Tirage photo de Muse en concert : Drones Festivals Tour (2016)
Sur le Drones Festivals Tour, en 2016, Muse arrive en festival avec une scénographie conçue pour une salle fermée. En plein air, à vingt-et-une heures, la moitié de ce dispositif ne sert encore à rien : le jour n’est pas tombé. Et c’est exactement à ce moment-là que la fosse des photographes est ouverte.
Le tirage Muse
Edition originale de 30 exemplaires, signes et numerotes a la main, tires sur Hahnemuhle Photo Rag et fabriques en France.
Trois musiciens qui remplissent un stade
Muse se forme à Teignmouth, dans le Devon, en 1994. Matthew Bellamy, Christopher Wolstenholme et Dominic Howard n’ont jamais changé de line-up, et le groupe s’est construit sur un écart permanent entre l’effectif, trois personnes, et le volume produit.
De Origin of Symmetry (2001) à Black Holes and Revelations (2006), le trio installe un rock aux structures presque classiques : arpèges de piano, falsettos, riffs saturés. The Resistance (2009) leur vaut un Grammy du meilleur album rock. Drones (2015), produit par Mutt Lange, revient à un son plus sec et donne son nom à la tournée.
Sur scène, Bellamy alterne guitare et piano au milieu d’un dispositif lumineux qui, en salle, comprend des machines volantes au-dessus du public. Peu de groupes à trois tiennent ce format sans musiciens additionnels visibles.
Photographier avant que la nuit tombe
En salle, la lumière appartient au groupe. En festival en début de soirée, elle appartient encore au ciel pendant les trois premiers titres, ceux qui sont ouverts aux photographes. On travaille donc en lumière mixte : un fond de ciel encore clair, et des projecteurs qui ne dominent pas.
L’écart de température de couleur devient alors le vrai sujet. Le ciel tire vers le bleu froid, la scène vers l’orange ou le magenta, et aucune balance des blancs unique ne convient aux deux. Il faut choisir : caler sur la scène et laisser le ciel virer, ce qui donne une image dramatique, ou caler sur le ciel et récupérer des visages orangés. La première option gagne presque toujours.
Reste l’échelle. Trois musiciens sur une scène de trente mètres, cela fait beaucoup de vide dans le cadre. Serrer au téléobjectif efface le dispositif et rend l’image interchangeable, cadrer large réduit les musiciens à des points. Le compromis se joue vers 70 ou 85 mm, en attendant que deux membres du groupe soient assez proches pour tenir ensemble.
Ce que devient une lumière de crépuscule au tirage
Les images faites à cette heure-là ont une qualité qu’on n’obtient jamais en salle : un dégradé de ciel en arrière-plan, une lumière de scène qui commence à peine à mordre, des couleurs qui ne sont ni celles du jour ni celles de la nuit. C’est un rendu fragile, qui disparaît en impression bas de gamme où le dégradé se casse en bandes visibles.
Le Hahnemühle Photo Rag® 308 g, mat et sans reflet, restitue ces transitions continues et garde la profondeur du bleu sans le rendre plastique. Tirage en édition originale de trente exemplaires, tous formats confondus, numérotés de 1/30 à 30/30, signés à la main, avec certificat d’authenticité nominatif et embossé. Fabrication française. Formats et conditions sur la page tirages rock.
Le paradoxe des grosses productions
Plus une scénographie est spectaculaire, plus les photos se ressemblent d’un soir à l’autre et d’un photographe à l’autre. Un dispositif conçu au millimètre produit exactement les mêmes images à Lyon, à Munich et à Madrid, aux mêmes secondes du set.
La seule façon d’en sortir est de photographier ce que la production n’a pas prévu : un regard entre deux musiciens pendant un pont instrumental, un geste raté, une main qui remet une oreillette. Ce sont ces images qui ont une valeur en tirage, parce qu’elles n’existent qu’une fois. Les autres, tout le monde les a.
Retrouvez cette image en tirage d’art signé et numéroté : Muse, Drones Festivals Tour (2016).






