Dorothea Lange, photographe engagée 1895-1965

Dorothea Lange, photographe engagée 1895-1965

Dorothea Lange, fondatrice du photojournalisme aux Etats-Unis,  est une spécialiste  de la photographie d’après-guerre, notamment du temps de la Grande Dépression et de la crise économique américaine des années 30. Elle a été missionnée par la Farm Security Administration (FSA « Administration de la sécurisation des fermiers ») pour relater la réalité de la vie des américains appauvris et permettre à l’Etat de soutenir financièrement  les plus précaires.

Durant toute sa carrière, elle dénonce avec réalisme les injustices de manière émouvantes dans le but de sensibiliser, de mobiliser l’opinion publique et de faire changer les choses.

Retour sur la vie de cette artiste réaliste et engagée.

Dorothea Lange, fiche d’identité

Naissance : le 26 Mai 1895 à Hoboken, New-Jersey, Etats-Unis

Décès : le 11 octobre 1965 à San Francisco, Californie, Etats-Unis

Enfants : Daniel Dixon et John Dixon

Époux : Paul Schuster Taylor (m. 1935-1965) et Maynard Dixon (m. 1920-1935)

Genre artistique : photographie, journalisme, portrait

Distinctions: Bourse Guggenheim en 1941, National Women’s Hall of Fame en 2003 et California Hall of Fame en 2008, un cratère de la planète Mercure est nommé Lange en son honneur depuis 2009

Emploi: Farm Security administration (FSA), War Relocation Authority, San Francisco Art Institute

portrait de dorothea lange joyeuse

Portrait de Dorothea Lange joyeuse

Dorothea Lange, biographie

Née le 26 mai 1895 à Hoboken, elle vient d’une famille d’origine allemande installée dans le New Jersey. Plusieurs épreuves vont jalonner son enfance. D’abord atteinte d’une poliomyélite à l’âge de 7 ans qui la handicape toute sa vie, elle est abandonnée par son père à l’âge de 12 ans.

Dorothea suit des études à l’Université Columbia de New-York, et travaille pour le photographe Arnold Genthe.

Après la 1ère guerre mondiale, en 1918, elle s’installe en Californie, à San Francisco, où elle ouvre un studio photo qui devient vite florissant. C’est l’époque des années folles et de la forte croissance économique. En 1920, elle épouse Maynard Dixon qui lui donne deux fils, Daniel et John.

Après leur divorce en 1935, Dorothea a élevé les deux enfants seule, tout en poursuivant sa carrière de photographe.

Daniel et John ont tous deux suivi des voies créatives. Daniel est devenu un célèbre musicien de jazz, connu sous le nom de Dan Dixon. Il a enregistré plusieurs albums de jazz au cours de sa carrière, dont certains ont été nominés pour des prix Grammy. John, quant à lui, est devenu un photographe et cinéaste documentaire, suivant les traces de sa mère. Il a notamment réalisé des documentaires sur des sujets tels que la guerre en Irak et la lutte pour les droits des travailleurs agricoles aux États-Unis.

Les fils de Dorothea Lange ont tous deux reçu une éducation artistique grâce à leur mère, qui les a encouragés à poursuivre leurs passions créatives. Ils ont également tous deux été influencés par le travail de leur mère en photographie documentaire et sociale, et ont continué à poursuivre cette tradition dans leur propre travail.

Dorothea Lange a eu trois petits-enfants, issus de son fils John et de sa femme, la photographe et documentariste Elizabeth Partridge. Leur fils, Dylan, est un musicien et compositeur de musique de films. Leur fille, Anna, est une artiste et graphiste. Leur autre fils, Walker, est également artiste et photographe, et a travaillé sur plusieurs projets documentaires.

Bien que Dorothea Lange ne soit pas directement impliquée dans le travail de ses petits-enfants, son héritage en tant que photographe documentaire a certainement influencé leur travail et leur vision artistique. En outre, Elizabeth Partridge a travaillé sur plusieurs livres documentaires pour enfants, en utilisant souvent les photographies de Dorothea Lange pour illustrer les histoires de la Grande Dépression et d’autres sujets historiques importants.

 

John et Dan Dixon,les fils de Dorothea Lange

John et Dan Dixon https://www.ericcanto.com

 

Mais, 1929 et son krach boursier, suivi de la Grande Dépression arrivent, faisant plus de 14 millions de chômeurs. Les entreprises font faillite, les agriculteurs serrent les dents face à la sécheresse, aux tempêtes de sable, aux exportations fermées.

En plus de la crise économique  et de l’exode rural, les migrants arrivent en masse, fuyant les régimes totalitaires européens. Des camps de réfugiés se forment dans les campagnes américaines.

Face à ce chaos, Dorothea Lange abandonne le studio et décide de photographier les sans-abris, la pauvreté, cette population en souffrance. Son objectif est de sensibiliser l’Amérique sur les difficultés rencontrées par toute une population. Sa photographie se politise. L’artiste s’engage.

« J’ai réalisé que je photographiais les seules personnes qui m’ont payée pour cela. Cela m’a dérangé. Alors j’ai fermé ce lieu, et démonté ma chambre noire. Je me suis demandé : qu’est-ce que j’essaie de dire ? J’ai vraiment voulu me regarder en face. »

« Un appareil photo vous apprend à voir sans un appareil photo. »

En 1935, elle est l’assistante de son 2ème mari Paul Schuster Taylor qui travaille pour la RA (Resettlement Administration – Office de la réinstallation qui aide les familles migrantes à se reloger). Cet office est crée par l’administration de F.D. Roosevelt du New Deal pour prélever les informations sur le terrain, mettre en lumière les inégalités et ainsi mettre en place une politique plus « sociale ».

Lange touche les lecteurs avec ses clichés ainsi que la Federal Emergency Relief Administration (office de l’aide d’urgence fédérale), et grâce à ses images, elle arrive à débloquer un financement pour la construction d’un camp de migrants à Marysville.

 

 

Ses travaux photographiques suscitant l’intérêt, elle est recrutée comme photographe de terrain par la RA qui devient en 1937 la Farm Security Administration.

Ses publications dans le San Francisco News vont permettre de débloquer des fonds pour une aide alimentaire en urgence pour les plus démunis.

Cette période est une charnière, un tournant important dans la carrière de la photographe et du photojournalisme.

C’est à cette période que sera pris son plus célèbre cliché « Migrant Mother » portrait de Florence Thompson, mère de 32 ans d’origine amérindienne, veuve sans argent, qui vit dans un camp de cueilleurs, et vend des pneus pour nourrir ses enfants.

« J’avais vu et je m’étais alors rapprochée de cette mère affamée et désespérée, comme attirée par un aimant. Je ne me souviens pas comment je lui ai expliqué ma présence ou mon appareil photo, mais je me souviens qu’elle ne posait aucune question. J’ai fait cinq prises, en travaillant de plus en plus près dans la même direction. Je ne lui ai pas demandé ni son nom ni son histoire.

Elle m’a dit son âge, qu’elle avait trente-deux ans. Elle a dit qu’ils avaient vécu grâce à des légumes dans les champs environnants, et les oiseaux que les enfants avaient tués. Elle venait de vendre les pneus de sa voiture pour acheter de la nourriture. Là, elle était dans cette tente, avec ses enfants blottis autour d’elle, et semblait savoir que mes photos pourraient l’aider, et elle m’a aidée. Il y avait une sorte d’égalité à ce sujet. »

Elle travaille pour la FSA  jusqu’en 1939, sort la même année son livre American Exodus : a record of Human Erosion, puis reçoit la bourse Guggenheim en 1941.

Elle décide de s’envoler pour le Japon en 1942 après l’attaque de Pearl Harbor, pour le compte de l’Office of War Information. Le but étant de documenter la vie des Japonais dans les camps d’internement américains et de démontrer la bienveillance du régime américain envers la population japonaise.

Camp de concentration américain au Japon

Camp de concentration américain au Japon

Camps de concentration américain au Japon

Camp de concentration américain au Japon  https://www.ericcanto.com

 

 

Malheureusement le photo reportage montre une réalité bien différente, des conditions de vie choquantes et déshumanisées.

Le gouvernement interdit la diffusion des clichés de la photographe. Il faut attendre 2006  et la publication du livre Impounded : Dorothea Lange and the censored impages of Japanese americain internment pour que l’on découvre ces photos de guerre.

S’en suivent de graves soucis de santé, qui nécessitent un « break » pour la photographe.

Dorothea Lange reprend son activité en 1951 et travaille pour Life en Irlande, au Venezuela, en Syrie…

La photographe décède le 11 octobre 1965 à San Francisco, en Californie, des suites d’un cancer, à l’âge de 70 ans.

En effet, la cause de sa mort était une rupture d’estomac, qui s’est produite peu de temps après une intervention chirurgicale pour retirer une tumeur cancéreuse. Elle avait souffert d’un cancer du pancréas depuis quelque temps avant sa mort.

Malgré sa maladie, Lange a continué à travailler jusqu’à la fin de sa vie et a laissé derrière elle un héritage important en tant que l’une des photographes les plus influentes et les plus importantes du 20ème siècle.

Toutes ses œuvres sont léguées à l’Oakland Museum of California Art Department et plusieurs expositions posthumes s’organisent comme la rétrospective du MoMA de 1966.

 

Dorothea Lange, bibliographie

  • Partridge, Dorothea Lange, A Visual Life, Washington-Londres, Smithionian Press, 1994
  • Dorothea Lange, Photographies d’une vie, Könemann, 1998
  • An American Exodus : A Record of Human Erosion, Éditions Jean-Michel Place, 1999 (1reéd. 1939 (Reynal and Hitchcock))
  • Hans-Michael Koetzle, Photo Icons, the story behind the pictures, Volume 2, Taschen, coll. « Icons », 2002
  • Pierre BorhanDorothea Lange, le cœur et les raisons d’une photographe, Éditions du Seuil, 2002
  • Linda Gordon et Gary Y. Okihiro(en)Impounded : Dorothea Lange and the Censored Images of Japanese American Internment, éditions Norton, 2006

Spécificité des photos de Dorothea Lange

Dorothea Lange est une photographe américaine connue pour ses photographies documentaires qui témoignent de la vie des travailleurs migrants pendant la Grande Dépression des années 1930 aux États-Unis. Ses photographies sont considérées comme des icônes de l’histoire de la photographie documentaire et ont eu un impact significatif sur la prise de conscience sociale et la lutte pour les droits civiques.

La spécificité des photos de Dorothea Lange réside dans leur capacité à capturer l’humanité et la dignité de ses sujets, souvent en situation de précarité et de souffrance. Ses photographies, souvent en noir et blanc, sont composées de manière à mettre en avant les expressions et les gestes de ses sujets, soulignant ainsi leur histoire et leur vécu.

Lange a souvent travaillé avec des appareils photographiques légers et portatifs, ce qui lui a permis de se déplacer facilement et de prendre des photos sur le vif, dans des conditions souvent difficiles. Elle a également utilisé des cadrages serrés pour créer une proximité émotionnelle avec ses sujets et montrer les détails de leur vie quotidienne.

Enfin, les photographies de Lange ont souvent été accompagnées de légendes et de commentaires écrits, qui ont contribué à leur dimension documentaire. Ces textes ont souvent été écrits en collaboration avec les sujets eux-mêmes, ce qui a permis de donner une voix à ceux qui étaient souvent ignorés ou marginalisés dans la société.

Dans l’ensemble, la spécificité des photographies de Dorothea Lange réside dans leur capacité à raconter des histoires complexes et à susciter l’empathie et la compassion pour ceux qui souffrent et qui sont exclus de la société. Ses photographies sont un témoignage poignant de l’histoire de l’Amérique et de l’humanité universelle.

 

FOCUS sur la photographie Mère Migrante 

Migrant Mother, est le portrait noir et blanc phare de Dorothea Lange, symbole également du photojournalisme d’après-guerre, et œuvre symbolique de la Grande Dépression américaine. Elle est sa photographie la plus célèbre, prise en 1936 dans un camp de travailleurs migrants en Californie.

La photo montre Florence Owens Thompson, une mère de sept enfants, qui se tient en regardant vers le bas avec un regard grave tandis que ses trois enfants se blottissent contre elle. La photo est devenue un symbole de la Grande Dépression et de la lutte pour la survie de la classe ouvrière américaine.

« Migrant Mother » a été largement publiée et exposée, et est devenue l’une des images les plus emblématiques de l’histoire de la photographie américaine. Elle a également contribué à faire connaître le travail de Dorothea Lange et son engagement envers la photographie documentaire et sociale.

Décryptage.

 

MIGRANT MOTHER 1

Florence O.Thompson 1936

migrant mother

 

Ce portrait pris en mars 1936, présente Florence Owens Thompson, 32 ans, mère de sept enfants, dans un camp provisoire de cueilleurs de pois qui manquent de tout. Ce camp est habité par plus de 2500 migrant.e.s.

Son visage marqué, le regard perdu dans le vide, et son expression préoccupée traduisent une extrême détresse : celle de la survie. Florence Owens Thompson incarne la misère du monde rural aux États-Unis, touché par la chute des prix agricoles et par des phénomènes climatiques extrêmes comme le Dust Bowl.

Se saisissant de la photographie comme preuve et arme de dénonciation, Dorothea Lange a rendu visible cette terrible pauvreté.  Le succès de la photographie est fulgurant. Les migrants de ce camp reçoivent une aide immédiate.

Malgré qu’il ait été retouché (un pouce sur l’arbre en bas à droite a été supprimé pour des raisons d’esthétisme), ce portrait acquiert une portée universelle, rappelant la peinture « de la Vierge à l’enfant » et Dorothea Lange est pour toujours associée au visage de Florence Owens Thompson.

Malgré les tentatives en 1978 de Florence Thompson de faire interdire la photographie ; las d’être l’icône de la misère humaine ; sa famille, quelques années plus tard, a réutilisé le succès international de ce cliché pour lever des fonds afin d’aider Florence à lutter contre son cancer.

Dorothea Lange a réalisé de nombreuses photographies célèbres pendant la Grande Dépression. Outre « Migrant Mother », une autre de ses photos les plus célèbres s’intitule « White Angel Breadline » (La file d’attente de la White Angel). Cette photo a été prise en 1933 à San Francisco et montre des hommes faisant la queue pour obtenir de la nourriture et de l’aide dans une soupe populaire.

La photo montre une longue file d’hommes en haillons, certains assis, d’autres debout, attendant leur tour pour recevoir de la nourriture. Elle a été prise pendant une période de grande pauvreté et de chômage dans tout le pays et témoigne de la misère de l’époque.

Comme « Migrant Mother », « White Angel Breadline » est devenue une image emblématique de la Grande Dépression et est largement reconnue comme l’une des photographies les plus importantes de l’histoire de la photographie documentaire.

 

Dorothea Lange

white angel breadline

 

Dorothea Lange a réalisé de nombreuses photographies célèbres pendant la Grande Dépression, certaines sont :

  • « Toward Los Angeles, California » (Vers Los Angeles, Californie), une photo prise en 1937 qui montre des travailleurs migrants assis dans un train, avec pour toile de fond une usine en ruine. Cette image symbolise la migration massive de travailleurs pauvres vers la Californie à la recherche de travail.
  • « Destitute pea pickers in California. Mother of seven children. » (Ramasseurs de pois sans ressources en Californie. Mère de sept enfants), une photo prise en 1936 qui montre une famille de travailleurs migrants assis dans un campement de fortune. La photo montre l’impact de la Grande Dépression sur les familles les plus pauvres.
  • « An American Exodus » (Un exode américain), une série de photos prises entre 1935 et 1939 qui documentent la migration de travailleurs pauvres et de fermiers de l’Oklahoma vers la Californie. Cette série de photos est considérée comme l’une des plus importantes œuvres documentaires de Dorothea Lange.

Ces photos sont toutes des exemples de l’engagement de Dorothea Lange envers la photographie documentaire et sociale, et de son désir de mettre en lumière les conditions de vie difficiles des Américains pendant la Grande Dépression.

 

FAQ sur Dorothea Lange

Qui est Dorothea Lange ?

Dorothea Lange était une photographe américaine qui a produit des images puissantes et influentes qui documentent la Grande Dépression, le mouvement des droits civiques et les déplacements des populations rurales. Elle a été reconnue pour avoir capturé les visages et les conditions de vie de l’Amérique durant une période historique difficile.

Où a grandi Dorothea Lange ?

Dorothea Lange est née le 26 mai 1895 à Hoboken, dans le New Jersey. Elle a grandi à Hoboken et a ensuite déménagé à San Francisco en 1918.

Quand a-t-elle commencé à prendre des photos ?

Dorothea Lange a commencé à prendre des photos à l’âge de 16 ans et a commencé à travailler en tant que photographe professionnelle à l’âge de 30 ans.

Quels sont ses principaux sujets photographiques ?

Les principaux sujets photographiques de Dorothea Lange étaient la pauvreté et le dénuement des familles de la Grande Dépression, le mouvement des droits civiques et le déplacement des populations rurales.

Quel est son travail le plus célèbre ?

Le travail photographique le plus célèbre de Dorothea Lange est probablement sa série sur la Grande Dépression intitulée «Migrant Mother», qui a été prise en 1936. Cette photo a été largement considérée comme un symbole visuel de la misère et de la détresse des familles durant la Grande Dépression.

Quelle est la plus grande réussite de Dorothea Lange ?

La plus grande réussite de Dorothea Lange est probablement sa capacité à capturer visuellement l’expérience et les conditions de vie des personnes durant la Grande Dépression et le mouvement des droits civiques, ce qui a permis aux gens de mieux comprendre et de s’engager avec ces sujets.

Qu’est-ce que Dorothea Lange a apporté à l’art de la photographie ?

Dorothea Lange a apporté une nouvelle approche à la photographie documentaire en utilisant une approche plus empathique et humaine pour capturer ses sujets. Elle a également inventé la technique de «photographie documentaire» qui a influencé de nombreux photographes documentaires à travers le monde.

Qui était le mari de Dorothea Lange ?

Le mari de Dorothea Lange était Paul Schuster Taylor, un professeur d’histoire et un défenseur des droits des travailleurs agricoles. Ils se sont mariés en 1935.

Quelles sont les expositions les plus importantes de Dorothea Lange ?

Les expositions les plus importantes de Dorothea Lange comprennent une rétrospective en 1939 à la Galerie Julian Levy à New York, une exposition à la San Francisco Museum of Modern Art en 1949 et une exposition au Museum of Modern Art de New York en 1966.

Quand est-elle décédée ?

Dorothea Lange est décédée le 11 octobre 1965 à San Francisco, Californie, des suites d’un cancer du col utérin. Elle était âgée de 70 ans.

 

Eric CANTO Photographe : Photos de concerts, portraits, pochettes d’albums.

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Le médiator personnalisé, tout savoir…

Le médiator personnalisé, tout savoir…

Le médiator personnalisé existe depuis de nombreuses années, même s’il reste assez récent. Il est difficile de donner une date précise de son apparition. En effet, les musiciens ont toujours cherché à personnaliser leur équipement, y compris leurs médiators, pour obtenir un son ou une sensation de jeu spécifique.

Cependant, avec l’avènement de la technologie moderne, il est devenu plus facile et plus courant de fabriquer des médiators personnalisés. Les fabricants de médiators ont commencé à proposer des services de personnalisation pour permettre aux musiciens de concevoir leur propre médiator avec des matériaux, des formes et des épaisseurs spécifiques.

 

le médiator personnalisé

 

De plus, avec l’avènement de l’impression 3D, le musicien a désormais la possibilité de créer son propre médiator personnalisé à partir de matériaux tels que le plastique, le métal et même le bois. Cette technologie a ouvert de nouvelles possibilités pour la personnalisation des médiators, permettant aux musiciens de concevoir des médiators uniques, adaptés à leurs besoins et à leurs préférences.

La popularité  du médiator personnalisé a donc augmenté avec l’avènement de la technologie moderne et des services de personnalisation proposés par les fabricants de médiators. De nos jours, le médiator personnalisé est de plus en plus courant et est apprécié par de nombreux musiciens pour sa capacité à offrir un son et une sensation de jeu uniques.

Retour sur l’histoire du médiator personnalisé,  ce petit accessoire indispensable pour les guitaristes, les bassistes et les autres musiciens qui jouent d’un instrument à cordes et qui perdent, cassent et remplacent fréquemment  leur médiator.

 

Le médiator, qu’est-ce que c’est ?

Le médiator, ou plectre, est un accessoire utilisé pour gratter les cordes d’une guitare ou d’un autre instrument à cordes. Les premiers médiators remontent au début du 20ème siècle, lorsqu’ils ont commencé à être utilisés comme une alternative aux ongles ou aux doigts nus pour jouer de la guitare. Les premiers médiators étaient souvent fabriqués à partir d’os, de corne, de nacre ou d’autres matériaux naturels.

Au fil du temps, de nouveaux matériaux ont été introduits pour la fabrication du médiator, tels que le celluloïd, qui était très populaire dans l’industrie de la musique dans les années 1920 et 1930. Depuis lors, de nombreux autres matériaux ont été utilisés pour fabriquer des médiators, notamment le nylon, le Delrin, l’ultem, la gomme naturelle et divers métaux.

 

 

Le médiator personnalisé,  est utilisé par de nombreux musiciens à travers le monde pour jouer de la guitare, de la basse et d’autres instruments à cordes pincées. Il est difficile de dire avec certitude qui utilise le plus le médiator, car cela dépend de nombreux facteurs tels que le genre musical, la culture musicale et les préférences individuelles de chaque musicien.

le médiator personnalisé

Scorpions

 

 

Cependant, le médiator personnalisé est particulièrement populaire dans les genres de musique rock, pop, blues, jazz, country et folk, où il est souvent utilisé pour créer des sons plus puissants et plus percussifs. Les guitaristes célèbres tels que Jimi Hendrix, Eric Clapton, Eddie Van Halen, Jimmy Page, Stevie Ray Vaughan, et bien d’autres ont tous utilisé des médiators pour jouer de la guitare.

 

 

Jimi Hendrix : « Je ne suis pas le meilleur joueur de guitare du monde, mais je suis assez bon pour savoir qu’un médiator peut faire une énorme différence dans le son que vous obtenez. J’utilise souvent des médiators en nylon pour jouer de la guitare électrique, car ils me donnent une attaque plus douce et plus souple. »

Eddie Van Halen : « Je suis très particulier sur les médiators que j’utilise pour jouer de la guitare. J’aime les médiators en métal avec des bords pointus pour une attaque plus nette et plus précise. Je peux vraiment sentir la différence quand j’utilise le bon médiator. »

John Mayer : « J’ai commencé à jouer de la guitare avec mes doigts, mais j’ai rapidement réalisé que j’avais besoin d’un médiator pour créer les sons que je voulais. J’utilise souvent des médiators en plastique plus épais pour une attaque plus puissante et plus percussive. »

Bonnie Raitt : « J’utilise des médiators en acier inoxydable pour jouer de la guitare slide. Ils sont très résistants et me permettent de jouer avec un peu plus de force sans me blesser les doigts. »

Mark Knopfler : « Je joue souvent de la guitare avec mes doigts plutôt qu’avec un médiator, mais j’utilise parfois des médiators en cuir pour créer un son plus doux et plus chaleureux. »

Ces témoignages montrent que les musiciens ont des préférences et des habitudes différentes en ce qui concerne l’utilisation du médiator. Certains préfèrent jouer avec leurs doigts, tandis que d’autres considèrent le médiator comme un outil indispensable pour obtenir le son qu’ils recherchent.

L’histoire du médiator

Le médiator est un petit accessoire en forme de triangle utilisé pour gratter les cordes d’une guitare, d’une basse ou d’un ukulélé. Aussi connu sous le nom de « plectre », le médiator est fabriqué dans une variété de matériaux, allant du plastique aux métaux précieux, et est disponible dans une gamme de tailles et d’épaisseurs pour répondre aux besoins de chaque musicien.

L’histoire du médiator remonte au début du 20e siècle, lorsque les guitaristes ont commencé à chercher des alternatives aux doigts nus ou aux ongles pour jouer de la guitare. Les premiers médiators étaient en fait des morceaux d’os, de corne ou de nacre, mais ont rapidement été remplacés par des matériaux plus modernes, tels que le celluloïd, qui était alors un matériau de pointe dans l’industrie de la musique.

 

 

le médiator personnalisé

 

 

Au fil des ans, de nombreuses marques de médiators ont émergé sur le marché, chacune offrant des caractéristiques uniques pour répondre aux besoins de chaque musicien. Voici quelques-unes des marques les plus connues dans le monde des médiators :

  • Dunlop : Fondée en 1965, la marque Dunlop est l’une des plus célèbres dans l’industrie des médiators. La marque propose une large gamme de médiators, allant des modèles en nylon standard aux modèles en Delrin, en ultex ou en gomme naturelle.
  • Fender : Fender est une marque de guitare bien connue, mais elle fabrique également des médiators de haute qualité. Les médiators Fender sont disponibles dans une gamme de tailles, d’épaisseurs et de matériaux, et sont connus pour leur qualité de fabrication supérieure.
  • Gibson : La marque Gibson est également célèbre pour ses guitares, mais fabrique également des médiators de qualité supérieure. Les médiators Gibson sont disponibles dans une gamme de matériaux, allant de l’acétate au celluloid, et sont connus pour leur durabilité et leur qualité sonore.
  • Jim Dunlop : Jim Dunlop est le fondateur de la marque Dunlop, mais fabrique également des médiators sous son propre nom. Les médiators Jim Dunlop sont fabriqués à partir de matériaux de haute qualité et sont connus pour leur durabilité et leur précision.
  • Clayton : La marque Clayton propose une gamme de médiators de qualité supérieure, allant des modèles en nylon standard aux modèles en acétate, en ultem ou en métal. Les médiators Clayton sont connus pour leur confort de jeu et leur sonorité exceptionnelle

En conclusion, le médiator est un petit accessoire essentiel pour tout guitariste, et les marques mentionnées ci-dessus sont toutes des choix de qualité pour les musiciens de tous niveaux et de tous styles musicaux. Quel que soit votre choix, il est important de trouver un médiator qui convient à votre style de jeu et à vos préférences personnelles, afin de tirer le meilleur parti de votre expérience musicale.

 

Le médiator, sa fabrication

Le processus de fabrication d’un médiator peut varier en fonction du matériau utilisé, du type de médiator et de la méthode de fabrication. Cependant, voici une description générale du processus de fabrication d’un médiator en plastique, qui est l’un des matériaux les plus couramment utilisés :

  1. Préparation du matériau : Le plastique utilisé pour fabriquer les médiators est souvent fourni sous forme de feuille ou de bobine. Les feuilles sont découpées en bandes de la largeur voulue, puis ces bandes sont découpées en carrés ou en formes triangulaires.
  2. Découpe : Les carrés ou les formes triangulaires sont découpés en médiators individuels à l’aide d’une presse de découpe spéciale. La presse est souvent équipée d’un moule en acier qui permet de découper les médiators à la forme et à la taille voulues.
  3. Finition des bords : Les bords des médiators découpés peuvent être rugueux et avoir des bavures. Pour lisser les bords, les médiators peuvent être placés sur une machine à poncer qui les polit et les lisse.
  4. Personnalisation : Si les médiators sont destinés à être personnalisés, cette étape peut être réalisée à l’aide d’une imprimante UV ou d’une machine de gravure laser. Les musiciens peuvent ainsi ajouter leur logo, leur nom ou leur image préférée sur le médiator.
  5. Conditionnement et emballage : Les médiators sont ensuite triés en fonction de leur taille et de leur forme, puis emballés en vrac ou conditionnés dans des pochettes spéciales.

En somme, le processus de fabrication d’un médiator peut être relativement simple ou plus complexe en fonction du matériau et du type de médiator fabriqué. Cependant, la plupart des médiators sont fabriqués en utilisant une presse de découpe et une machine à poncer pour lisser les bords, avant d’être personnalisés et emballés pour la vente.

 

Le médiator personnalisé, une innovation récente

Le médiator personnalisé est une innovation relativement nouvelle dans le monde de la musique, qui permet aux musiciens de créer des médiators qui répondent exactement à leurs besoins individuels en termes de jeu de guitare. Les médiators personnalisés sont fabriqués à partir de matériaux de haute qualité, tels que du nylon, du Delrin ou de l’ultex, et sont disponibles dans une variété de tailles, de formes et d’épaisseurs.

Les médiators personnalisés offrent de nombreux avantages par rapport aux médiators standards. Tout d’abord, ils sont plus confortables à jouer, car ils sont spécialement conçus pour s’adapter à la taille et à la forme de la main du musicien. De plus, les médiators personnalisés peuvent être conçus pour offrir une réponse sonore spécifique, avec une attaque plus nette ou plus douce, une plus grande précision, ou encore une meilleure résistance à l’usure.

 

le médiator personnalisé

 

Pour créer un médiator personnalisé, un musicien peut utiliser un logiciel en ligne ou un service de fabrication spécialisé pour télécharger son design. Les designs peuvent inclure une variété d’éléments, tels que des images, des logos, des photos et des motifs personnalisés. Le musicien peut également choisir la taille, la forme et l’épaisseur du médiator en fonction de ses préférences.

Une fois que le design est finalisé, le médiator personnalisé est fabriqué à partir du matériau choisi et découpé selon les spécifications du design. Le processus de fabrication peut prendre quelques jours à plusieurs semaines, en fonction de la complexité du design et des matériaux utilisés.

 

le médiator personnalisé

 

Les médiators personnalisés sont populaires auprès des musiciens de tous niveaux, du débutant à l’expert. Les débutants peuvent trouver un médiator personnalisé qui leur convient parfaitement dès le début de leur apprentissage, ce qui peut améliorer leur technique et leur confort de jeu. Les musiciens plus avancés peuvent créer des médiators personnalisés pour répondre à des besoins spécifiques en termes de son et de jeu, et pour se démarquer de la foule.

Le médiator personnalisé est de fait, un outil précieux pour les musiciens qui cherchent à améliorer leur confort de jeu et leur son, tout en exprimant leur personnalité artistique. Les médiators personnalisés sont de plus en plus populaires, et leur disponibilité en ligne et en magasin spécialisé rend cette innovation accessible à tous les musiciens, quels que soient leur niveau et leur style musical.

Voici quelques citations de musiciens qui utilisent des médiators personnalisés :

  • Eddie Van Halen : « Je suis très pointilleux sur les médiators que j’utilise pour jouer de la guitare. J’ai même conçu mes propres médiators en collaboration avec la société Dunlop pour obtenir exactement le son que je recherchais. »
  • John Mayer : « J’utilise des médiators personnalisés depuis des années. Je préfère des médiators en plastique plus épais avec une surface texturée pour une attaque plus puissante et plus précise. »
  • Billy Gibbons (ZZ Top) : « Je joue avec un médiator personnalisé en os depuis des années. J’aime la façon dont il se sent dans ma main et la façon dont il sonne sur les cordes de ma guitare. »
  • Mark Tremonti (Alter Bridge) : « Je préfère des médiators personnalisés plus larges pour une meilleure prise en main et un meilleur contrôle de mes attaques. J’utilise souvent des médiators en nylon personnalisés avec une surface texturée pour une adhérence supplémentaire. »

Ces citations montrent que les musiciens sont très passionnés par leurs médiators personnalisés et qu’ils sont prêts à investir du temps et de l’argent pour trouver le médiator parfait pour leur son et leur style de jeu. Les médiators personnalisés offrent aux musiciens un moyen de se connecter encore plus étroitement avec leur instrument et de créer un son unique et personnel.

 

Le médiator personnallsé ZZ Top, Billy Gibbons

ZZ Top, Billy Gibbons

Le médiator personnalisé, sa fabrication

La fabrication d’un médiator personnalisé peut varier en fonction du fabricant et de la méthode de personnalisation utilisée. Voici cependant un aperçu général du processus de fabrication d’un médiator personnalisé :

  1. Conception : Le premier pas pour fabriquer un médiator personnalisé consiste à concevoir la forme, la taille et les caractéristiques du médiator. Le musicien peut concevoir son médiator personnalisé en utilisant un logiciel de conception assistée par ordinateur (CAO), en dessinant à la main ou en envoyant des spécifications à un fabricant de médiators personnalisés.
  2. Choix des matériaux : Le musicien peut également choisir les matériaux à utiliser pour son médiator personnalisé. Les médiators personnalisés peuvent être fabriqués à partir de divers matériaux tels que le plastique, le métal, le bois et même l’ivoire végétal.
  3. Prototypage : Une fois que le design est finalisé, le fabricant de médiators personnalisés peut créer un prototype pour vérifier que le médiator fonctionne correctement et que sa forme et sa taille sont conformes aux spécifications du musicien. Ce prototype peut être créé en utilisant une imprimante 3D ou en sculptant à la main.
  4. Production : Après la validation du prototype, le fabricant peut commencer la production en série du médiator personnalisé. Les médiators sont généralement produits en utilisant des presses de découpe ou des machines à commande numérique qui peuvent découper les médiators à la forme et à la taille voulues.
  5. Personnalisation : La personnalisation est généralement réalisée à l’aide d’une imprimante UV ou d’une machine de gravure laser. Les musiciens peuvent ainsi ajouter leur logo, leur nom ou leur image préférée sur le médiator.
  6. Finition : Après la personnalisation, le médiator personnalisé est souvent poncé pour lisser les bords et éliminer toute rugosité ou bavure.
  7. Conditionnement et emballage : Les médiators personnalisés sont ensuite triés en fonction de leur taille et de leur forme, puis emballés dans des pochettes spéciales ou dans des boîtes personnalisées pour la vente.

En somme, la fabrication d’un médiator personnalisé implique des étapes supplémentaires de conception et de personnalisation par rapport à la fabrication d’un médiator standard, mais elle suit généralement un processus similaire de production en série et de finition.

 

Le médiator personnalisé, en bref

Le médiator personnalisé est de plus en plus populaire auprès des musiciens car il offre la possibilité d’avoir un outil de jeu unique et adapté à ses préférences individuelles. Un médiator personnalisé peut être fabriqué à partir de matériaux spécifiques, tels que des métaux, des plastiques, des bois exotiques, des cornes animales ou même des matériaux composites.

La forme et la taille du médiator peuvent également être personnalisées pour s’adapter à la main et au style de jeu du musicien. Certains musiciens préfèrent des médiators plus larges pour une meilleure prise en main, tandis que d’autres préfèrent des médiators plus minces pour une attaque plus rapide et plus précise.

Enfin, la texture de la surface du médiator peut également être personnalisée pour offrir une meilleure adhérence ou une meilleure résistance à l’usure. Certains musiciens choisissent des médiators avec des surfaces lisses, tandis que d’autres préfèrent des médiators avec des surfaces texturées pour une meilleure accroche.

En somme, l’utilisation d’un médiator personnalisé peut offrir un certain nombre d’avantages pour un musicien, notamment en termes de confort, de son et de technique de jeu. Cependant, il est important de noter que les préférences en matière de médiator peuvent varier considérablement d’un musicien à l’autre et qu’il est important de trouver le médiator qui convient le mieux à son propre style de jeu.

 

le médiator personnalisé Livre musique Slash

 

Eric CANTO Photographe : Photos de concerts, portraits, pochettes d’albums.

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Man Ray, peintre photographe 1860-1976

Man Ray, peintre photographe 1860-1976

Man Ray, peintre, photographe surréaliste et réalisateur du XXe siècle a toujours la côte.

Man Ray (1890-1976) était un artiste américain qui a marqué l’histoire de l’art du XXe siècle. Né sous le nom d’Emmanuel Radnitzky à Philadelphie, Man Ray a grandi à Brooklyn avant de déménager à Manhattan pour poursuivre une carrière d’artiste. Il a été actif dans de nombreux mouvements artistiques, notamment le dadaïsme et le surréalisme.

Man Ray est surtout connu pour ses photographies expérimentales, qui ont repoussé les limites de l’art photographique de l’époque. Il a notamment inventé une technique appelée « rayographie », qui consiste à créer des images sans appareil photo en plaçant des objets directement sur du papier photo sensible à la lumière.

Man Ray a également travaillé dans d’autres domaines de l’art, comme la peinture, le dessin, la sculpture et le cinéma. Il a travaillé avec de nombreux artistes et personnalités célèbres de son époque, notamment Marcel Duchamp, Salvador Dali et Coco Chanel.

Man Ray a passé la majeure partie de sa carrière en Europe, principalement à Paris, où il est devenu une figure centrale de la vie artistique de la ville. Il a créé de nombreuses œuvres d’art importantes et influentes au cours de sa carrière, qui ont eu un impact significatif sur l’art moderne et contemporain

Le 2 mai 2022, son Violon d’Ingres (1924) s’est vendu aux enchères 12 millions d’euros. Cette photographie devient la plus chère vendue au monde, démontrant l’engouement des collectionneurs du XXIe siècle pour les œuvres surréalistes.

Les 28 et 29 juin 2022, soit quarante-cinq ans après sa mort, de nouvelles enchères ont eu lieu à l’Hôtel Drouot, à Paris avec environ 200 lots de photographies, objets et lithographies signés pour la plupart de l’auteur.

Retour sur  cet artiste hors du commun en 6 points.

Man Ray

Man Ray

Qui est Man Ray ?

Artiste américain, Man Ray est le pionnier de la peinture moderne, surréaliste, du cinéma et de la photographie. Connu pour ses photos noir et blanc, comme le Violon d’Ingres (1924)  et Larmes (1930-1932), son style onirique  est caractéristique du mouvement dadaïste.

Man Ray

 

Man Ray dédie son activité principalement à la photographie, en redécouvrant la solarisation (procédé permettant d’accentuer les contours par des lignes noires) et en utilisant la technique du rayogramme (silhouettes abstraites d’objets).

Dans les années 20, il réalise également quelques films courts-métrages comme le Retour à la raison en 1923 et l’Etoile de mer en 1928.

Pour lui, la technique et l’instrument sont accessoires. Seuls comptent l’œil et l’idée. André Breton le surnomme « L’homme à tête de lanterne magique » et Man Ray dit de lui:

« Quand j’ai vu que j’étais attaqué de toute part, j’ai su que j’étais sur le bon chemin. » Man Ray.

Quelles sont les œuvres les plus connues de Man Ray ?

  • The Lovers (Les Amants), huile sur toile, 24,7 × 35,2 cm (1914)
  • Autoportrait, assemblage (1916)
  • Danseuse de corde s’accompagnant de son ombre (1916)
  • Marcel Duchamp en Rose Sélavy (1921)
  • Le Cadeau(1921) – sculpture dans l’esprit ready-made
  • Marcel Proust sur son lit de mort (1922)
  • Le Violon d’Ingres(1924) – photographie
  • Noire et blanche(1926) – portrait
  • The Fisherman’s Idol, 1926, morceaux de liège récupérés sur la plage de Biarritz puis assemblés
  • Lee Miller(1930) – portrait
  • Autoportrait, photographie obtenue à partir d’une solarisation (1931)
  • Glass Tears(1932) – portrait
  • Les Mains libres, dessins pour des poèmes de Paul Éluard, Jeanne Bucher, Paris (1937)
  • Le Rébus, huile sur toile, 55 × 46 cm, Paris (1938)
  • Les Vingt jours et nuits de Juliette (1952)

 

Le Violon d'Ingres l'oeuvre la plus chère au monde.

Man Ray

Où est né Man Ray ?

Man Ray, naît Emmanuel Radnitsky  le 27 août 1890  dans le sud de Philadelphie, en Pennsylvanie.

Surnommé « Manny, il est l’aîné d’une fratrie, Sam son frère, Dorothy et Essie  ses deux sœurs. Sa famille est juive ashkénaze d’origine russe. Il est l’oncle de Naomi Savage, photographe américaine (1927-2005).

Son père tient un atelier de confection tandis que sa mère est couturière.

Man Ray a grandi à Brooklyn, dans la ville de New York, et a commencé à dessiner et à peindre à un jeune âge. Il a fréquenté la Boys High School, une école publique de Brooklyn, où il a étudié l’art. Après avoir obtenu son diplôme, il a travaillé comme illustrateur et dessinateur de publicité pour diverses agences de New York.

Il commence des études d’architecture avant de se tourner vers l’art. Son éducation est déterminante dans le choix de sa voie artistique et son engouement pour l’innovation. Pour lui, caméra, pinceaux, machine à écrire, appareil photo,  sont tous des instruments égaux et équivalents.

Dans les années 1910, Man Ray a commencé à fréquenter le cercle d’artistes de Greenwich Village, un quartier de Manhattan connu pour sa vie culturelle et artistique. Il a commencé à s’intéresser à l’art moderne et expérimental, et a commencé à expérimenter avec la photographie. C’est à cette époque qu’il a rencontré Marcel Duchamp et Francis Picabia, deux artistes qui allaient devenir des amis proches et des collaborateurs de Man Ray.

Très tôt, Man Ray fréquente les milieux avant-gardistes.

En 1912, la famille change son nom, en réaction à l’antisémitisme de l’époque. Les Radnitzky deviennent les Ray. « Manny » devient « Man ».

Quelles sont les dates clés de la vie de Man Ray ?

 

Man Ray, son début de carrière à New-York

La carrière de Man Ray débute à New York , en 1911, dans  la Galerie 291 du photographe Alfred Stieglitz, puis chez un graveur, puis dans la publicité et chez un éditeur de cartes comme dessinateur.

Il rencontre Marcel Duchamp en 1915 dans le cadre de ses fréquentations avant-gardistes. Avec son acolyte, ils sont les représentants de la branche américaine du dadaïsme.

En effet, en 1915, Man Ray a déménagé à Ridgefield, dans le New Jersey, où il a ouvert son propre studio photographique. Il a rapidement acquis une réputation pour ses photographies expérimentales, qui utilisaient des techniques telles que le surréalisme et le photogramme (une technique de photographie sans caméra). Il a également commencé à travailler sur des œuvres de collages et d’objets trouvés.

Avec la naissance du mouvement intellectuel, littéraire et artistique Dada (mouvement anticonformiste et anti conventionnel) en 1916,  il trouve un sens à son art. Le mouvement dadaïste a des adeptes à Paris, New-York, Berlin et Cologne. Le mot « dada » ne signifie rien, mais désigne le « néant absolu », cette volonté de lutter contre l’absurdité de la guerre, et la volonté de détruire l’art et la littérature conventionnels.

C’est en 1917 qu’il publie ses premières œuvres variant de la peinture (telles que Aérographes, peinture au pistolet, 1917) à la photographie, qui restent infructueuses.

Face à cet échec, il déclare « Dada ne peut pas vivre à New-York », et décide de s’envoler pour Paris.

En 1921, Man Ray a quitté New York pour s’installer à Paris, où il a poursuivi sa carrière artistique et est devenu un membre important de la communauté artistique de la ville. Cependant, ses premières années à New York ont été très formatrices pour sa pratique artistique, et ont contribué à façonner sa vision et son style artistique.

Man Ray poursuit sa carrière à Paris

Il débarque à Paris en juillet 1921, à l’âge de 30 ans, et s’installe chez Marcel Duchamp.

Très rapidement, il rencontre les artistes surréalistes parisiens que sont Louis Aragon, André Breton, Paul Eluard…  mais surtout Kiki de Montparnasse, chanteuse de modèle français, qui devient sa compagne, son modèle et sa muse.

Kiki de Montparnasse, 1ere muse de Man Ray

Il se lance dans la  photographie de mode et  dès 1922, ses portraits sont publiés dans Vanity Faire et commence dès 1924 à collaborer avec Vogue.

MAN RAY et la mode

Man Ray et la mode

En 1924, toujours, il contribue aux publications surréalistes et publie également l’un de ses chefs d’œuvres le Violon d’Ingres.

Sa première exposition a lieu dans la Galerie Pierre à Paris en 1925.

En 1929, Man Ray démarre un travail avec Lee Miller qui devient son assistante et sa compagne, jusqu’en 1932. Ensemble ils développent la technique de solarisation.

lee miller et Man Ray

Lee Miller et Man Ray https://www.ericcanto.com

 

Il tourne également  « Les Mystères du Château des Dés » dans la villa Noailles à Hyères. Ce film est dédié à la maîtresse des lieux.

En 1931, il réalise Electricité, album photographique  destiné à promouvoir la modernité de l’usage domestique de l’électricité.

Pendant vingt ans, l’artiste révolutionne l’art photographique et beaucoup de grands noms du milieu artistique comme Jean Cocteau, Meret Oppenheim (dont les photographies de nus deviendront une série très célèbre),  James Joyce poseront sous son objectif.

Il adore peindre le corps féminin. Les femmes ont toujours été très présentes dans son travail ainsi que dans son existence. Sa vie artistique et sa vie amoureuse sont presque impossibles à démêler, toutes deux sources de création.

Un véritable échange existe avec ses modèles. Certaines étaient des muses, comme Kiki de Montparnasse, Nush Eluard, Juliet Browner… D’autres étaient des confrères comme Lee Miller et Dora Maar. Chaque relation lui apportait une nouvelle source d’inspiration et un point de vue différent.

En 1933, il participe au Salon des sur-indépendants avec ses amis surréalistes.

En 1934, il rencontre sa nouvelle jeune compagne Adrienne Fidelin, de plus de 20 ans sa cadette, qui prend le nom de Ady Fidelin. Leur idylle durera 5 ans.

Adrienne la guadeloupéenne de 20 ans sa cadette.

Man Ray et Adrienne

 

En 1937, il publie avec André Breton le manifeste La photographie n’est pas l’art.

Ses années parisiennes intenses artistiquement finissent par se terminer avec la 2eme guerre mondiale, car, inquiété par la défaite de la France et ses origines juives, il décide de retourner aux Etats-Unis en compagnie de Salvador Dali.

Man Ray retourne aux Etats-Unis

En 1940, Man Ray s’installe à Hollywood, Los Angeles, en Californie avec Salvador Dali et René Clair (cinéaste). C’est là qu’il renoue avec la peinture, reçoit des propositions d’expositions et rencontre Juliet Browner, danseuse et mannequin, dans un night club. Il l’épouse en 1946. Elle devient Juliet Man Ray.

Man Ray est retourné aux États-Unis après avoir passé la majeure partie de sa carrière à Paris pour des raisons personnelles et professionnelles.

Sur le plan personnel, Man Ray avait des liens forts avec sa famille et ses amis aux États-Unis, et il a maintenu des contacts avec eux tout au long de sa vie. En outre, sa femme Juliet Browner, qu’il avait rencontrée à Paris, était originaire de Los Angeles, et ils ont finalement décidé de s’installer là-bas.

Sur le plan professionnel, Man Ray avait de nombreuses opportunités aux États-Unis, notamment en tant que photographe pour l’industrie du cinéma. Il a travaillé sur plusieurs films à Hollywood dans les années 1940, notamment en tant que photographe de plateau pour des films tels que « The Enchanted Cottage » et « Julie » (tous deux sortis en 1945).

Man Ray a également exposé ses œuvres aux États-Unis et a reçu de nombreuses commandes pour des portraits de personnalités telles que Salvador Dali et Igor Stravinsky.

Cependant, Man Ray a continué à voyager et à travailler en Europe même après son retour aux États-Unis. Il est retourné en France à plusieurs reprises, et il a également travaillé en Italie, en Espagne et en Angleterre. Finalement, il est revenu à Paris et y a passé les dernières années de sa vie avant de décéder en 1976

C’est durant ces années californiennes, il expérimente la photographie en couleurs, peint des sculptures mathématiques découvertes en 1930 et réalise son portrait rayographique.

rayographie

rayographie

“Je photographie ce que je ne désire pas peindre, et je peins ce que je ne peux pas photographier.”

Man Ray finit sa vie à Paris

Il retourne à Paris en 1951, installe son atelier au 2 bis rue Ferou et devient Satrape du Collège de Pataphysique en 1963.

En 1963, il publie son autobiographie Self Portrait.

En 1966, il reçoit le prix culturel de la Société allemande de photographie et en 1974, la médaille du progrès de la Royal Photographic Sociéty.

Man Ray meurt  d’une infection pulmonaire le 18 novembre 1976 à l’âge de 86 ans.

Il est inhumé au Cimetière du Montparnasse et sa tombe porte l’épitaphe   « Unconcerned, but not indifferent » (« Détaché, mais pas indifférent »).

Sa tombe est profanée en mars 2019 à cinq reprises. Le médaillon  représentant le couple ainsi que la stèle de son épouse (Juliet Man Ray née Browner 1911-1991)  sont détruits.

En hommage à l’artiste, Michel Berger lui consacre en 1990 une chanson « Chanson pour Man Ray » sur son album Ca ne tient pas debout, et un restaurant Parisien dans le 8e arrondissement porte son nom.

Man Ray était un artiste profondément novateur qui voulait ardemment révolutionner l’art. Ancré dans le dada puis profondément dans le surréalisme, le photographe et peintre américain a nourri son art des deux mouvements.  

Ses créations  font écho à son état intérieur, ses œuvres devenant catharsis. Il dépeint ce qu’il voit, ce qu’il pense et ce qu’il désire. Man Ray et ses amis artistes ont sans aucun doute redonné vie à Paris, libérant l’art de ses carcans traditionnels.

 

May Ray, sa vie de famille

Man Ray a vécu une vie personnelle assez mouvementée, marquée par des relations compliquées et des événements tragiques.

En 1921, Man Ray s’est marié avec la danseuse et modèle belge Adon Lacroix, mais leur mariage a été de courte durée et ils ont divorcé peu de temps après. En 1929, Man Ray s’est remarié avec la chanteuse et actrice américaine Juliet Browner, qui était originaire de Los Angeles. Le couple s’est installé à Paris, où ils ont vécu pendant plusieurs années avant de retourner aux États-Unis en 1940.

Le couple a eu une fille, nommée Julie, qui est née en 1940 à Los Angeles. Julie a été diagnostiquée avec une paralysie cérébrale sévère, ce qui a été un défi pour la famille. Man Ray a consacré beaucoup de temps et d’énergie à s’occuper de sa fille, qui est décédée en 1956 à l’âge de 16 ans.

En 1947, Juliet a donné naissance à un autre enfant, une fille nommée Daphne, qui est devenue elle aussi une artiste. Daphne a écrit une biographie de son père intitulée « Man Ray: An American Artist in Paris », qui a été publiée en 1998.

Malgré les difficultés personnelles qu’il a rencontrées, Man Ray a maintenu des relations étroites avec sa famille et ses amis tout au long de sa vie. Il est resté en contact avec son frère, qui était médecin à New York, et avec de nombreux artistes et écrivains de renom.

 

Quels sont les ouvrages de Man Ray ?

  • Revolving doors, Paris, Éditions Surréalistes, 1917.
  • Les Champs délicieux, Paris, hors commerce, 1922.
  • Man Ray photographs 1920-1934, James Thrall Soby.
  • Facile with Paul Éluard, Paris, Éd. GLM, 1935.
  • La Photographie n’est pas l’art : 12 photographies, Paris, Éd. GLM, 1937, avec un avant-propos d’André Breton, Convulsionnaires.
  • Alphabet for adults, Beverly Hills, California, Copley Galleries, 1948.
  • Photographs-Portraits, Paris, Édition Prisma.
  • Self Portrait, Londres, André Deutsch, 1963 ; Autoportrait, traduit de l’américain par Anne Guérin, Paris, Robert Laffont, 1964 ; réédité chez Seghers, 1986.

 

livre autoportrait

livre autoportrait – Man Ray

Où est exposé Man Ray ?

Ses œuvres sont exposées dans de nombreux musées et galeries du monde entier. Voici quelques exemples de lieux où vous pourriez voir des œuvres de Man Ray :

  • Le Centre Pompidou à Paris, France : le Centre Pompidou est l’un des musées d’art moderne et contemporain les plus importants au monde, et il possède une importante collection d’œuvres de cet artiste.
  • Le Museum of Modern Art (MoMA) à New York, États-Unis : le MoMA est un musée d’art moderne et contemporain qui possède également une collection importante d’œuvres de l’artiste, notamment ses photographies expérimentales.
  • La Tate Modern à Londres, Royaume-Uni : la Tate Modern est un musée d’art moderne et contemporain qui possède également des œuvres de Man Ray, notamment ses photographies, ses objets et ses films expérimentaux.
  • Le Musée national d’art moderne de Tokyo à Tokyo, Japon : ce musée possède une importante collection d’art moderne et contemporain.
  • Le Musée national d’art moderne et contemporain d’Alger à Alger, Algérie : ce musée possède une importante collection d’art moderne et contemporain..

Il existe également de nombreuses autres galeries et musées dans le monde entier qui exposent des œuvres de Man Ray. Les expositions temporaires sont également organisées régulièrement dans ces lieux.

  • Atelier Man Ray. Unconcerned but not indifferent, Pinacothèque de Paris, du 5 mars au 1erjuin 2008
  • Man Ray, vues de l’esprit, Musée Toulouse-Lautrecet Médiathèque Pierre-Almaric, Albi, du 8 octobre 2018 au 5 janvier 2019
  • Man Ray et la mode, Musée Cantini, du 8 novembre 2019 au 8 mars 2020.

 

 

Eric CANTO Photographe : Photos de concerts, portraits, pochettes d’albums.

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FESTIVAL DE NIMES 2023

FESTIVAL DE NIMES 2023

Festival de Nîmes 2023 :

Le Festival de Nîmes est de retour pour une nouvelle édition explosive en 2023 ! Avec une programmation qui s’annonce des plus prometteuses, les amoureux de musique rock vont être comblés.

Des artistes renommés se produiront sur la scène mythique de l’amphithéâtre romain de Nîmes, offrant aux festivaliers des performances mémorables. Les têtes d’affiche sont déjà annoncées.

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Mais le Festival de Nîmes ne se résume pas seulement à ses artistes légendaires. L’ambiance qui règne sur le site est également une expérience à part entière. La ville de Nîmes, chargée d’histoire, offre un cadre unique pour les festivaliers qui pourront se plonger dans une ambiance rock’n’roll et festive. Les bars et restaurants de la ville s’animent également durant la période du festival pour accueillir les visiteurs venus du monde entier.

Les équipes de production travaillent d’arrache-pied pour que le Festival de Nîmes soit un événement inoubliable, avec une scénographie impressionnante et des effets spéciaux à couper le souffle. Les festivaliers pourront également profiter de stands de merchandising pour repartir avec un souvenir de leur passage au festival.

Alors préparez-vous à vivre une expérience inoubliable au Festival de Nîmes 2023 ! Des billets sont disponibles en ligne, et nous vous invitons à vous dépêcher pour ne pas manquer l’un des événements rock les plus prestigieux de l’année.

Voici donc pour sa 26ème édition, la présentation du Festival de Nîmes en 6 points.

Le festival Nîmes 2023, un événement incontournable du Sud de la France

Comme chaque année, depuis 1997, le Festival de Nîmes 2023 réunit de nombreux artistes de la scène nationale et internationale dans un lieu empreint d’histoire que sont les Arènes de Nîmes.

Le Festival de Nîmes se déroule  entre les mois de juin et juillet, et il met en avant des artistes de différents genres musicaux, tels que le rock, le reggae, le hip-hop, la pop et la musique électronique. Les concerts ont lieu dans des sites historiques de la ville, notamment l’amphithéâtre romain de Nîmes, qui peut accueillir jusqu’à 24 000 spectateurs.

Le festival a présenté de nombreux artistes de renommée internationale au fil des ans, tels que Bob Dylan, Elton John, Metallica, Sting, Radiohead, Muse, Santana, Iggy Pop, David Bowie, Deep Purple, The Who, ZZ Top, Depeche Mode, et bien d’autres.

C’est la société Adam concerts qui organise le Festival de Nîmes 2023. En 2023, pour sa 26ème  édition, le festival de Nîmes se déroulera du 23 juin au 22 juillet.

Depuis plus de vingt ans, le Festival de Nîmes propose une programmation riche, offrant à des milliers de festivaliers des spectacles musicaux inoubliables dans un cadre exceptionnel.

Le Festival de Nîmes est devenu un événement majeur dans le calendrier estival français et attire chaque année des milliers de visiteurs qui viennent profiter de la musique, de l’histoire et de la culture de la ville de Nîmes.

 

festival-de-nimes-2023

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Le festival de Nîmes 2023 propose  un programme qui réunit les plus grands noms de la musique.

Des artistes français les plus connus (Johnny Hallyday et les vieilles canailles, Kenji Girac, Michel Polnareff, Renaud, Patrick Bruel, Matthieu Chedid…) aux plus belles révélations musicales (Stromae, Saka Ponk, Angele, Maître Gim’s…) en passant par le métal (Slipknot, Rammstein, Metallica…), les plus grandes stars internationales (Placebo, Foo Fighters, Bjork, Lenny Kravitz, Arcade Fire, Red Hot chilly Peppers…) et les grandes légendes de la musique (Sting, Kiss, Santana, Daft Punk, Slash, Radiohead, David Bowie…), les concerts investissent les Arènes et rassemblent en un seul lieu tous les goûts musicaux.

 

festival-de-nimes-2023

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Un partage large et riche entre les nouveaux talents et des stars mythiques de la musique pour vivre une expérience folle dans ce lieu mythique.

 

Le festival de Nîmes 2023, un cadre exceptionnel

Les arènes de Nîmes sont situées au cœur de la commune de Nîmes, une ancienne citée prospère sous l’Empire Romain,Nemausus, qui, aujourd’hui est la préfecture du département du Gard, en Occitanie, dans le sud de la France.

Nîmes était une ville importante au temps de l’Empire romain. Elle est connue pour ses monuments bien conservés, tels que la Maison Carrée, La Tour Magne ou encore le Temple de Diane.

L’ amphithéâtre de Nîmes, conçu pour le spectacle est communément appelé « Arènes de Nîmes ». Ce nom provient de son origine latine « arena » qui signifie aire de sable où se déroulent les courses ;  et fait partie des plus grands amphithéâtres de la Gaule Romaine les mieux conservés du monde antique.

La qualité de conservation du site antique des Arènes de Nîmes, fait de ce lieu, un endroit idéal pour accueillir une foule de spectateurs, sous un ciel étoilé, dans le cadre d’un festival de musique, celui du  Festival de Nîmes,

Festival de Nîmes 2023

Festival de Nîmes 2023

 

En effet, les Arènes, construction architecturale classée monument historique  conçue vers 100 après J.C sous le règne de l’Empereur Auguste, sont utilisées pour de multiples événements culturels tels que concerts, pièces de théâtres, manifestations sportives, ou encore corridas pendant les férias. Le système de galeries et d’escaliers (appelés vomitoires) a été pensé pour éviter les bousculades et faciliter la circulation des presque 14 000 spectateurs pouvant être accueillis.

Lien article https://www.ericcanto.com/les-arenes-de-nimes-en-5-questions/

 

Quelles sont les meilleures places aux Arènes de Nîmes ?

Quelque soit votre emplacement, vous aurez une vue magnifique. Mais, il faut savoir que, plus vous serez placés dans le bas des gradins, plus vous serez proches de(s) artiste(s) et de la scène. En définitive, si vous souhaitez être proches de la scène, assis, optez pour la catégorie 1 ou  carrément le carré Or. Ces emplacements ont un prix plus élevé.

Pour vivre une expérience plus forte, au cœur de l’ambiance, debout, assez proches de la scène, dans la fosse, emportés par la foule, optez pour la catégorie 3. Quelquefois pour certains spectacles, la fosse est aussi occupée par des sièges.  Les places, sont alors vendues en catégorie 1 ou carrée or (pour les 1ers rangs)

 

Festival de Nîmes 2023

Festival de Nîmes 2023

 

Pour ceux, dont les moyens sont un peu plus limités et qui ne veulent pas être debout dans la fosse, alors choisissez des places  dites « en général » avec placement libre c’est- à -dire en catégorie 2 (places choisies). Elles seront situées aux points les plus hauts.

Pour finir, un conseil toutefois, évitez les places de catégorie 4, c’est-à- dire, celles situées sur le côté de la scène. Ces emplacements, sont certes situés à la même hauteur que celles de catégorie 1, mais la vue est clairement moins bonne. En effet, même si vous êtes bien placés,  les structures de la scène peuvent vous empêcher  visuellement, de profiter pleinement du spectacle, et vous serez surexposés aux décibels!  Si vous êtes sensibles aux ondes sonores, équipez vous de bouchons d’oreille ou d’un casque.

 

Le festival de Nîmes 2023, une programmation éclectique !

Depuis longtemps, la plupart des festivals culturels se déroulent dans le sud de la France dans toutes les disciplines: théâtre, musique, danse, street art

Festival de Nîmes 2023

Festival de Nîmes 2023

 

Dans cette architecture incroyable, le Festival de Nîmes, lieu unique et magique, propose un savant mélange de musiciens, d’artistes mythiques, internationaux, nationaux, ou encore stars de demain.

Festival de Nîmes 2023, la programmation annoncée, à ce jour, est la suivante :

  • 23 juin 2023, DAMSO (ouverture de la billetterie le 16 décembre 2022)
  • 24 juin, MATT POKORA / JENIFER (ouverture de la billetterie le 17 décembre 2022)
  • 25 juin 2023, SIMPLY RED / SELAH SUE (ouverture de la billetterie le 15 décembre 2022)
  • 27 juin 2023, SLIPKNOT (ouverture de la billetterie le 02 décembre 2022)
  • 29 juin 2023, SOPRANO (ouverture de la billetterie le 08 décembre 2022)
  • 30 juin 2023, FLORENT PAGNY / ZAZIE (ouverture de la billetterie le 16 décembre 2022)
  • 01 juillet 2023, DAMIEN SAEZ, la symphonie des siècles (ouverture de la billetterie le 01 février 2023)
  • 02 juillet 2023, GOJIRA (ouverture de la billetterie le 16 décembre 2022)
  • 04 juillet 2023, THE BLACK KEYS / SPOON (ouverture de la billetterie le 15 décembre 2022)
  • 06 juillet 2023, PLACEBO (ouverture de la billetterie le 23 décembre 2022)
  • 08 juillet 2023, MICHEL POLNAREFF (ouverture de la billetterie le 16 novembre 2022)
  • 09 juillet 2023, STARS 80 (ouverture de la billetterie le 28 novembre 2022)
  • 10 juillet 2023, SAM SMITH (ouverture de la billetterie le 09 décembre 2022)
  • 12 juillet 2023, LOMEPAL (ouverture de la billetterie le 24 novembre 2022)
  • 13 juillet 2023, ARTIC MONKEYS / WILLIE J HEALEY (ouverture de la billetterie le 14 décembre 2022)
  • 14 juillet 2023, LUDOVICO EINAUDI (ouverture de la billetterie le lundi 16 janvier 2023)
  • 15 juillet 2023, SIGUR ROS / CHILLY GONZALES (ouverture de la billetterie le 14 décembre 2022)
  • 16 juillet 2023, CHRISTOPHE MAE (ouverture de la billetterie le 28 novembre 2022)
  • 19 juillet 2023, DJADJA & DINAZ (ouverture de la billetterie le 09 décembre 2022)
  • 21 juillet 2023, LOUISE ATTAQUE (ouverture de la billetterie le 30 septembre 2022)
  • 23 juillet 2023, GIMS ET DADJU (ouverture de la billetterie le 02décembre 2022)

Mais peut-être que de nouvelles dates seront annoncées dans les prochains jours…

Festival de Nîmes 2023

Festival de Nîmes 2023

 

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Tous les concerts  sont également disponibles sur l’application @passcultureofficiel.

La billetterie est ouverte, mais pour plus d’informations, restez connectés !

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Festival de Nîmes 2023, informations pratiques et bons plans

  • Comment venir au festival de Nîmes 2023?

Aéroport Nîmes à Garons (à 15 km)  : https://www.aeroport-nimes.fr/

Gare de Nîmes (à 5 minutes à pied des Arènes)  www.voyages-sncf.com

Accès autoroutiers : A 54 en provenance d’Arles, Marseille, Côte d’Azur, Italie //  A 7 en provenance d’Avignon, Valence, Lyon //  A 9 en provenance de Montpellier, Narbonne, Perpignan, Espagne

Festival de Nîmes 2023

Festival de Nîmes 2023

    • Où se loger pour aller au Festival de Nîmes 2023?

    Entre hôtels, locations Airbnb, de nombreuses possibilités sont proposées. Pensez à regarder sur les communes à proximité de Nîmes, comme Lunel, Vergèze, Baillargues, desservies par le TER à moins de 15 min.

    Il existe de nombreuses options d’hébergement pour les visiteurs qui souhaitent assister au festival. Nîmes est une ville touristique populaire, donc les hôtels, les appartements de vacances, les chambres d’hôtes et les campings peuvent être réservés rapidement. Il est recommandé de réserver votre hébergement dès que possible, surtout si vous prévoyez de visiter Nîmes pendant la haute saison touristique.

    Voici quelques suggestions pour se loger à proximité des sites du Festival de Nîmes :

    • Les hôtels situés dans le centre-ville de Nîmes offrent un accès facile aux sites du festival, ainsi qu’aux restaurants et aux bars de la ville. Il y a des hôtels pour tous les budgets, allant des hôtels économiques aux hôtels de luxe.
    • Les appartements de vacances sont une option populaire pour les visiteurs qui souhaitent avoir plus d’espace et d’intimité pendant leur séjour. Il y a de nombreux sites de réservation en ligne, tels que Airbnb et HomeAway, qui proposent des appartements à Nîmes.
    • Les campings sont également une option pour les visiteurs qui souhaitent être en contact avec la nature. Il y a plusieurs campings situés dans la région de Nîmes, offrant des installations modernes et un accès facile aux sites du festival.

    Il est recommandé de vérifier la distance entre votre lieu d’hébergement et les sites du festival, afin de planifier votre trajet et de vous assurer que vous pouvez facilement vous rendre aux concerts.

     

    • Où se garer pour aller au Festival de Nîmes 2023?

     

    Le stationnement à Nîmes peut être un peu difficile pendant les périodes de forte affluence, notamment lors du Festival de Nîmes, qui attire de nombreux visiteurs chaque année. Cependant, il y a plusieurs options de stationnement disponibles dans la ville pour les visiteurs qui se rendent aux concerts.

    De fait, Il est facile de stationner à proximité des Arènes, puisque des parkings souterrains sont situés tout autour  et dès la Gare Feuchères, située à quelques dizaines de mètres de l’édifice.

    • Les parkings publics : Il y a plusieurs parkings publics situés à proximité des sites du Festival de Nîmes, tels que le parking des Arènes, le parking du Colisée et le parking de la Maison Carrée. Ces parkings sont généralement payants, avec des tarifs horaires ou quotidiens. Il est recommandé de vérifier les tarifs et les heures d’ouverture à l’avance pour éviter les mauvaises surprises.
    • Le stationnement dans la rue : Il est possible de trouver des places de stationnement gratuites ou payantes dans les rues autour des sites du festival. Cependant, ces places sont souvent prises rapidement, surtout pendant les périodes de forte affluence.
    • Le covoiturage : Si vous voyagez avec des amis ou en famille, le covoiturage peut être une option pratique et économique pour se rendre au Festival de Nîmes. Vous pouvez partager les frais de stationnement et diviser le coût de l’essence entre les passagers.

    Il est important de noter que la circulation peut être dense pendant les périodes de pointe, donc il est recommandé d’arriver tôt pour éviter les embouteillages et pour avoir suffisamment de temps pour trouver une place de stationnement

    Retrouvez toutes les informations sur les parkings sur le site de l’Office du Tourisme de la Ville de Nîmes → https://www.ot-nimes.fr/ (Onglet « Pratique » → « Parkings »). Le + proche étant le parking des Arènes !

    Pour plus d’informations :

    https://www.festivaldenimes.com/pratique/

    https://www.festivaldenimes.com/bons-plans/

    Focus sur quelques têtes d’affiche du Festival de Nîmes 2023 

     

    Festival de Nîmes 2023

    Festival de Nîmes 2023

    • SLIPKNOT:

    The End, So Far , à l’origine The End, for Now… , est le septième album studio du groupe mythique de heavy metal américain Slipknot, connu pour son image saisissante (masques et combinaisons), sa musique forte  de nu metal et ses performances scéniques incroyables.

    The End, So Far  est aussi leur dernier album avec Roadrunner. Il était initialement prévu pour une date de sortie printemps/été 2022, mais a finalement été publié le 30 septembre 2022.  Slipknot a confirmé que cela serait leur dernier album.

    https://www.ericcanto.com/slipknot-the-end-so-far-2022/

    Festival de Nîmes 2023

    Festival de Nîmes 2023

    • GOJIRA : Tirant son nom de la prononciation japonaise originale de Godzilla, le quatuor de death metal français Gojira est passé de la plus grande obscurité au cours de la première moitié de sa carrière à une reconnaissance mondiale, nommé deux fois aux Grammy Awards en 2017. Leur dernier et 7e album Fortitude est de loin leur meilleur d’après les critiques.

     

    https://www.ericcanto.com/gojira/

    Festival de Nîmes 2023

    Festival de Nîmes 2023

    • ARTIC MONKEYS : Ce groupe de rock britannique formé en 2002, a conquis le public au niveau international avec ses tubes comme « Fluorescent Adolescent » « Do I wanna Know ». Depuis leur premier album sorti en 2006 « Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not », le groupe Artic Monkeys est devenu très populaire pour preuve, il a remporté 7 Brit Awards, a été nommé trois fois aux Grammy Awards. et a remporté le Mercury Prize en 2006 pour leur premier album,.

     

     

    • CHILLY GONZALES : auteur, compositeur interprète, ce musicien de jazz canadien est citoyen français. Artiste atypique, il propose des shows à la fois intimistes et drôles.

    Pianiste hors-pair, il compte à son actif de nombreux albums studio, dont Solo Piano III – Gentle Threat en 2018,  A very chilly Christmas – Gentle Threat en 2020, ainsi que  des  musiques  « Earworms » comme Gogol, Overnight, Knight Moves, Oregano…

    Il a collaboré avec de nombreux artistes tels que Daft Punk, Jane Birkin, Drake, Feist… endossé le rôle d’acteur dans différents films comme Je crois que je t’aime de Pierre Jolivet en 2007, Gainsbourg vie héroïque, de  Joann Sfar en 2010… composé les musiques originales de Je crois que je t’aime de Pierre Jolivet, Ivory Tower d’Adam Traynor en 2010 ou encore de An Ordinary Man de Brad Silberling sorti en 2017.

     

    Festival de Nîmes 2023

    Festival de Nîmes 2023

     

    • SIMPLY RED : groupe de pop britannique fondé au début de l’année 1985,  Simply Red est un des rares groupes de soul à avoir vendu plus de 60 millions d’albums dans le monde. Son leader Mick Hucknall, chanteur du groupe en est le représentant.

    Leurs singles « If you don’t know me by now », « Stars », “Holding back the years” “for your babies” “Something Got Me Started’ sont et resteront de grands tubes.

    Malgré l’annonce de Mick Hucknall en 2009  « j’ai décidé que 25 années sont suffisantes, et que 2009 sera la dernière tournée de Simply Red. », le groupe se reforme en 2014 pour preuve leur présence au festival de Nîmes 2023.

     

    • SAM SMITH : connu à l’échelle internationale pour ses tubes “I’m not The Only One” et “Stay With Me”, cet auteur interprète britannique fait partie des révélations de la musique pop de ces dernières années. Il reçoit un Brit Awards en 2014, est élu meilleur artiste pop/rock masculin en 2014 aux American Music Awards, est couronné aux Grammy Awards en 2015 (meilleur nouvel artiste, chanson de l’année…) et est honoré par un oscar en 2016 pour la meilleure chanson originale pour « Writing’s On The Wall », le thème du dernier volet de la saga James Blond, « Spectre ».

     

               

     

    FAQ sur le Festival de Nîmes 2023

    Q1: Quand aura lieu le Festival de Nîmes 2023 ?

    R1: Il aura lieu du jeudi 23 juin au dimanche 23 juillet 2023.

    Q2: Où se trouve le Festival de Nîmes ?

    R2: Il se déroule sur l’Esplanade Charles de Gaulle, au sein des Arènes de Nîmes, situées dans le centre-ville de Nîmes.

    Q3: Quel type de musique y sera jouée lors du Festival de Nîmes 2023 ?

    R3: Cette manifestation proposera une variété de musiques allant du rock, du métal, au rap et à l’électro.

    Q4: Y aura-t-il des boissons disponibles sur place ?

    R4: Oui, des boissons alcoolisées et non alcoolisées seront disponibles sur place.

    Q5: Sera-t-il possible d’acheter des tickets le jour du concert ?

    Oui, des tickets pour chaque jour seront disponibles à l’entrée des arènes.

    Q6: Est-ce que les animaux sont autorisés ?

    Non, les animaux ne sont pas autorisés à l’intérieur des Arènes.

    Q7: Y aura-t-il des toilettes sur place ?

    Oui, des toilettes sur place seront disponibles à l’intérieur et à l’extérieur des Arènes

    Q8: Y aura-t-il des food trucks ?

    Non, il n’y a pas de food trucks  mais un point de restauration à l’intérieur des Arènes ainsi que des restaurants tout autour des Arènes qui proposeront une variété de plats à l’intérieur et à l’extérieur du site des Arènes.

    Steve Mc Curry, photoreporter

    Steve Mc Curry, photoreporter

    Steve Mc Curry photoreporter a eu sa première rétrospective de 40 ans de carrière ; soit plus de 150 photos grand format ; organisée en décembre 2021 au Musée Maillol, à Paris.

    Steve Mc Curry est connu à travers le monde pour son portrait de l’adolescente afghane aux yeux verts, Sharbat Gula,  nommée « Afghan Girl », pris pendant la guerre d’Afghanistan en 1984.

    Cette photographie, en couverture du numéro de juin 1985 du National Geographic Magazine, est devenue iconique. Cette image est d’ailleurs reprise comme couverture de l’ouvrage rétrospectif du National Geographic 100 Best Pictures en 2002.

     

    Steve-Mc-Curry-photographeSteve-Mc-Curry-photographe

    Steve-Mc-Curry-photographe

    Ce photo-reporter de l’agence Magnum est l’un des plus grands photojournalistes du monde.

    Marié à Andie, amérindienne Hopi et papa à 72 ans d’une petite Lucia Assella, âgée de 5 ans, Steve Mc Curry continue de parcourir le monde.

    Retour sur la vie de Steve Mc Curry en 5 points.

    Steve Mc Curry, ses débuts

    Steve Mc Curry est né le 24 février 1950 à Philadelphie, dans l’État de Pennsylvanie, aux États-Unis.

    Très tôt, Steve Mc Curry rêvait de devenir cinéaste documentaire. C’est pour cela qu’il fit ses études au Collège d’arts et d’architecture de l’université d’État de Pennsylvanie.

    Steve Mc Curry obtient  un diplôme avec félicitations en 1974.

    Steve Mc Curry est d’abord photographe pour le journal de l’Etat de Pennsylvanie puis travaille pendant deux ans pour le Today’s Post King of Prussia, toujours en Pennsylvannie avant de se lancer dans le photojournalisme.

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    Steve Mc Curry, photoreporter : Je crois que j’ai toujours voulu voir le monde

    A 19 ans, Steve Mc Curry décide de voyager en Europe puis en Amérique du Sud puis en Afrique. Dès 1978, il se lance dans le photojournalisme et se lance comme photoreporter en freelance.

    « Je crois que j’ai toujours voulu voir le monde, explorer de nouvelles cultures », dit-il.

    Steve Mc Curry part en Inde comme photojournaliste pigiste, désireux de découvrir « l’inattendu, le moment du hasard maîtrisé, qui permet de découvrir par accident des choses intéressantes que l’on ne cherchait pas ».

    Il  se rend au cœur de nombreuses zones de conflits internationaux pour couvrir les événements, rencontrer les populations.

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    Steve Mc Curry couvre les zones de conflits dont la guerre Iran-Irak, la guerre civile libanaise, le Cambodge, les Philippines, la guerre du Golfe, l’éclatement de l’ex-Yougoslavie et l’Afghanistan, mais il se dit être surtout intéressé par les conséquences de la guerre sur les populations au cœur des conflits.

    C’est le conflit entre le Pakistan et l’Afghanistan, qui fait décoller sa carrière lorsque, réussissant  avec courage à pénétrer les zones contrôlées par les moudjahiddins (« combattants d’Islam »), juste avant l’invasion soviétique, il ressort clandestinement avec une série d’images incroyable, premières à montrer le conflit.

    Son photo-reportage obtient le Prix Robert Capa en 1980.

    Steve-Mc-Curry-photographe

    Steve-Mc-Curry-photographe

    The Afghan Girl est l’une de ses photos les plus célèbres. Prise en 1984, elle montre une adolescente de 12 ans, orpheline de guerre, vivant dans un camp de réfugiés au Pakistan, le regard profondément triste. La photo a été prise dans l’école du camp.

    Sur son visage se lit la terreur de la guerre, son courage. Ses yeux verts, son regard percutant, sont mis en avant par le foulard rouge qu’elle porte autour de la tête.

     « En l’espace de quelques secondes, tout était parfait, la lumière, l’arrière-plan et l’expression de ses yeux.»

    En 2002, le magazine National Geographic organise un voyage pour retrouver The Afghan Girl. Sharbar Gula vit toujours dans un camp de réfugiés, a été mariée avant ses 15 ans, a eu plusieurs enfants dont une fille décédée.

    En 2016, Sharbat Gula, toujours réfugiée sans papiers, est incarcérée, expulsée puis accueillie de nouveau par les dirigeants afghans. Finalement, elle est évacuée sous le régime taliban en 2021 pour être accueillie en Italie.

    Steve Mc Curry  se souvient : « Elle s’est souvenue de moi même si je n’étais à l’école que pendant environ 20 minutes. Elle est analphabète et ne parle pas anglais et dans cette culture, les filles ne sont pas censées interagir avec des hommes qui ne sont pas de leur famille. »

    Steve-Mc-Curry-photographe

    Steve Mc Curry

    Au travers de ses images puissantes, Steve Mc Curry montre la vie bouleversée des peuples pris au milieu des conflits, leurs émotions prises sur le vif, exprimées sur leurs visages.

    « La plupart de mes clichés sont centrés sur l’individu. Je recherche des moments d’abandon, ceux où l’âme devient visible, où l’expérience transparaît sur le visage. »

    « Je ne me suis jamais considéré comme un photographe de guerre, bien que mon travail en Afghanistan soit, je pense, l’une des périodes les plus dangereuses de ma vie. »

    Steve Mc Curry est membre de l’Agence Magnum depuis 1986.

     

    Steve Mc Curry, le 11 septembre 2001

    Le 11 Septembre 2001, malgré l’émotion suscitée par l’effondrement des tours du World Trade Center, à New York, il photographie depuis le toit de son immeuble l’effondrement de la première tour, puis se rend précipitamment sur les lieux et immortalise le chaos indescriptible qui se déroulait sous ses yeux.

    « La tristesse était indescriptible. J’avais vu ces bâtiments chaque jour de ma fenêtre. Ils étaient, pour moi, encadrés avec la voûte de Washington Square », et encore : « J’ai essayé de traduire sur la pellicule ce que je ressentais, l’horreur et la perte. C’était totalement un autre niveau du mal. »

    Steve Mc Curry et le scandale, 2016

    En avril 2016, Steve Mc Curry est accusé de retoucher ses photos ; dont le portrait de l’Afghane aux yeux verts ; modifiant ainsi la réalité, cette vérité, cette objectivité qu’il revendique tant vouloir mettre en avant.

    Par ces modifications visuelles, Steve Mc Curry est accusé de remettre en question son respect de l’éthique du photojournalisme sur laquelle Steve Mc Curry  a bâti sa carrière.

    Face à cette avalanche de critiques et à la preuve incontestable de ses retouches visuelles, le 31 mai 2016, Steve Mc Curry redéfinit son statut, comme photographe artistique et déclare « Je suis un conteur visuel, pas un photojournaliste. »

    Steve-Mc-Curry-photographe

    Steve Mc Curry

    L’agence Magnum et le National Geographic  retirent également  certaines photographies suspectées de manipulation de leurs sites web et le Comité d’éthique du National Press Photographers Association des États-Unis publie un communiqué sévère contre le photographe, le 25 mai 2016.

    « Nonobstant le titre que Steve Mc Curry se donne aujourd’hui, il a la responsabilité de respecter les standards éthiques de ses pairs et du public, qui voit en lui un photojournaliste », écrit le comité, qui conclut que « toute altération de la vérité constitue un manquement à l’éthique».

    Steve Mc Curry est défendu par ses confrères comme Peter van Agtmael, photographe à l’agence Magnum qui réagit à la polémique en expliquant que  « La photographie est une profession incroyablement subjective.

    Les mots “vérité” et “objectivité”, très forts, reviennent beaucoup. Je ne crois pas vraiment en ces mots. […] La subjectivité donne lieu donc à des « manipulations » telles que le : Style, choix d’objectif, position, quoi montrer et quoi exclure du cadre, éditer, choix de l’équipement, contraste, séquence. »

    Malgré ce scandale, Steve Mc Curry reste l’une des figures les plus emblématiques de la photographie contemporaine depuis plus de cinq décennies. Son travail est récompensé par de nombreux prix et est exposé à travers le monde.

    En effet, il a reçu  notamment  le prix Robert Capa en 1980, celui de « photographe de l’année » en 1984 par l’Association Nationale des Photographes de presse américaine », le concours World Press Photo en 1985, et le prix Olivier Rebbot, un Emmy Award en 2003 , le prix Leica Hall of Fame en 2011, et le grand prix de reconnaissance spécial du jury concours POYI en 2012.

    Enfin,  Steve Mc Curry est promu Chevalier de l’ordre des Arts et des lettres en 2013. Steve Mc Curry a également publié plus d’une vingtaine d’ouvrages, dont « Enfants du monde » en 2021 aux éditions La Martinière, « A la recherche d’un ailleurs », paru en 2020 aux éditions la Martinière, « Inde », et « Portraits » parus aux éditions Phaidon en 2020 et 2013, ou encore « Une vie en images » paru en 2018 aux éditions La Martinière, « The iconic Photographs » en 2012 chez Phaidon, « Steve Mc Curry Animals » chez Taschen en 2019 et tant d’autres encore…

    Steve Mc Curry, ses expositions

    • 2021 : Le Monde de Steve McCurry,du 9 décembre 2021 au 31 juillet 2022, Musée Maillol, Paris, France.
    • 2021 : In Search Of Elsewhere, du 4 mars au 30 avril 2021, Galerie Polka, Paris, France
    • 2019: Le Monde de Steve McCurry, du 6 février 2019 au 26 mai 2019, La Sucrière, Lyon, France
    • 2016: Steve McCurry, du 27 mai 2016 au 30 juin, Galerie Got, Montréal, Québec
    • 2014 : Steve McCurry – Rétrospective, du 27 juin 2014 au 21 septembre 2014, Théâtre de la Photographie et de l’Image, Nice, France.
    • 2008 : Jordan Festival, du 8 juillet 2008 au 9 août 2008, Contemporary Arts Jordan Festival, Jordan Tourism Board, Zara Centre, Jordanie
    • 2008 : Renaître à la vie– Agence Magnum, du 29 décembre 2008 au 30 décembre 2008, Musée de l’Homme, Palais de Chaillot, Paris, France.
    • 2007 : Magnum à l’affiche, Une expo dans la rue, du 5 juillet 2007 au 25 juillet 2007.
    • 2007 : Steve McCurry Photographies, du 1er juillet 2007 au 31 juillet 2007, Galerie Frédéric Got Fine Art, Paris, France.
    • 2007 : Exposition de Steve McCurry, du 7 septembre 2007 au 7 octobre 2007,Rennes, France.
    • 2007 : Exposition de Steve McCurry,du 3 mai 2007 au 23 juin 2007, Fahey Klein Gallery, Los Angeles, États-Unis.
    • 2006: Sojourn: Narratives of Asia, du 25 novembre 2006 au 27 janvier 2007, ModenArte. Modena, Italie.
    • 2005: Paris Photo 2005, du 17 novembre 2005 au 20 novembre 2005, Carrousel du Louvre, Paris, France.

    BONUS : interview de Steve Mc Curry , 17 octobre 2022 de Hannah Rooke pour Digital Camera World

    Steve Mc Curry a passé les 40 dernières années à raconter des histoires à travers des photos – maintenant son histoire est racontée dans The Pursuit of Color Depuis plus de quarante ans, Steve Mc Curry parcourt le monde en capturant les personnes et les lieux qu’il a visités.

    Des camps de réfugiés en Afghanistan aux jungles de l’Ouganda et aux rues de l’Inde, la compassion de Steve Mc Curry y pour ses sujets est inébranlable. 

    Steve Mc Curry a consacré quatre décennies à raconter les histoires des autres, mais The Pursuit of Color est l’histoire de sa vie extraordinaire – les débuts, les difficultés rencontrées et la façon dont sa carrière a décollé. Dès son plus jeune âge, Steve Mc Curry savait qu’il voulait voyager, mais ne savait pas comment.

    Steve Mc Curry a quitté la maison à 19 ans et a entrepris son premier de nombreux voyages en Inde, l’endroit qui a suscité son désir de voir le monde à l’âge de 12 ans. Partant de zéro, Mc Curry a dû trouver son propre chemin et ses propres ressources, mais il était complètement libre.

    Steve Mc Curry est un photographe et photojournaliste emblématique depuis plus de cinquante ans.

    Steve-Mc-Curry-photographe

    Steve-Mc-Curry-photographe

    Sa photo Afghan Girl a été présentée à plusieurs reprises sur la couverture de National Geographic et il a photographié de nombreuses missions pour la publication.  

    Steve Mc Curry et est membre de Magnum Photos depuis 1986, et son travail couvre les conflits, les traditions anciennes, la culture et les voyages, tout en conservant toujours l’élément humain. « J’avais l’impression d’avoir tout le temps du monde.

    Tout était frais et neuf. C’est très excitant de sortir et de photographier quelque chose pour la première fois. L’un de mes premiers voyages à l’étranger a été au Mexique.

    J’ai aimé pouvoir me promener et photographier sans aucun délai, aucune tâche ou aucune pression ; le monde était une toile vierge. 

    Même ceux qui ne connaissent pas Steve Mc Curry connaîtront le portrait Afghan Girl. La puissante photo du réfugié Sharbat Gula a été prise en 1984 lorsque Steve a été chargé par National Geographic de documenter la crise des réfugiés à la frontière afghane.

    Dans The Pursuit of Color, il explique son processus et la signification durable de la photo. « Je pense toujours que c’est une photo importante et nous sommes restés en contact au cours des 20 dernières années. Nous nous parlons toutes les deux semaines et j’ai toujours essayé d’être à ses côtés et de l’aider de toutes les manières possibles.

    Elle et sa famille vivent maintenant en Italie à cause des troubles en Afghanistan. Dans The Pursuit of Color et sur Instagram, Steve Mc Curry utilise l’expression « faire une photo » au lieu de « prendre une photo ».

    Au sein de la communauté de la photographie, que vous fassiez ou preniez une photo est un débat en cours – un débat que Steve Mc Curry a rencontré pour la première fois lorsqu’il a étudié la cinématographie à l’Université d’État de Pennsylvanie.  « Cet argument du faire ou du prendre remonte à 50 ans, je me souviens en avoir parlé au collège en 1972 » se souvient-il.

    Il utilise l’exemple d’une personne prenant une photo rapide de la tour Eiffel comme prenant une photo, mais quelqu’un qui regarde la lumière et la composition comme en faisant une. « Un instantané d’un chalet est une représentation pure de la chose que vous photographiez, peut-être que faire référence à une composition plus réfléchie. »  

    Steve-Mc-Curry-photographe

    Steve-Mc-Curry-photographe

    Alors que les travaux récents de Steve Mc Curry se sont concentrés sur le pouvoir positif de l’humanité dans des séries comme Le pouvoir du jeu et de la lecture, la carrière de Steve Mc Curry a véritablement commencé dans les montagnes du Pakistan et de l’Afghanistan où il a été embauché par les troupes afghanes pour documenter la guerre sur le point de commencer avec la Russie.  

    Être témoin de la souffrance à ses débuts pendant le temps passé dans les zones de guerre l’a amené à s’intéresser à la condition humaine et aux conséquences de la guerre.  « Vous devez juste trouver quelque part en vous et réaliser que le but est de faire la lumière sur une situation et j’espère que les gens seront mieux informés sur le monde dans lequel nous vivons.

    Peut-être que cela peut créer un changement positif, alors c’est bien de l’obtenir. là-bas. Chacun s’en occupe à sa manière. »

    Bien que la technologie de l’appareil photo ait énormément progressé depuis qu’il a possédé son premier appareil photo, un Miranda, Steve Mc Curry est resté à l’avant-garde : « Je n’ai jamais vraiment raté un battement, passer du film au numérique pour moi était en quelque sorte transparent.

    « Les smartphones ont indéniablement rendu la photographie plus accessible et Steve Mc Curry, adepte des nouvelles technologies, est là pour ça.  « Pouvoir documenter nos vies, nos amis, nos événements familiaux et nos vacances si facilement, c’est formidable.

    Je pense qu’avoir un enregistrement de nos vies est vraiment précieux, je suis un grand fan, j’ai 140 000 photos sur mon téléphone ! Steve n’a pas l’intention de ralentir malgré le fait qu’il ait maintenant une jeune fille. Équilibrer le travail dans ce domaine et une famille est difficile, mais Steve a trouvé un moyen de le faire fonctionner. « Nous voyageons tous ensemble, l’année dernière nous sommes allés en Italie, en Espagne, au Portugal et en Islande donc c’est super j’adore voyager avec eux. »

    Il est difficile d’imaginer Steve Mc Curry faire autre chose que de la photographie. Voir le monde à travers ses yeux est passionnant, coloré, émotif et parfois stimulant.  

    The Pursuit of Color explore ses motivations et ses désirs autour des principes de la photographie, mais ce sont les opportunités uniques qui lui sont présentées à travers son travail qu’il apprécie le plus ; « La meilleure partie de mon travail est de pouvoir errer et explorer le monde dans lequel nous vivons, d’aller dans des endroits dont j’ai rêvé et de rencontrer des gens intéressants.

    Aussi pour avoir l’opportunité de documenter des cultures en voie de disparition » Une carrière dans la création d’images était inévitable pour Steve Mc Curry, « Pour moi, il a toujours été question d’histoire, et le film est un autre moyen de transmettre une histoire sur un moment et un lieu particuliers ».

    L’art de la narration transcende le support qui le porte, et les histoires que Steve Mc Curry fait devant la caméra sont aussi captivantes que son histoire derrière elle.

     

    Eric CANTO Photographe : Photos de concerts, portraits, pochettes d’albums.

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