Bruce Springsteen, Wrecking Ball Tour 2012 : photographier un groupe de quinze personnes

Bruce Springsteen joue trois heures et plus, sans setlist figée, en discutant avec la salle entre les morceaux et en changeant l’ordre en fonction de ce que le public lui tend sur des pancartes. Sur le Wrecking Ball Tour, en 2012, c’est un concert qui se construit en direct, ce qui change radicalement le travail dans la fosse.

Bruce Springsteen en concert, Wrecking Ball Tour 2012, tirage photo signe Eric CANTO

Le tirage Bruce Springsteen

Edition originale de 30 exemplaires, signes et numerotes a la main, tires sur Hahnemuhle Photo Rag et fabriques en France.

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Le rock américain comme récit collectif

Bruce Springsteen enregistre son premier album en 1973. Born to Run (1975) le fait entrer dans une autre catégorie, Darkness on the Edge of Town (1978) et The River (1980) installent son sujet : le travail, la ville, l’échec et l’obstination.

Born in the U.S.A. (1984) en fait une star mondiale, souvent au prix d’un malentendu sur le sens du morceau-titre. Wrecking Ball (2012), écrit après la crise financière de 2008, revient à un propos social frontal et donne son nom à cette tournée.

Sur scène, le E Street Band compte une quinzaine de musiciens : cuivres, choeurs, percussions. C’est un orchestre autant qu’un groupe de rock, et cela se voit dans la façon dont la scène est occupée.

Bruce Springsteen sur scene avec le E Street Band, photographie de concert Eric CANTO

Photographier un groupe de quinze personnes

La plupart des concerts se photographient en isolant le chanteur. Ici, ce réflexe passe à côté du sujet. Ce qui fait la particularité de ces soirées, c’est la masse de musiciens sur le plateau, les cuivres alignés, les regards échangés, la circulation permanente entre les postes.

Cela demande de reculer et de cadrer large, souvent au 24 ou au 35 mm, en acceptant que le chanteur ne soit qu’un élément parmi d’autres. Une image qui prend six musiciens dans le même plan raconte ce concert, là où un portrait serré pourrait avoir été fait à n’importe quelle date depuis quarante ans.

L’autre spécificité est la relation avec le public. Springsteen s’approche de la barrière, prend des mains, lit les pancartes. Les images de contact, prises depuis la fosse en se retournant à moitié, valent souvent mieux que celles prises de face.

Tirage d'art Bruce Springsteen, Wrecking Ball Tour 2012, edition originale signee

Une lumière qui reste allumée

Contrairement à presque tous les autres concerts de cette échelle, la salle n’est pas plongée dans le noir. La lumière reste haute, la scène est éclairée de façon uniforme et le public est visible pendant tout le set. C’est un choix qui vise à supprimer la séparation entre l’artiste et la salle.

Techniquement, cela simplifie beaucoup : l’exposition est stable, les sensibilités raisonnables, l’autofocus travaille correctement. Le revers est le manque de contraste et de mise en scène lumineuse. Ce sont des images qui doivent tenir sur leur contenu, pas sur leur esthétique, ce qui est rare en photo de concert.

Le tirage : une image documentaire

Ces photographies ressemblent davantage à du reportage qu’à de la photo de scène. Beaucoup d’informations dans le cadre, des visages multiples, des détails de matériel et de public. C’est exactement le type d’image qui gagne au grand format et perd tout en petit.

Le Hahnemühle Photo Rag® 308 g, coton mat, conserve ce niveau de détail sur toute la surface sans durcir les visages. Tirage en édition originale de trente exemplaires, tous formats confondus, numérotés de 1/30 à 30/30, signés à la main, avec certificat d’authenticité nominatif et embossé. Fabrication française. Formats et conditions sur la page tirages rock.

Trois heures de concert, une fosse ouverte au début

Sur ces très longues soirées, la règle des trois titres a un effet pervers : les photographes repartent avant que le concert n’ait vraiment commencé. Les moments les plus mémorables, ceux dont le public parlera, arrivent après deux heures de jeu, quand la fatigue et la complicité changent le rapport à la salle.

C’est une limite structurelle du métier, et elle explique pourquoi les images de ce type d’artiste se ressemblent souvent d’un photographe à l’autre. On travaille tous sur la même tranche de vingt minutes.

Retrouvez cette image en tirage d’art signé et numéroté : Bruce Springsteen, Wrecking Ball Tour (2012).

BRUCE SPRINGSTEEN

Les tirages BRUCE SPRINGSTEEN

BRUCE SPRINGSTEEN - Wrecking Ball Tour (2012)BRUCE SPRINGSTEEN - Wrecking Ball Tour (2012)80 €
Tirage d'art certifie Hahnemuhle, numerote et signe - Eric Canto


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