Motörhead, Kiss of Death Tour 2008 : le micro en hauteur, un cas unique

Lemmy Kilmister chantait dans un micro placé au-dessus de sa tête, la nuque cassée en arrière, le menton tendu vers le plafond. Personne n’a jamais vraiment su pourquoi, et cette position a produit l’une des silhouettes les plus photographiées du rock. Sur le Kiss of Death Tour, en 2008, elle est intacte.

Motorhead en concert, Kiss of Death Tour 2008, tirage photo signe Eric CANTO

Le tirage Motörhead

Edition originale de 30 exemplaires, signes et numerotes a la main, tires sur Hahnemuhle Photo Rag et fabriques en France.

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Le groupe qui refusait les catégories

Motörhead se forme à Londres en 1975 autour de Lemmy Kilmister, ancien bassiste de Hawkwind. Le groupe joue trop vite pour le hard rock, trop sale pour le heavy metal, et se retrouve adopté à la fois par les punks et par les metalleux, une position que peu de formations ont tenue.

Overkill (1979) et Ace of Spades (1980) définissent le son : une basse saturée jouée comme une guitare rythmique, une batterie en double pédale permanente, et une voix éraillée qui n’a jamais tenté de chanter juste. Le groupe remporte un Grammy en 2005.

Lemmy meurt en décembre 2015, quelques jours après son soixante-dixième anniversaire, et le groupe s’arrête avec lui. Les images de ces tournées appartiennent désormais à une période close.

Lemmy Kilmister sur scene, Motorhead, photographie de concert Eric CANTO

Le micro en hauteur, un cas unique

Cette position de chant impose au photographe une contrainte que l’on ne rencontre nulle part ailleurs : le visage est orienté vers le haut, donc vers les projecteurs, et la lumière tombe dessus presque à la verticale. Cela creuse les orbites, marque les rides et durcit tout le visage.

Pour la plupart des artistes, ce serait un problème. Ici, c’est exactement le rendu qui convient au sujet, et le combattre serait une erreur. En revanche il faut exposer pour ce visage-là et non pour la scène, sans quoi on obtient un menton correctement exposé surmonté d’un front cramé.

L’autre conséquence est le cadrage. Un chanteur qui regarde en l’air ne donne jamais de regard caméra, et son micro traverse toujours le cadre en diagonale. La composition doit intégrer cette diagonale au lieu de la subir, en la plaçant délibérément dans un angle plutôt que de tenter de la cacher.

Tirage d'art Motorhead, Kiss of Death Tour 2008, edition originale signee

Un mur d’amplis comme décor

La scénographie de ce groupe tenait dans un empilement d’amplis et un logo. Aucun écran, aucune structure lumineuse complexe, très peu de couleurs. C’est un décor qui ne se démode pas mais qui n’aide pas non plus : rien dans le fond ne donne de profondeur à l’image.

La profondeur doit donc venir de la lumière et du placement. En se plaçant bas et en travaillant en légère contre-plongée, le mur d’amplis devient une masse sombre qui remplit le fond et fait ressortir la silhouette. En restant à hauteur d’oeil, la même scène donne une image plate où l’on ne distingue plus le musicien du matériel.

Le tirage : du noir et blanc presque obligatoire

Peu de sujets appellent le monochrome aussi naturellement. La lumière de ce type de scène est essentiellement blanche et ambrée, la couleur n’apporte pratiquement aucune information, et le noir et blanc renforce ce que l’image raconte : le cuir, la sueur, le grain de peau, le métal.

Le Hahnemühle Photo Rag® 308 g, coton mat, donne à un monochrome la profondeur de noir et la finesse de gris qu’un papier brillant ne restitue pas. Tirage en édition originale de trente exemplaires, tous formats confondus, numérotés de 1/30 à 30/30, signés à la main, avec certificat d’authenticité nominatif et embossé. Fabrication française. Formats et conditions sur la page tirages metal.

Retrouvez cette image en tirage d’art signé et numéroté : Motörhead, Kiss of Death Tour (2008).

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