L’essentiel en 30 secondes
- The Cure est un groupe de rock britannique formé en 1978 à Crawley, en Angleterre, figure majeure de la new wave et du rock gothique.
- Mené depuis toujours par Robert Smith (chant, guitare), seul membre présent depuis l’origine et principal compositeur.
- Des albums cultes comme Disintegration (1989) et des tubes comme « Just Like Heaven » ou « Friday I’m in Love » ont marqué des générations.
- Leur album Songs of a Lost World (2024), premier en 16 ans, a été numéro un au Royaume-Uni et salué comme un grand retour.
- Photographe de concert, j’ai eu la chance de les photographier lors de leur tournée européenne de 2022.

The cure concert
Peu de groupes ont su traverser les décennies avec une identité aussi forte que The Cure. Depuis la fin des années 1970, Robert Smith et ses musiciens façonnent un rock à part, tour à tour mélancolique, pop, gothique et lumineux, reconnaissable entre mille. Photographe de concert rock et metal, j’ai eu la chance de les photographier sur scène — une ambiance unique, faite d’ombres, de couleurs et d’émotion. Voici l’histoire, les membres, les albums et l’actualité brûlante d’une légende toujours en activité.
Aux origines : la naissance de The Cure
The Cure voit le jour en 1978 à Crawley, dans le Sussex de l’Ouest, en Angleterre. Le groupe naît des expérimentations adolescentes de Robert Smith, passé par plusieurs formations locales baptisées Malice puis Easy Cure avant d’adopter son nom définitif. Le premier album, Three Imaginary Boys (1979), les inscrit dans la vague post-punk britannique. Très vite, The Cure développe une signature sonore singulière, portée par une basse mise en avant et des ambiances contrastées. Le groupe se fait d’abord connaître au Royaume-Uni et en Océanie, avant que la « Curemania » ne gagne l’Europe continentale, et notamment la France, au milieu des années 1980.
Robert Smith et les membres du groupe
Robert Smith est l’âme de The Cure : chanteur, guitariste, parolier et principal compositeur, il est le seul membre présent depuis l’origine. Son allure — cheveux crêpés, maquillage sombre, rouge à lèvres — est devenue une icône visuelle copiée par des générations de fans. Autour de lui, le line-up actuel réunit le fidèle Simon Gallup à la basse, dont le jeu si reconnaissable est essentiel à l’identité du groupe, Roger O’Donnell aux claviers, Jason Cooper à la batterie et Reeves Gabrels à la guitare. Le groupe a perdu fin 2025 l’un de ses anciens membres, le guitariste et claviériste Perry Bamonte, disparu à l’âge de 65 ans.
Disintegration et les albums cultes
La discographie de The Cure est d’une richesse rare. Après les albums sombres du début des années 1980 — Seventeen Seconds, Faith, Pornography —, le groupe s’ouvre à des mélodies plus pop avec The Head on the Door (1985) et Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me (1987). Puis vient Disintegration (1989), souvent considéré comme leur chef-d’œuvre, un album grandiose et mélancolique porté par « Lovesong » et « Pictures of You ». Wish (1992) confirme leur statut avec le tube lumineux « Friday I’m in Love ». Des morceaux comme « Boys Don’t Cry », « A Forest » ou « Just Like Heaven » sont devenus des classiques absolus, appris par cœur par des générations d’auditeurs.
Un son et une esthétique inimitables
Ce qui rend The Cure unique, c’est cette capacité à faire cohabiter la noirceur et la lumière. Associé au mouvement new wave et souvent qualifié de groupe de rock gothique, il a développé un univers musical où la basse joue un rôle mélodique central, où les nappes de claviers créent des atmosphères cinématographiques, et où la voix fragile de Robert Smith porte des textes intimes sur l’amour, la perte et le temps qui passe. Cette identité, prolongée par des clips iconiques et une esthétique visuelle immédiatement reconnaissable, a permis au groupe de rassembler un public extraordinairement varié, des amateurs d’ambiances sombres aux amoureux de pop lumineuse. Rares sont les formations à avoir su séduire des publics aussi différents avec une même signature.
Songs of a Lost World, le grand retour
En novembre 2024, The Cure crée l’événement avec Songs of a Lost World, son quatorzième album studio et le premier depuis seize ans. Album grave et bouleversant sur le deuil et la mortalité, il est salué par une critique unanime et se hisse directement en tête des ventes au Royaume-Uni — le premier numéro un du groupe outre-Manche depuis trente-deux ans. Le disque prouve que The Cure n’a rien perdu de sa magie ni de sa capacité à émouvoir. Dans la foulée, le groupe publie en 2025 Mixes of a Lost World, un album de remixes réunissant des artistes comme Mogwai, Four Tet ou Chino Moreno, dont les droits sont reversés à une association caritative.

Où en est The Cure aujourd’hui ?
Loin de s’arrêter là, le groupe est plus actif que jamais. Robert Smith a confirmé qu’un nouvel album était déjà enregistré : en mars 2025, The Cure est retourné aux studios Rockfield pour y graver treize nouvelles chansons, tandis que le chanteur évoque même un troisième disque en préparation. Un film de concert, The Show of a Lost World, est sorti fin 2025. En 2026, le groupe repart en tournée à travers les festivals européens, avec notamment un passage remarqué à Rock en Seine. Robert Smith s’est aussi distingué en menant un combat public contre la flambée des prix des billets et des frais cachés, obtenant des remboursements pour ses fans — une prise de position rare et saluée dans l’industrie.
Un héritage immense
Avec plus de trente millions de disques vendus et une carrière longue de près d’un demi-siècle, The Cure fait partie des groupes les plus influents de l’histoire du rock. Introduit au Rock and Roll Hall of Fame en 2019, il a inspiré d’innombrables artistes, du rock indépendant à la pop mainstream, dont beaucoup citent Robert Smith comme une référence majeure. Son influence dépasse largement la musique : mode, esthétique, imaginaire gothique et romantique, tout un pan de la culture alternative lui doit quelque chose. Et contrairement à beaucoup de légendes de sa génération, The Cure continue d’écrire de nouvelles pages, prouvant qu’une carrière peut rester vivante et créative après plusieurs décennies.
The Cure et la Curemania en France
S’il est un pays où The Cure occupe une place particulière, c’est bien la France. Dès le milieu des années 1980, la « Curemania » y prend une ampleur considérable : les concerts se remplissent, les clips passent en boucle, et toute une jeunesse adopte l’esthétique sombre et romantique du groupe. Des titres comme « A Forest » ou « Boys Don’t Cry » deviennent des hymnes de plusieurs générations, et le public français reste, aujourd’hui encore, l’un des plus fidèles du groupe. Chaque passage de The Cure dans l’Hexagone, festivals compris, tient de l’événement, preuve d’un attachement qui ne s’est jamais démenti au fil des décennies. Cette relation privilégiée explique en partie pourquoi le groupe continue de programmer régulièrement des dates en France et devant un public toujours aussi nombreux.
The Cure sur scène, devant mon objectif
Photographe de concert rock et metal, j’ai eu la chance de photographier The Cure lors de leur tournée européenne de 2022. Les capter en images, c’est un moment particulier : une lumière travaillée, des ambiances enveloppantes, la silhouette immédiatement reconnaissable de Robert Smith. Peu de groupes offrent une atmosphère aussi photogénique. Vous pouvez retrouver mes images dans ma galerie The Cure – European Tour 2022. Si cet univers vous parle, découvrez aussi mon travail de photographe de concert, mes tirages noir et blanc rock et metal, ou commandez un tirage photo de concert.
FAQ — The Cure
Qui sont les membres de The Cure ?
Le groupe est mené par Robert Smith (chant, guitare), seul membre présent depuis l’origine. Le line-up actuel comprend aussi Simon Gallup (basse), Roger O’Donnell (claviers), Jason Cooper (batterie) et Reeves Gabrels (guitare).
D’où vient le groupe et quand a-t-il été formé ?
The Cure est un groupe de rock britannique formé en 1978 à Crawley, dans le Sussex de l’Ouest, en Angleterre. Il est une figure majeure de la new wave et du rock gothique.
Quel est l’album le plus célèbre de The Cure ?
Disintegration (1989) est souvent considéré comme leur chef-d’œuvre. Wish (1992), avec « Friday I’m in Love », et Songs of a Lost World (2024) comptent aussi parmi leurs albums les plus marquants.
The Cure a-t-il sorti un nouvel album récemment ?
Oui. Songs of a Lost World (2024), premier album en seize ans, a été numéro un au Royaume-Uni. Un nouvel album, enregistré en 2025 aux studios Rockfield, est annoncé comme à venir.
The Cure est-il toujours en activité ?
Oui, plus que jamais. Le groupe tourne à travers les festivals européens en 2026, a un nouvel album enregistré et Robert Smith évoque même un disque supplémentaire en préparation.