la description de l’œuvre, le nom de l’artiste, le format, le numéro d’exemplaire et la taille totale de l’édition, la date, et un élément d’authentification difficile à copier (signature manuscrite, embossage à sec, hologramme). Mes propres certificats sont nominatifs et embossés au tampon à sec, chaque acheteur est identifié dans mon registre d’édition.

Attention aux « certificats » génériques imprimés en masse, sans numéro ni signature : ils certifient surtout l’existence d’une imprimante.

6. La cohérence du prix

Sans donner de chiffres, les prix varient énormément selon l’artiste, le format et l’édition, un principe simple : un vrai tirage d’art ne peut pas coûter le prix d’un poster, parce que le papier coton, les encres pigmentaires, le contrôle individuel, la signature et la gestion d’édition ont un coût incompressible. Un « tirage d’art numéroté » au prix d’une affiche de supermarché est une contradiction dans les termes. À l’inverse, un prix élevé ne garantit rien : reprenez les vérifications 1 à 5.

7. Le vendeur et la chaîne d’authenticité

La question finale : qui vous vend l’œuvre ? Acheter directement au photographe, ou à une galerie qui le représente officiellement, garantit la chaîne d’authenticité : l’artiste contrôle le fichier, valide chaque tirage, signe, numérote et tient son registre. Sur une marketplace anonyme, cette chaîne est invérifiable. Avant d’acheter, lisez la page « à propos » du site, cherchez le nom de l’artiste, son travail, son parcours. Mon guide pour acheter une photo de concert détaille les bonnes questions à poser.

Qu’est-ce qu’un tirage d’art exactement

Un tirage d’art (ou « Fine Art print ») désigne une impression photographique réalisée avec des encres pigmentaires stables sur un support de qualité (papier Fine Art type Hahnemühle ou support Dibond), en opposition à une impression photo standard réalisée en laboratoire grand public. La différence tient à la fois à la qualité de la restitution des couleurs et des noirs, et à la durabilité du support dans le temps, pensé pour durer plusieurs décennies sans altération.

Tirage d'art photo KISS en édition limitée avec certificat
KISS – End of the Road World Tour (2022), tirage numéroté.

Comprendre le principe de l’édition limitée

Une édition limitée fixe, avant la première vente, le nombre total d’exemplaires qui seront jamais produits pour une image donnée (par exemple 30 ou 50 exemplaires). Chaque tirage vendu porte un numéro (« 12/50 » par exemple), et une fois l’édition épuisée, l’image n’est plus retirée sous ce format et ce support. Cette rareté organisée est ce qui distingue fondamentalement un tirage d’art d’un poster imprimé à la demande en quantité illimitée.

Pourquoi ces critères comptent pour un cadeau ou une collection

Au-delà de l’aspect esthétique, ces garanties transforment un objet décoratif en pièce documentée : la personne qui reçoit ou achète un tirage sait exactement ce qu’elle possède, dans quel contexte l’image a été prise, et combien d’autres exemplaires existent dans le monde. C’est cette traçabilité qui donne son sens au terme « édition limitée », par opposition à un usage purement marketing du terme.

Pour consulter les séries actuellement disponibles avec leur taille d’édition et leur certificat, la page éditions limitées 2026 centralise l’ensemble des informations, et le guide du tirage de concert détaille les supports et finitions proposés.

Le regard du photographe

Quand un de mes tirages part chez un collectionneur, il y a mon nom dessus, au sens propre. Chaque exemplaire est vérifié sous lampe, signé à la main, et pour les éditions limitées, numéroté et inscrit dans mon registre avec un certificat embossé au nom de l’acheteur. Ce n’est pas de la bureaucratie : c’est ce qui fait qu’une photo prise dans la fosse d’un concert devient une œuvre qui a de la valeur, et qui en aura encore quand vous la transmettrez. Pour voir à quoi ressemble un tirage fait dans ces règles, ma galerie de tirages noir et blanc vous attend, et je réponds personnellement à toutes les questions.

FAQ, Reconnaître un vrai tirage d’art

Une signature imprimée a-t-elle une valeur ?

Non. Seule une signature apposée à la main par l’artiste (crayon, encre, ou signature au dos) authentifie un tirage. Une signature reproduite dans l’image fait partie du visuel, pas de l’authentification.

Que doit contenir un certificat d’authenticité ?

Le titre de l’œuvre, le nom de l’artiste, le format, le numéro d’exemplaire et la taille de l’édition, la date, et un élément difficile à falsifier : signature manuscrite, embossage à sec ou hologramme.

Un tirage non numéroté peut-il être un vrai tirage d’art ?

Oui, s’il s’agit d’une open édition assumée : tirage signé, aux standards Fine Art, dont le vendeur annonce clairement qu’il n’est pas limité. Ce qui disqualifie, c’est le flou, pas l’absence de numéro.

Comment vérifier le nombre d’exemplaires d’une édition ?

Le numéro figure sur le tirage (par exemple 7/20) et sur le certificat. Un artiste sérieux tient un registre d’édition et peut confirmer par écrit le nombre total d’exemplaires par format.

Vos tirages sont-ils tous certifiés ?

Tous mes tirages sont signés à la main. Chaque image est éditée à 30 exemplaires originaux, tous formats confondus, numérotés et livrés avec certificat d’authenticité nominatif embossé au tampon à sec.


Photos de concerts exposées sur les murs de La Distillerie à Montpellier

L’ensemble des tirages de concert de la galerie, numérotés et signés, est réuni sur une page dédiée.

Leonard Cohen, tournée 2008-2010 : capter une présence, pas une action

Leonard Cohen, tournée 2008-2010 : capter une présence, pas une action

Leonard Cohen remonte sur scène en 2008 à 73 ans, après avoir découvert que son épargne avait été dilapidée. Ce qui devait être une tournée alimentaire est devenu l’un des grands retours de l’histoire de la chanson. Sur scène, il ôte son chapeau, se met à genoux devant ses musiciens, et remercie la salle pendant trois heures.

Leonard Cohen en concert, tournée 2008-2010, tirage photo signé Eric CANTO

Le tirage LEONARD COHEN

Tirage d’art en édition originale, 30 exemplaires numérotés et signés à la main, papier Hahnemühle Photo Rag®, permanence 115 ans sous verre anti-UV.

Voir le tirage LEONARD COHEN →

Leonard Cohen, poète avant d’être musicien

Poète avant d’être musicien, il impose dès Songs of Leonard Cohen une écriture sèche, habitée, presque ascétique. Sa musique ne cherche pas à consoler, elle dissèque, elle expose, elle met à nu.

Pas de slogans, pas de réponses faciles, une lucidité froide, presque clinique parfois, mais jamais déshumanisée. Cohen n’enrobe pas les émotions, il les laisse à vif.

Sur scène, une intensité constante et retenue

Sur scène, Leonard Cohen refuse l’esbroufe. Les morceaux ne sont pas « joués » comme des performances, ils sont transmis. La présence est calme, mais l’intensité constante. Le public n’est pas happé par l’énergie, mais retenu par la densité. Cohen ne domine pas la salle : il l’abaisse, il l’apaise, il la suspend.

Tirage Leonard Cohen signé et tamponné par Eric CANTO

Photographier Leonard Cohen : capter une présence, pas une action

Photographier Leonard Cohen en concert, c’est travailler avec la lenteur, l’attente, la retenue. L’image se construit dans l’instant où le corps respire avant de chanter, où la bouche s’ouvre avant que la note ne sorte. Pas de poses spectaculaires, pas de mouvement inutile. Le défi n’est pas de capter une action mais une présence : le moment où le silence et la voix s’équilibrent.

Tirage d'art Leonard Cohen, édition originale signée et numérotée

Le tirage : édition originale et papier Hahnemühle

Le costume sombre sur fond sombre est un exercice de tirage à part : tout se joue entre le noir du tissu, le noir du décor et les quelques valeurs qui les séparent. Le Hahnemühle Photo Rag® mat garde ces écarts au lieu de les fondre en un aplat. Tirage en édition originale de trente exemplaires numérotés et signés à la main, avec certificat d’authenticité. Formats et conditions sur la page tirages rock.

En grand format, cette image se regarde longtemps, parce qu’elle ne livre pas tout d’un coup. Le visage arrive d’abord, puis les mains, puis le détail du chapeau et la trame du costume.

Une lumière chaude et immobile, et pourquoi c’est plus dur qu’il n’y paraît

La scène de cette tournée est éclairée en tungstène ou en LED chaudes, à niveau constant, sans stroboscope ni effets. Sur le papier, c’est le rêve du photographe. En pratique, l’absence de variation supprime aussi tous les accidents qui font une image forte : pas de contre-jour soudain, pas de faisceau qui isole une silhouette. Tout est également éclairé, donc tout est également plat.

Il faut alors fabriquer le relief autrement. En jouant sur la profondeur de champ, en travaillant à pleine ouverture pour détacher le visage du fond, et surtout en cherchant les moments de rupture : la main qui se lève, le genou qui touche le plateau, le regard qui passe d’un musicien à l’autre. Le geste remplace l’effet de lumière.

La contrainte réelle est le respect. Sur un concert de cet ordre, le déclencheur s’entend depuis le troisième rang. On travaille en mode silencieux quand le boîtier le permet, et on renonce à la rafale. Trois images justes valent mieux que deux cents qui parasitent une salle venue écouter.

Retrouvez cette image en tirage d’art signé et numéroté : Leonard Cohen – Tour (2008-2010).

Robert Plant, Europe Tour 2014 : photographier une voix plutôt qu’une posture

Robert Plant, Europe Tour 2014 : photographier une voix plutôt qu’une posture

Robert Plant aurait pu passer sa vie à rejouer Led Zeppelin devant des stades pleins. Il a choisi l’inverse : des formations réduites, des salles moyennes, un répertoire qui mêle blues du delta, musique du Sahel et relectures méconnaissables de son propre catalogue. Sur la tournée européenne de 2014, c’est ce Plant-là qui est sur scène.

Robert Plant en concert, Europe Tour 2014, tirage photo signe Eric CANTO

Le tirage Robert Plant

Edition originale de 30 exemplaires, signes et numerotes a la main, tires sur Hahnemuhle Photo Rag et fabriques en France.

Voir le tirage Robert Plant

Refuser de rejouer sa propre légende

Chanteur de Led Zeppelin de 1968 à 1980, Robert Plant a défini à peu près tout ce que le rock attend d’une voix de frontman : puissance, aigus, et une présence qui remplit un stade sans un mot.

Après la dissolution du groupe, il enchaîne les projets qui l’éloignent volontairement de cet héritage. Raising Sand (2007), enregistré avec Alison Krauss, remporte cinq Grammy Awards dont celui de l’album de l’année. lullaby and… The Ceaseless Roar (2014) mêle rock, folk et influences ouest-africaines, et c’est l’album qu’il défend sur cette tournée.

Sur scène, il chante beaucoup moins fort qu’à vingt ans et infiniment mieux. La formation est resserrée, la lumière modeste, et rien n’est fait pour évoquer le passé.

Robert Plant sur scene, photographie de concert Eric CANTO

Photographier une voix plutôt qu’une posture

Le frontman classique offre au photographe des repères : le micro attrapé à deux mains, la tête renversée, le bras tendu vers la salle. Ces poses n’existent plus ici. Plant chante souvent les yeux fermés, immobile, mains le long du corps, et l’essentiel se passe dans le visage.

Cela impose un travail proche du portrait : focale longue, cadrage serré, et surtout attention à la synchronisation avec la phrase musicale. Une bouche ouverte au mauvais moment donne une grimace, la même bouche ouverte une demi-seconde plus tard donne une note tenue. Il n’y a aucun réglage qui résout ça, seulement de l’écoute.

La lumière de ce type de tournée est chaude et douce, souvent tungstène, sans stroboscope. Elle est agréable mais peu contrastée, ce qui donne des images qui manquent facilement de relief. La contre-mesure consiste à chercher les moments où une seule poursuite reste allumée, généralement en fin de morceau, quand le reste du plateau retombe dans l’ombre.

Tirage d'art Robert Plant, Europe Tour 2014, edition originale signee et numerotee

Les cheveux, détail technique sous-estimé

Une chevelure longue et bouclée éclairée à contre-jour produit un halo de mèches fines. C’est magnifique à l’oeil et redoutable pour un capteur : ces cheveux occupent une surface énorme en valeurs intermédiaires, et une compression un peu forte les transforme en masse floue et bruitée.

Il faut exposer en gardant de la marge dans les hautes lumières pour ne pas cramer les mèches éclairées, et éviter le débruitage agressif au développement, qui les efface purement et simplement. C’est un détail que personne ne remarque sur un écran et qui saute aux yeux sur un tirage en grand format.

Le tirage : la douceur ne veut pas dire la mollesse

Ces images ont peu de contraste natif. Le piège, au tirage, est de compenser en poussant les noirs, ce qui donne une image dure sans rapport avec le concert. Le bon réglage consiste à travailler les valeurs médianes plutôt que les extrêmes.

Le Hahnemühle Photo Rag® 308 g, coton mat, rend précisément ces demi-teintes et donne à ce type d’image une densité sans agressivité. Tirage en édition originale de trente exemplaires, tous formats confondus, numérotés de 1/30 à 30/30, signés à la main, avec certificat d’authenticité nominatif et embossé. Fabrication française. Formats et conditions sur la page tirages rock.

Retrouvez cette image en tirage d’art signé et numéroté : Robert Plant, Europe Tour (2014).

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